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Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]

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MessageSujet: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Jeu 23 Juil - 11:57

    Caitlyn n’en pouvait plus de jouer le jeu … Elle se sentait seule et en danger, la base était encerclée de robots et elle devait garder le sourire et préserver une image parfaite d’elle-même. En tant que psychologue, elle ne serait jamais prise au sérieux par qui que ce soit si elle fondait en larmes ! Caity passa une main dans ses cheveux, elle avait pris l’habitude de fuir son lit lorsque tous les autres s’étaient endormis pour se trouver un coin tranquille et déverser sa peine. Ce soir-là, elle répéta le scénario en rejetant délicatement les couvertures et en posant les pieds au sol. Discrètement, elle se hissa jusqu’à la porte et pénétra dans le couloir sombre. Il faisait froid et tellement silencieux que l’ambiance en était devenue morbide. La frêle brune retint ses larmes de peur de croiser un insomniaque dans les couloirs, il ne fallait pas que quelqu’un la trouve dans cet état. Elle aperçut enfin la salle d’entraînement, qui aurait la motivation d’aller s’entraîner si tard et par une telle période ? Caitlyn s’y réfugia et scruta les recoins sombres de la pièce pour être sûre de sa solitude. Après avoir refermé la porte derrière elle, elle s’adossa à un mur et se laissa glisser jusqu’au sol. La tête dans les mains, elle laissa couler quelques larmes qui ne tardèrent à se succéder de plus en plus rapidement.

    Tout le monde à la base était paniqué mais la plupart des gens préservait leur attitude posée, comment faisaient-ils pour ne pas exploser ? Ils étaient piégés sous terre et ils ne pouvaient rien faire pour émerger. Caity soupira longuement en tentant de se calmer, elle posa la tête contre le mur et observa droit devant elle. Le plus terrifiant dans cette histoire restait l’attente … Allaient-ils être découverts et tous tués dans les heures qui suivront ou parviendront-ils à ne pas être repérés ? Bien sûr chacun se rassurait d’une façon ou d’une autre, Caitlyn aurait aimé avoir au moins une personne sur qui compter. Des amis ? Elle n’en avait tout simplement pas ou du moins pas des proches. La demoiselle ne voulait pas mourir seule et sans quiconque auprès d’elle lors de ses dernières heures. À vrai dire, elle ressentait un terrible manque d’amour. À l’intérieur de la base, ils étaient tous à fleur de peau et les paroles réconfortantes et les étreintes rassurantes n’étaient pas vraiment au rendez-vous …

    « - Une seconde ! »

    Caitlyn avait été arrachée à ses pensées par la porte qui menaçait de s’ouvrir, elle avait aperçut un jeune homme derrière, des cheveux bruns et une peau très blanche. La belle brune se précipita pour bloquer l’accès à la salle d’entraînement à l’individu, elle se frotta rapidement les yeux et tenta de retrouver son calme. Il ne pouvait pas dormir comme tous les autres celui-là ? Caity soupira longuement et laissa enfin l’accès à l’homme inconnu. Elle ne savait pas qui il était et franchement, elle s’en contre-fichait totalement ! Un inconnu ne l’aiderait en rien à accepter les évènements récents et à les surmonter.

    « - Je suis vraiment désolée de vous avoir fais attendre ! »

    Elle lui avait ouvert timidement la porte tout en tâchant de ne pas croiser son regard, il lirait de la tristesse dans ses yeux et peut-être comprendrait-il qu’elle avait cédé aux larmes. Caitlyn constata avec amusement qu’il était très attirant ! La demoiselle ne perdait plus vraiment son temps à observer les jeunes hommes de la base, elle était tellement déprimée et devoir se forcer de sourire la rendait complètement hystérique. Caity lui fit un petit sourire gêné, elle se demanda soudain pourquoi l’inconnu était venu ici en pleine nuit … Peut-être éprouvait-il le même besoin qu’elle ressentait elle-même d’évacuer sa douleur et son stress ?

    « - Caitlyn Stamford ! »


    Elle lui tendit poliment la main, la demoiselle avait désormais retrouvé ses esprits et elle pu redresser la tête pour plonger son regard dans celui du jeune homme. Elle détourna les yeux très rapidement, il avait un regard qui la pétrifiait. Son petit sourire s’effaça et elle recula d’un pas pour le laisser entrer plus librement dans la pièce. Caity ne voulait surtout pas penser à autre chose qu’à ce qu’elle avait en tête depuis des jours … Le séduisant inconnu ne devait pas la distraire de ses peines.

    *Si seulement il était resté dans sa chambre ! Je le déteste …*

    [Désolée pour la longueur mais je ferais mieux au prochain Very Happy ]



Dernière édition par Caitlyn Stamford le Dim 2 Aoû - 12:24, édité 1 fois
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Michael Smith

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Ven 24 Juil - 4:53

*1254 moutons, 1255 moutons, 1256 moutons, 1257 moutons…*

Les moutons défilaient dans la tête de Michael tel les voitures sur les autoroutes de l’avant-guerre. Ils passaient un par un, rejoignant rapidement ses confrères dans un enclos aménagé spécialement pour eux. Étaient-ils réellement plusieurs? Ou alors n’était-ce que l’unique mouton de son esprit qui repassait sans cesse dans son champ de vision. Il en avait compté des milliers mais pourtant, il était seul, ce mouton. Une unique tâche blanche moutonneuse dans un champ de misère et de morts…

Ça y est : Le sommeil ne pouvait le gagner. S’il avait eu une fenêtre dans cette pièce sombre aux mille dormeurs, il aurait certainement vu une lune à moitié pleine, légèrement cachée par des nuages nocturnes dans un ciel d’encre parsemé de milliers d’étoiles qui regardaient ce monde être détruit par la création des créations de Dieu.

Cela faisait bien une heure que Michael cherchait le sommeil, et la moitié de ce temps perdu avait été consacré à compter les créatures du Petit Prince. Ou la créature, dépendamment si vous vivez dans un monde où les machines n’ont pas tué les derniers survivant de cette race.

Il s’assit sur son lit pour voir si Morphée avait gagné suffisamment son corps pour l’obliger à rester cloué au lit. Et bien non, Michael avait assez d’énergie pour se lever et chercher le sommeil à autre part que cette chambre.

Il posa les pieds à terre et décida de se vêtir un minimum : la nudité, même voilé d’un unique caleçon, n’était pas réellement appréciée en ces temps de guerre. Il chercha à tâtons le chandail qu’il avait porté dans la journée et enfila le pantalon qu’il prévoyait porté le lendemain. Résultat : Il était habillé des teintes de la nuit; noir et noir. Il se ne résigna tout de même pas à mettre quelques choses à ses pieds. Il partit donc pieds nus dans les couloirs de cette base qui était sensée les protéger.

Il était aller prendre un verre d’eau dans le réfectoire pour abreuver sa gorge asséchée par sa nuit sans repos. Il était ensuite sur le chemin qui menait à sa chambre, saupoudré de multiples détours afin de s’éloigner de sa tâche qui était le sommeil. Il passa devant toutes les pièces sur l’étage en regardant de temps en temps à travers l’entrebâillement d’une porte pour voir l’intérieur de la pièce.


- Ah bon… Ils ont réparé cette fuite d’eau dans cette pièce.


Que d’émotions !

Il passa devant l’une des dernières portes qui restaient entre lui et son lit. La salle d’entraînement. La porte était fermée, et comme il ne voulait pas se faire remarquer, même par le son innocent d’une porte qui s’ouvre, il décida de ne pas regarder ce qu’elle cachait.

La salle d’entraînement était un lieu tout de même assez inconnu pour lui. N’étant pas un réel sportif, il s’aventurait que très rarement dans cette pièce. Il avait, il y a peut-être deux ans, voulu se remettre en forme et débuter une session d’entraînement chaque matin tôt le matin pour ne pas être dérangé par le brouhaha habituel du matin qui provenait de cette pièce. Il avait bien tenu deux ou trois jours avant de tomber de fatigue : Se lever à 5 ou 6 heure du matin alors qu’il avait l’habitude de ne pas dîner car le déjeuner venait de passer, ce n’était pas pour lui. Non, ça faisait trois ans.

Alors que le médecin faisait ses derniers pas qui le ferait franchir la porte, il entendit un bruit.

Ce bruit, il ne l’aurait certainement pas entendu durant la journée. C’était un son faible qui parvenait tout de même à résonner dans le silence de la nuit. Une sorte de sanglot, comme si quelqu’un était en larme. Il tourna la tête pour voir si ce bruit venait de derrière lui, mais il semblait plutôt provenir de sa droite : Où était la salle d’entraînement. Quelqu’un était dans cette pièce et semblait être en détresse psychologique. Il avança encore de quelques pas pour se retrouver juste devant la porte. Le bruit venait en effet de cette pièce qui était habituellement réservé aux combats plutôt qu’aux larmes. Il tendit la main vers la porte, voulait savoir qui pleurait et pourquoi! À la dernière seconde, il se défila. Il recula d’un pas, puis la curiosité l’emporta. Il voulait savoir mais aussi aider. Il voulait aider cette personne à surmonter cette épreuve.

La main de Michael empoigna la poigné et la tourna. Il poussa la porte avec son autre main et… La porte se referma. Il n’avait pas eu le temps de regarder la totalité de la pièce par la brèche qu’il avait ouverte et n’avait donc pas pu identifier ce qui avait refermé la porte. Le médecin s’en doutait par contre : C’était la personne qui était en sanglot et qui ne voulait pas qu’on l’épit ou l’aide. Il respecta l’intimité qu’avait établit cette personne et lâcha la poignée pour retourner dans sa chambre. Son sommeil ne serait aucunement possible maintenant que cet évènement agitait son esprit.

Du coin de l’œil, il perçut la porte qui s’était précédemment refermé s’entrouvrir à nouveau. De cette vision fut accompagnée quelques mots :

- Je suis vraiment désolée de vous avoir fais attendre !

Fait attendre? Cette personne, qui semblait être une femme par le son de sa voix, attendait-elle quelqu’un? Ou bien c’était simplement parce qu’elle avait refermé la porte au nez de l’intrus qui désirait pénétrer la pièce.

Il s’avança dans la pièce qu’il venait d’être invité. C’était effectivement une femme qui laisser verser des larmes sur ses joues dans cette pièce de combat. Elle avait de longs cheveux bruns, légèrement ondulés, qui cachait son visage du regard de Michael. Son bras qui tenait la porte était pâle et semblait fragile comme une brindille après un été chaud et sec. Il aurait pur continuer à décrire cette femme de la tête aux pieds si elle n’avait pas changé son masque par un autre.

Elle se présenta en tendant le bras. Sa tête se releva pour dévoiler deux émeraudes par lesquels elle perçoit le monde, un visage doux et des traits fins. Cette femme ne semblait pas être en temps de guerre. Les personnes qui étaient dans la base avaient habituellement les traits légèrement crispés, par le stress et la peur, mais cette fille semblait plus… plus sereine. En temps normal, du moins, en théorie, parce que présentement, elle semblait tout sauf emplit de joie.

Michael tendit son bras pour serrer la main qui lui était tendue puis se présenta à son tour.

- Michael. Smith.

Aussitôt qu’il eut répondu, ses yeux fuyaient son regard et la mince couche qui semblait la protéger s’était fendu, laissant paraître une jeune fille qui semblait être en équilibre sur un mince fil de soi où, d’un côté, se présentait un ravin d’où l’on ne pouvait voir le fond et, de l’autre, une zone sombre caché par les ombres.

Caitlyn, de son prénom, recula légèrement pour laisser entrer Michael, ce qu’il fit aussitôt pour ensuite refermer la porte derrière lui.

La porte étant fermée, ils se retrouvaient dans l’ambiance dans laquelle baignait la survivante avant qu’il n’ouvre le porte. Elle retrouvait son "nid" où elle s’était ouverte en versant les larmes qui avaient attiré l’intrus.

Caitlyn ne semblait pas des plus heureuses par la présence de l’homme. Elle fuyait le regard, préférant tantôt regarder ses propres pieds et, plus tard, regarder les tas de foins qui reposaient sur le sol. Il commença à se demander s’il avait bien fait de venir "aider" cette jeune fille. Ce n’était pas le bon moment en tout cas. Il chercha quelque chose à dire pour briser le silence qui avait naît depuis le grincement de la porte. La psychologie ce n’était pas vraiment son truc après tout, mais il savait tout de même quelques petits trucs… Du moins, avant.


- Je… Je n’arrivais pas à dormir. Je suppose que toi non plus, hé?

Parfait. Vraiment génial comme phrase. Bravo!

Il passa sa main derrière sa tête pour se gratter le cuir chevelu, chose qu’il n’avait aucunement besoin. Plus il y pensait, plus il commençait à croire que cette fille avait raison : il était de trop.

Il décida de jouer prudemment en sortant une phrase clef qui marche dans tous les films.


- Tu veux… qu’on parle? Ou bien je peux m’en… m’en aller. Euf…

Tenter de chercher à tâtons comme ça pour chercher quoi dire ne servait à rien. Il ne ferait que se couler d’avantage. Il devait oublier la psychologie et aller dans ce qu’il connaissait. Mais bon, savoir comment diagnostiquer un néoplasie du sein ne servirait pas dans leur discussion.

Il tendit le bras et l’appuya sur l’épaule droite de la femme.

- Il est parfois bon de se confier. Ne serait-ce que pour partager le poids que l’on a sur les épaules. Ce poids parait donc plus léger. Il est alors plus facile d’avancer, tu ne trouves pas?

Établir un contact pour montrer que l’on compatit avec le patient, qu’il n’est pas seul. Ensuite, lui montrer qu’il y a toujours une lumière pour percer les plus éternelles ténèbres, même si celle-ci peut être celle au bout d’un tunnel.

[Ça ne fait rien, je crois que j'ai su remplir un peu le sujet *_*]
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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Ven 24 Juil - 15:25

    Caitlyn avait espéré qu’il ne découvre pas ses larmes, pas de chance, il avait tout compris ! Elle le maudissait intérieurement lorsqu’il se présenta. Elle se contre-fichait de lui, de son nom et de son aide ! S’il pouvait retourner d’où il venait au plus vite, elle serait heureuse. Malheureusement l’inconnu qui jouait à l’invité surprise semblait vouloir rester, il referma la porte derrière lui. Caity constata soudain avec effroi qu’elle ne savait rien de lui … Elle était enfermée dans une salle éloignée des dortoirs, sans défense et face à un inconnu qui pouvait être n’importe qui ! Son regard se plongea dans celui du jeune homme, de toute façon s’il comptait lui faire du mal, elle ne se laisserait pas faire ! Soudain, il sortit une remarque qui la fit lever un sourcil … Si elle était là à cette heure tardive, il y avait de très faibles chances que se soit pour le plaisir ! Caity ne répondit pas à sa question préférant le fixer d’un air intense, il était mignon mais ça n’écartait absolument pas la possibilité que ce soit un psychopathe …

    *Ma pauvre Caity, tu deviens complètement parano !*

    La frêle brune secoua la tête et son regard passa sur le corps du jeune homme une seconde, pourquoi ne portait-il pas de chaussures ? Caitlyn étouffa un rire, amusement qu’à première vue il ne vit pas … Il avait l’air inquiet ! L’inconnu se gratta le cuir chevelu derrière la tête et la psychologue distingua instinctivement une gêne. Depuis quand intimidait-elle les autres ? Caity allait de surprise en surprise, décidément le beau brun avait décidé de lui sortir des phrases tordues ! La jeune femme le trouvait adorable, se torturant l’esprit pour trouver les bons mots. Elle lui fit un petit sourire timide, elle n’avait certainement pas envie de parler de ça et encore moins avec un inconnu !

    « - Non ! Reste ! »

    Elle avait dit ça en avançant vers lui, maintenant qu’il était là … Pourquoi ne pas faire connaissance ? Caitlyn sentit soudain une main sur son épaule et un frisson la parcourut de la tête aux pieds, une chose était sûre : Il n’avait pas peur d’y aller franchement ! Elle fixait la main sur son épaule d’un air déconcerté, ses yeux se glissèrent sur le bras de l’homme pour enfin rejoindre le regard de celui-ci. Il l’encouragea ensuite à se confier … C’était son rôle à elle de faire parler les gens ! Les rôles étaient inversés ! C’était incroyable. S’il espérait pouvoir briser sa carapace, il devrait être patient. Jamais elle ne se confierait à lui lors de leur première rencontre ! Ce n’était pas dans ses habitudes d’ouvrir son cœur à n’importe qui …

    « - Je crois que tu as oublié de mettre des chaussures ! »


    Elle ignora complètement la question du jeune homme, Caitlyn ne parlerait certainement pas de la raison qui l’avait poussée à venir ici et sangloter en silence. La belle brune le fixa, un grand sourire aux lèvres, elle avait retrouvé son masque de bonne humeur. Michael Smith n’aura jamais la joie d’avoir des réponses venant de la miss … Elle l’observa une minute de plus et posa un doigt sur les lèvres d’un air penseur, elle lui demanda ensuite sur un ton enjoué :

    « - Tu ne serais pas médecin ? Je crois que nous nous sommes déjà croisés à l’infirmerie ! »

    Une nouvelle fois, elle changeait de sujet. Caity trouvait que cet homme était très franc peut-être même un peu trop direct ! En tant que psychologue, il fallait toujours qu’elle procède en douceur et qu’elle avance pas à pas avec ses patients. Heureusement qu’il n’exerçait pas le même métier que la survivante ! Caitlyn avait cependant compris que c’était quelqu’un de bien, il était venu pour l’aider et la réconforter, bien sûr elle refuserait le soutien moral de qui que ce soit mais elle appréciait énormément la bonté de Michael. Un nouveau petit sourire naquit aux coins des lèvres de la jeune demoiselle. D’une étrange façon, le médecin était assez intimidant … Elle prit place sur une petite table disposée dans la pièce, son regard toujours fixé sur l’homme.

    « - Nous sommes tous stressés par cette mauvaise nouvelle ! »


    Elle avait dit ça en montrant du doigt le haut de la pièce, la mauvaise nouvelle en question était bien évidemment l’annonce de l’arrivée des ennemis. La peur nouait beaucoup d’estomacs dans la base dont celui de Caitlyn Stamford qui gérait tant bien que mal cette peur douloureuse. Ce médecin, pour sa part, semblait parvenir à préserver son calme et il paraissait presque serein … C’était étrange ! Caity aurait beaucoup aimé avoir cet homme en tant que patient ! La frêle brune tourna le regard vers la porte et fit un geste de la tête vers celle-ci tout en ajoutant sur un ton amusé :

    « - Tu ne crois pas que tu devrais ouvrir ? Je ne voudrais pas priver un potentiel insomniaque d’un bon entraînement de minuit ! »

    Un petit rire retentit dans la pièce et Caitlyn sauta sur ses pieds, elle se posta face à Michael et changea subitement d’expression … Il était peut-être venu ici dans le but de s’entraîner ! Et elle l’empêchait de se défouler. La demoiselle se mordit délicatement la lèvre inférieur dans un geste impuissant et elle s’empressa de contourner Michael pour lui laisser le libre accès à la salle, elle enchaîna ensuite :

    « - Je te prive de ton entraînement ! Je ne veux pas te déranger, je vais te laisser. »


    À vrai dire, elle n’avait pas du tout envie de l’abandonner … Michael était quelqu’un de charmant et de gentil, la miss fit cependant quelques pas vers la porte et se tourna une dernière fois vers le médecin, un petit sourire gêné aux lèvres. Elle changea d’avis et s’adossa à la porte, observant d’un air réjoui le médecin, c’était peut-être pour cette raison qu’il était venu pieds nus ? Caitlyn croisa les bras sur la poitrine et lui adressa un petit signe de la main signifiant qu’elle ne le dérangerait pas très longtemps. Son sourire amusé sur les lèvres, elle s’attendait à le voir commencer un entraînement mais étrangement il ne semblait pas prêt à sauter partout ! Il fallait aussi comprendre qu’à cette heure tardive … Il devait être épuisé !

    « - Tu n’avais pas l’intention de t’entraîner n’est-ce pas ? »

    Elle lui lança un regard interrogateur, elle connaissait déjà la réponse mais elle voulait l’entendre de sa propre voix … Ils allaient encore rester ensemble quelques minutes de plus finalement ! Caity s’étonna à apprécier la compagnie du médecin même s’il parlait peu et qu’elle enchaînait les conversations opposées les unes aux autres …

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Michael Smith

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Sam 25 Juil - 19:51

Michael avait 16 ans. Il marchait d’un pas lent, la tête dans les nuages en direction d’une des nombreuses maisons de la rue. Le ciel était dégagé mais, au loin, on voyait d’épais nuages sombres qui prenait d’assaut ce ciel bleu. Dans peu de temps, le soleil battrait en retraite pour laisser passer ces quelques masses grisâtres pour déverser un voile de pluie sur cette ville. Le vent annonçait leur venue en soufflant dans la direction d’où provenait ce côté obscur du ciel.

Le jeune garçon devait se dépêcher. Malgré que les nuages furent encore loin, il marchait vers leur direction et son chemin était encore long. Il avait sur son épaule la sangle de son sac qui aurait été invisible parmi les formes moutonneuses annonciatrices de pluie. Il portait l’uniforme de son école, une chemise bleu pâle ainsi qu’un pantalon noir. Une cravate, noire elle aussi, était légèrement dénouée autour de son cou. Il portait les cheveux très courts à cette époque et avait le même teint pâle qu’à l’âge adulte.

Il avait le regard rivé sur ses pieds, comme s’il tentait de deviner le moment où l’un d’eu s’élançait devant l’autre comme s’il n’en avait pas le contrôle. Ce jeune Michael restait à quelques maisons du point où il était, et le ciel s’assombrissait dangereusement.

Lorsqu’il posa le pied sur la verdure de son terrain, le ciel s’écroula sous forme de pluie. Il avait fait des milliers de pas pour se rendre jusqu’à ce moment et maintenant qu’il ne lui en restait qu’une dizaine, la pluie inondait la rue. Les pluies étaient rares en Floride, mais assez violentes.

Lorsqu’il ouvrit la porte, trempé, il posa son sac par terre et en retira un cartable, un bouquin et son coffre à crayon. Le futur médecin mit le tout sous son bras et partit en direction de sa chambre. Dans l’escalier qui menait au deuxième étage, il rencontra le second homme de la maison.

Un homme grand, un peu rembourré au niveau du ventre, il portait encore son uniforme de policier, casquette comprise qui cachait ses cheveux blonds grisonnant, eux aussi très court. Une barbe de quelques jours et des yeux verts, la couleur étant comparable à la chair d’un kiwi.

C’était ça, Dexter.


~~~

*Dex, lui il saurait comment faire parler et réconforter cette fille.*

Le bras toujours tendu, il attendait de la part de Caitlyn qu’elle fonde en larme et qu’elle commence à parler de ce qui tenait son cœur. Le Michael de ce temps la voyait déjà se réconforter sur lui, l’enlaçant de ses bras. Elle parlerait, émue de ce qu’il venait de dire. Il aura aidé une autre personne, et autrement que par une greffe du foie. Il imaginait tout ça.

En effet, il l’imaginait. La fille aux cheveux longs et bruns devant, elle, restait de marbre. Cette fille qui n’avait rien à voir avec celle qui se trouvait dans la tête du médecin semblait ne pas avoir écouter sa dernière phrase et se contentait de le regarder de la tête aux pieds, choses qu’elle remarqua.


- Je crois que tu as oublié de mettre des chaussures !

Maintenant, elle arborait un sourire sur le visage qui était la seconde d’avant encore humide de ses larmes. Elle passait d’un extrême à l’autre comme si le moment d’avant n’avait jamais existé. Bondissant du sol au plafond comme une balle bondissante, la jeune fille changea encore de sujet en passant demandant s’il exerçait bien le métier de médecin. Les sujets, comme les émotions de cette survivante, passaient d’un à l’autre sans réel lien apparent entre eux.

Michael n’eu le temps que de répondre à l’affirmative que, déjà, Miss Samford se déplaça et alla s’installer sur une table qui servait probablement pour y déposer des armes, ou bien pour la fracasser sur le dos de son adversaire. Elle fixait toujours celui qui était un peu perdu suite aux nombreux changements d’attitude de Caitlyn. L’observé se sentait comme une proie dans une cage où un lion affamé tournait autour de son futur repas, passant dans sa tête de multiples scénarios sur la méthode la plus amusante pour tuer cette prise et ensuite la dévorer dans une symphonie de bruits d’os se cassant sous la pression des dents du fauve et de bruits de chair déchirée humidifiée de sang.


- Nous sommes tous stressés par cette mauvaise nouvelle !, dit cette lionne figurée en pointant le plafond de la pièce.

Elle faisait évidemment allusion aux machines qui volaient au-dessus de la base et qui empêchait toute sortie à l’extérieur de la base sous peine d’être condamné, ainsi que le restant de la base. Cette constante menace rendait l’atmosphère de la base tendu, accentué par le fait qu’il y aurait des membres de la base en dehors. À tout instant, une attaque pouvait survenir au moment où les rayons infrarouges des Vultures localiseraient un humain. Qui sait s’ils n’avaient déjà pas été repérés et qu’une horde d’androïdes était déjà en chemin, détruisant tout sous le poids de leurs effectifs pour opérer une attaque nocturne.

Plus il avait le temps de réfléchir, plus il trouvait étrange cette femme dont, contrairement à elle, n’avait aucun souvenir de l’avoir déjà vue. Elle ne faisait pas partie des Red Tiger, il l’aurait remarqué. Suivant ce groupe de temps en temps en tant qu’aide médical, il l’aurait croisé une ou deux fois en extérieur. Au sein des Black Snake non plus, pour la même raison. Une Green Bear serait envisageable, mais il ne croyait pas du tout en cette hypothèse à cause de la musculature de cette femme. Une femme dans son genre ne semblait pas avoir subit le stress que l’on ressent sur le champ de bataille. Il l’avait peut-être déjà croisé en fin de compte dans ces corridors…

La brunette pointa la porte d’un coup de tête et dit :


- Tu ne crois pas que tu devrais ouvrir ? Je ne voudrais pas priver un potentiel insomniaque d’un bon entraînement de minuit !

Malgré toutes questions que s’obstinait à poser Caitlyn, Michael restait silencieux, un peu déséquilibré par tout ces coq à l’âne et aussi parce qu’il croyait toujours voir cette fille qui avait le regard voilé par ces cheveux ondulés

Elle émit un rire légèrement cristallin, un peu comme ces rires que l’on entend parfois dans la salle réservée aux jeunes. La résidente de la base s’avança vers le médecin et rétablit le périmètre qu’elle avait lorsqu’il avait tendu le bras pour essayer de la réconforter…

Comme à son habitude, Caitlyn changea d’expression et se mordilla la lèvre inférieure. Le survivant rit dans son fort intérieur. Elle était stressée. Tout comme lui. Lui, lorsque la situation le rendait inconfortable, il avait tendance à dire un peu n’importe quoi, à se frotter les mains, ou en changeant constamment de position. Elle, elle passait d’une émotion à l’autre. Elle bougeait, se promenant pour aller s’asseoir sur une table ou en tourner en rond telle une lionne. Ils avaient chacun leur réaction au stress, mais ils l’étaient tous les deux présentement. Peut-être pas au même degré, mais les deux résidants de la base étaient stressés.


- Je te prive de ton entraînement ! Je ne veux pas te déranger, je vais te laisser.

Quel entraînement? C’est vrai, c’était une salle d’entraînement ici. Les tas de pailles sur le sol et quelques marques sur les murs témoignaient de cette réalité. Le docteur commençait à trouver que, contrairement à la femme à qui il parlait, il semblait bien silencieux. Elle ne lui donnait pas vraiment l’occasion de parler non plus. Elle jacassait, changeait de sujet, et Michael ne pouvait pas suivre. Mais il resta tout de même encore silencieux. Caitlyn allait quitter les lieux, il se retrouverait seul et continuerait à tenter de trouver le sommeil. Ce n’est pas qu’elle n’était pas de bonne compagnie, mais il ne savait pas vraiment quoi faire. Il était venu ici pour aider cette personne en détresse mais elle refusait toute aide. Pourquoi s’acharner…

Quoi? Mais que venait-il de dire? C’était justement pourquoi il fallait s’acharner. C’était dans sa personnalité de tout faire malgré une cause qui semblait perdue. Le sommeil l’épuisait vraiment…

Le bruit d’un pas lent le fit sortir d’une interrogation qu’il n’aurait jamais eue s’il était réveillé. La miss avançait pour aller en direction de la sortie. Toutefois, Michael resta silencieux. Il aurait peut-être aimé saisir l’épaule qu’il avait précédemment touché pour dire à la survivante qu’il n’était pas la pour s’entraîner, qu’il était venu pour l’aider et qu’il ne quitterait pas les lieux, elle non plus d’ailleurs, tant et aussi longtemps qu’elle n’aurait pas vidé son cœur. Mais non. Il pourrait peut-être retrouver cette fille le lendemain où ils seraient tous deux plus réveillé et peut-être prêt à parler. Ce n’était pas vraiment comme laisser tomber, mais prendre du recul pour mieux réagir.

Vraiment Michael, tu penses vraiment à n’importe quoi quand le sommeil t’emporte.

Comme si celle qui allait partir avait entendu ses réflexions, elle se retourna pour lui faire face. Elle avait un petit sourire sur les lèvres. Du point de vue de l’homme nu-pieds, elle ne semblait pas réellement partir. Elle tergiversait entre la courtoisie le laisser faire ce qu’elle croyait être son but en venant dans cette pièce et son… désir de rester avec lui. Elle s’adossa sur la porte et croisa les bras.


- Tu n’avais pas l’intention de t’entraîner n’est-ce pas ?

- Non, pas vraiment.


Il dit ça en émettant un petit rire devant ses changements d’opinion. Il décida d’aller rejoindre la femme près de la porte.

- Toi non plus.

Il dit celui pour lui-même, même s’il savait très clairement qu’elle avait probablement entendu cette réflexion à voix haute. Il posa son dos contre le mur et se laissa glisser sur le sol. Tenir debout l’épuisait et il avait une sorte de pincement au cœur, un peu plus comme un mal de cœur, à cause du sommeil.

- Tu fais quoi dans cette base, toi?


Si elle ne voulait pas parler de ce qui la tracassait, ils pourraient au moins parler de tout et de rien puisque aucun des deux ne semblaient vouloir quitter cette pièce. Elle disait l’avoir déjà vu à l’infirmerie, mais lui, il ne savait pas qui elle était.

[Mouais...]
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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Sam 25 Juil - 22:00

    Caitlyn trouvait la situation hilarante, Michael ne savait absolument pas sur quel pied danser avec elle ! Elle ne l’aidait pas beaucoup à la comprendre mais qui avait dit qu’elle voulait qu’il la comprenne ? La demoiselle adorait l’expression un peu décontenancée que le médecin portait sur le visage, ça lui donnait un air presque mignon. Elle pouffa de rire silencieusement en tentant de ne pas lui montrer son amusement. Si cet homme avait envie de percer sa carapace et qu’elle se confie à lui, il allait devoir s’accrocher fermement ! Il regagna sa vivacité d’esprit et vint à elle en confirmant ce que la jeune miss pensait. Sa compagnie n’était pas déplaisante … Au contraire, elle aimait bien son silence et sa sympathie, son sourire aussi mais ça elle ne le dirait certainement pas !

    « - Non … J’ai essayé de m’entraîner une fois ! Je me suis prise un bon coup de poing dans la figure. J’avoue que j’ai été assez refroidie. »

    Elle repartit d’un petit rire, ça lui faisait du bien de décompresser et d’oublier quelques minutes la guerre et les problèmes du moment. Caity le vit s’installer à côté d’elle, contrairement à tous les signaux d’intense fatigue que le médecin présentait, la frêle brune se sentait en pleine forme ! La différence entre elle et lui était que lui sauvait des vies tous les jours … Elle, elle aidait les gens à se sentir mieux. La demoiselle l’observa une seconde alors qu’il plissait les yeux mais elle détourna le regard dès qu’il redressa la tête. Michael lança alors le sujet sur lequel il s’écraserait complètement … Caitlyn devint soudain extrêmement pensive.


*
    « - Cesse de désespérer Caitlyn ! Tu trouveras ta voix comme nous tous … »

    La belle brune éclata de rire, elle était allongée sur son lit, discutant paisiblement avec une autre demoiselle de son âge. Le terme « amie » était un peu grand pour qualifier leur relation ! Elles ne se confieraient absolument rien de privé, une conversation quelques fois mais pas quotidiennement. Cette fille pouvait en parler de son statut ! Elle était fière d’être infirmière, elle n’arrêtait pas une seconde d’en parler … Qu’elle sauve des vies tous les jours, toute la base le savait ! Caity ne jugeait pas les autres sur une première impression mais sur celle-là, elle avait eu parfaitement raison …

    « - Oui … Peut-être … j’espère … »

    Caitlyn désespérait sincèrement, cela faisait trop longtemps qu’elle ne faisait rien ! La demoiselle n’en pouvait plus, voir tout le monde travailler et s’entraider alors qu’elle ne servait à rien … Ce n’était pas faute d’avoir essayé ! La jeune miss avait tout tenté : L’infirmerie, la garderie pour les enfants, les cuisines, … Malheureusement la chance n’était pas de son côté. Elle avait bien tenté d’intégrer les Green Bear mais tenir une arme relevait de l’impossible pour Caity. Intégrer les Ours aurait été une erreur. Ses études de psychologie ne lui serviraient à rien car la base possédait déjà un psychologue bien plus doué qu’elle dans le domaine ! C’était un échec particulièrement difficile à accepter.

    « - Je vais prendre l’air ! »

    La frêle survivante se leva et sortit des dortoirs, elle se dirigea vers l’extérieur …


*
    « - Je suis psychologue … Mes patients ont une particularité : Ce sont tous des cyborgs. Avoir un membre en métal pose parfois de graves problèmes psychologiques. Beaucoup de gens ignorent la difficulté que représente cette opération ! Mais je crois que toi, tu es bien placé pour comprendre. »

    Elle aimait dialoguer avec un médecin parce qu’elle pouvait parler librement sans avoir peur qu’il ne comprenne pas. Michael avait sans doute déjà pratiqué à plusieurs reprises des opérations, il connaissait parfaitement bien le corps humain et même si la psychologie ne devait pas forcément être son point fort, il devait posséder des bases. Caitlyn resta pensive une minute de plus, elle entendit un bruit dans le couloir qui la fit sursauter. Elle était à fleur de peau, extrêmement tendue et le moindre chuchotement la faisait faire un grand bond. Ses mains s’étaient crispées sur le bras du docteur … Elle leva les yeux vers lui et ôta délicatement ses doigts de la chemise de l’homme.

    « - Désolée ! Je dois vraiment dormir ou je vais exploser ! »

    Caity en avait perdu le fil de la discussion, où en étaient-ils ? Elle réfléchit quelques minutes et reprit là où elle s’était arrêtée plus tôt :

    « - Je ne soigne pas les mêmes maux que toi mais je crois que nous aidons tous les deux nos patients à se sentir mieux ! »

    Soudain il y eu à nouveau un bruit, Caitlyn fit un deuxième bond et de rage referma la porte d’un geste rapide. Elle avait encore agrippé le bras du médecin … Un petit rire embarrassé sortir de sa bouche. La belle brune détestait être prise au dépourvu et tous ces bruits étranges dans les couloirs la faisaient frémir. Michael devait se demander si elle n’était pas paranoïaque ! Elle avait tout de même le droit d’être extrêmement stressée en ces temps difficiles. Son regard redevint joyeux, Caity soupira longuement et se releva pour s’écarter de la porte. Elle était à gauche de Michael et elle vint s’asseoir à sa droite. Si quelqu’un entrait, il la protègerait ! Un sourire naquit sur les lèvres de la miss à cette pensée …

    « - Je sais déjà ce que tu fais ici, à la base mais j’aimerais savoir … Comment es-tu arrivé ici ? »

    Caitlyn se souvenait de ce jour où elle avait été sauvée par Leilah et son groupe. S’ils n’étaient pas passés par là, elle serait sans doute morte à l’heure qu’il est … Ou dans les bras de son parrain adoré. Une lueur de profonde tristesse passa dans les yeux de Caity qui pencha la tête pour que ses cheveux masquent son visage et que Michael ne voit pas les larmes se former aux coins de ses yeux. Elle du se forcer à les retenir, elle fit un gros effort pour redresser la tête et afficher un sourire. La jeune psychologue posa délicatement la tête contre le mur. La présence de Michael lui était sortie de l’esprit une minute … Elle lui lança un regard qui se voulait joyeux mais qui, elle le savait, était triste. Alors, elle céda à lui donner une information personnelle, tout en priant pour qu’il oublie, que mort de fatigue, il s’écroule sur son lit et oublie cette soirée passée auprès d’elle. Contrairement à ce que lui hurlait sa tête de faire, son cœur parla pour elle :

    « - J’ai été sauvée par Leilah et son groupe, ils m’emmenaient dans un camp de travail … Mon parrain y était peut-être. Il est ma seule et unique famille encore en vie ! »

    Elle ajouta ensuite dans un souffle à peine audible :

    « - S’il l’est encore … »

    La douleur se lisait dans ses yeux, elle laissa Michael jouer le rôle qu’il avait envie d’endosser … C’était bien ce qu’il recherchait depuis son arrivée n’est-ce pas ? Il voulait l’entendre se confier, la voir pleurer et hurler. Jamais il ne parviendrait à atteindre son but mais elle lui ouvrirait sa carapace peu à peu … Parce que c’était un homme bien et parce qu’elle en avait besoin et parce qu’elle avait horriblement envie de lui sauter dessus et parce qu’elle inventait des dizaines de prétextes pour se confier à lui. La jeune demoiselle ne vit pas ses larmes couler le long de ses joues, elle les essuya du revers de la main et éclata d’un rire douloureux.

    « - Tu étais venu pour ça n’est-ce pas ? Tu voulais que je me confie … Pourquoi ? À quoi ça te sert de m’aider ? »

    Pourquoi n’était-il pas comme les autres ? Pourquoi ne passait-il pas droit devant elle en la voyant pleurer ? C’était bien ce qu’ils faisaient tous … Caitlyn voyait tous les gens passer droit devant une personne en larmes, les survivants bien trop concentrés sur leur propre malheur ne voyait pas la profonde détresse des autres. Caity s’ouvrait à tout le monde et endossait une partie du fardeau de chacun. C’était son rôle et elle aimait son métier mais comme tout être humain, elle avait besoin de se confier ! Michael n’était cependant peut-être pas la bonne personne … S’il voulait vraiment l’aider, qu’il quitte la pièce ! Là tout de suite avant qu’elle n’explose et ne fasse une erreur qu’elle regretterait par la suite …

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Dim 26 Juil - 4:34

Le sommeil emportait Michael. Pas assez pour le faire tomber dans les bras de Morphée, mais assez pour que ses yeux se ferment un peu plus longtemps, menaçant de ne pas se rouvrir avant le lendemain. Il était épuisé. Il avait sa journée dans le corps, et son manque de sommeil ne laissait cette journée partir. Même s’il avait moins de travail depuis qu’ils étaient constamment observés, les sorties étaient donc moins nombreuses et, qui dit moins d’exposition aux dangers, moins de blessures. Il s’occupait donc de temps en temps d’un petit rhume à cause d’un coup de froid dans les niveaux inférieur, un mal de tête qui ne semblait pas vouloir partir ou bien une foulure durant un entraînement. Ce qu’il avait eu de plus passionnant depuis la fermeture des portes, s’était une blessure à la tête après une chute dans les escaliers. Ça lui manquait le temps où, à l’hôpital, il opérait pour une masse, peut-être néoplasique, dans l’abdomen d’une femme retrouvé inconsciente dans la rue. Ou bien, plus récemment, de devoir parcourir une forêt mixte pour atteindre un capitaine qui avait été touché lors d’une attaque de fers et de circuits et qu’il devait sauver avec les quelques ressources que lui et son équipe aient apportées sur eux. Ce n’est pas que la vie à la base soit ennuyeuse, c’est juste que depuis qu’ils sont proies pour deux vautours, ce n’est pas la même chose…

Ses yeux se réouvrirent lorsque Caitlyn prit la parole, l’amenant ainsi loin de ses pensées sur la routine des derniers temps.


- Non … J’ai essayé de m’entraîner une fois ! Je me suis prise un bon coup de poing dans la figure. J’avoue que j’ai été assez refroidie.


Les deux insomniaques rirent d’un petit rire léger devant cette remarque. Encore une fois, ses yeux semblaient vouloir le guider vers le monde du rêve. Il se ressaisit et se mordit l’intérieur des joues pour que la douleur le réveille, même si ce n’était qu’un peu.

Tandis qu’il s’infligeait de léger châtiment, la femme à côté de lui expliquait de quoi elle occupait la plupart de ses journées. Il comprenait ce qu’elle disait car, même s’il n’avait jamais directement installé de prothèse robotique, il assistait parfois le docteur Osborn lorsque lui le faisait. Il faisait aussi le suivit des anciens patients pour réparer un circuit par-là, ou simplement pour faire quelques tests pour voir si le membre fonctionnait toujours parfaitement.

Il sourit un peu en pensant à ces opérations qui avait eu lieu il y a tout de même un moment. Sur cette pensé, il ferma les yeux pour rejoindre les autres survivants de la base dans des rêves sans queue ni tête…

Mais non, pas cette fois. La psychologue saisit brusquement le bras du dormeur et serra ce dernier assez pour le réveiller, pour un bon moment cette fois. Il sentait ses doigts s’enfoncer légèrement dans sa peau, les ongles, eux, un peu plus profondément. Il se dit que si elle avait exercé encore quelques livres de pression, son bras se serrait sectionné. Et là, adieu le sommeil.


- Désolée ! Je dois vraiment dormir ou je vais exploser !


Tient, elle aussi? Michael ne savait pas pourquoi elle avait été prise au dépourvu et non plus pourquoi elle avait décidé de transférer cette crainte dans le bras du jeune homme. Il avait croisé son regard lorsque la douleur l’avait réveillé, croisant ces deux yeux qui brillaient différemment du moment où il avait vu ce désespoir lorsqu’il était venu. La souffrance émotionnelle semblait toujours là, mais il y avait autre chose maintenant.

Elle reprit son discours sur sa profession depuis la troisième grande guerre. Avait-il raté une bribe de ses paroles? Est-ce qu’il s’était assoupis plus du quelques centièmes de secondes que semblait avoir duré son court sommeil?

Puis, il eut un bruit. Caitlyn réagit de la même manière que lorsqu’il avait été réveillé en sursaut. Les doigts de la jeune fille s’étaient à nouveau logé dans la chair du médecin mais, heureusement, un peu plus haut cette fois. C’était donc un bruit qui l’avait fait réagir de cette façon? Il comprenait lorsqu’elle avait dit qu’elle allait exploser.

Cette dernière émit un léger rire embarrassé, comme si elle avait été prise en train de faire un mauvais coup. Elle semblait un peu paranoïaque à force de réagir de cette façon à chaque fois qu’un bruit était produit à l’extérieur de cette pièce, où résidaient des centaines d’individus.

Elle avait fermé la porte violemment comme pour faire comprendre aux bruits de ne plus oser frapper encore. Elle se leva et vint s’asseoir à sa droite, comme si cette place était plus sécuritaire. Il approuvait toutefois cette décision car, si un autre bruit osait se faire entendre, elle saisirait son autre bras.

Elle reprit la parole où l’avait interrompu le brouhaha extérieur.


- Je sais déjà ce que tu fais ici, à la base mais j’aimerais savoir … Comment es-tu arrivé ici ?


Son arrivé à la base. Ça faisait longtemps. Six ans je crois?

- Je suis arrivé ici tandis que je tentais de fuir une attaque de machines. J’ai fuit en longeant la rivière et j’ai trouvé des gens qui fuyait eux aussi. Ils m’ont guidés jusqu’à la base et… me voilà. Pour tout te dire, je travaillais pour l’armée. Je m’occupais d’aller sur le terrain pour soigner les blessés. J’avais une équipe et on recevait les ordres par radio. C’est justement lors de l’une de ses missions qu’il y a eu l’attaque. La moitié de mon équipe est morte, en fuyant je-ne-sais-où. Depuis, je suis médecin ici, mais tu le savais. Je m’occupe habituellement d’aller sur le terrain pour soigner ceux qui seront éventuellement blessé. Mais depuis qu’il y a les deux Vultures, je fais ma deuxième tâche à temps plein : Je m’occupe des blessés à la base, je fais comme les vrais médecins.

Michael se dit que s’il parlait ouvertement, Caitlyn allait peut-être prendre exemple sur lui et se vider le cœur. Tout du moins, elle pourrait parler d’elle sans tomber dans le sentimental.

Alors qu’il allait poser l’éternel question, "Et toi?", elle répondit d’elle même comme si elle lisait dans ses pensées.

Elle parla de sa venue dans la base et, à mi-voix, si bas qu’il dût tendre l’oreille pour tout entre les mots, une réflexion sur laquelle elle devait probablement se retenir pour se faire croire qu’elle n’est pas toute seule dans ce monde.

L’homme ne vit pas les quelques larmes qui coulèrent le long de la joue de Caitlyn. La fatigue ne le rendait pas réellement attentif et, de plus, il réfléchissait un peu à sa vie avant la base, mais après la guerre.


- Tu étais venu pour ça n’est-ce pas ? Tu voulais que je me confie … Pourquoi ? À quoi ça te sert de m’aider ?


C’est à ce moment qu’il remarqua le mouvement de sa main qui venait d’essuyer quelques larmes de sur son visage. Elle avait émit un rire qui ressemblait d’avantage à un sanglot, sûrement pas le premier de cette nuit.


- Je… je…

Il était un peu prit au dépourvu. Il ne croyait pas que la brunette allait faire couler quelques larmes à ce moment précis. Il laissa planer un petit silence avant de se reprendre :

- Je t’aide… parce que j’en ai besoin. J’ai besoin de sentir que si je suis sur cette terre, c’est pour aider les autres. C’est ma raison de vivre, ce qui m’a permit, en fait, de vivre. J’ai… j’ai un peu agit par égoïsme. Si j’aide les autres, ce n’est pas réellement pour les aider, mais pour qu’ils m’aident, moi. C’est… c’est assez dur à expliquer.

Elle était psychologue, pourquoi devait-elle être la seule à dire ce qu’elle ressentait? Lui aussi versa une larme, pensant au pourquoi il était devenu comme ça.

Il voulu la réconforter, comme quand il était entré dans cette pièce. Il tourna son regard vers elle.


- Et toi? Pourquoi tu ne veux pas de l’aide?
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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Jeu 30 Juil - 16:06

    Caitlyn sentit le désintéressement total de Michael et à vrai dire, elle en fut offensée. Oui, elle pouvait comprendre qu’il ressentait une profonde fatigue ! Oui, elle admettait que sans lui des vies se seraient envolées. Mais non, elle n’appréciait pas parler en tête à tête avec le vent ! C’était assez désagréable de se sentir tel un moulin à parole dont on se séparerait volontiers, Caity eut un long moment envie de préciser au médecin que la porte lui était grande ouverte et qu’il lui suffisait lever son derrière pour quitter la pièce ! C’était étrange pour elle de ressentir tant d’émotions à la fois … De l’envie, de l’exaspération, de la peine, … Tout cela se mélangeait et le résulta était bien chaotique. Subitement, il reprit vie comme s’il n’avait jamais perdu le fil de la conversation. La psychologue n’était pas idiote au point de n’avoir rien remarqué ! Il s’était presque endormi … Elle l’écouta attentivement, ne désirant pas être impolie contrairement à lui. Ses paroles déstabilisèrent fortement la jeune demoiselle. Elle posa une main au sol et dévisagea, un air surpris sur le visage. Michael parlait de sa tâche à la base comme d’un devoir moins … Passionnant ! Dans ses mots, elle entendait la légère déception qu’il ressentait. Son regard se fit plus intense, elle ne le comprenait pas.

    Elle croisa les bras sur la poitrine, légèrement contrariée. Il répondit enfin à sa question, celle qui intéressait le plus la belle brune. Ce fut un nouveau coup pour Caity … Sa réponse était à des millions de kilomètres de ce qu’elle avait espéré entendre. La demoiselle en avait envie de pleurer de rire, c’était idiot ! Ils ne se connaissaient pas, pourquoi s’était-elle attendue à quelque de chose mieux ? Et pourtant, elle avait espéré … Profondément et inlassablement. Michael avait clairement mis fin à ses espérances, Caitlyn ne tenta pas de cacher sa déception. Il la décevait grandement mais ce n’était pas de sa faute … Caity s’était totalement échappée de la conversation, elle était sur une autre planète. La solitude s’était à nouveau emparée d’elle, Michael n’avait pas bougé d’un centimètre, il avait au contraire tourné la tête vers elle. Et pourtant, la frêle survivante voyait parfaitement cet énorme mur invisible qui le séparait d’elle. Michael ne pourrait jamais, jamais comprendre ce qu’elle ressentait ! C’était une de ces personnes qui se font aimer au premier regard, aux premières paroles.

    « - En tant que psychologue, je sais que parfois l’aide des autres est indispensable. Mais, je sais que toi tu ne pourras jamais m’aider ! »

    C’était sans doute dur pour lui et Caitlyn aurait aimé trouver des mots plus doux, moins violents à lui servir mais elle était fatiguée et elle en avait assez de sans cesse prendre attention à ses propres dires. Michael était médecin et il semblait aimer aider les gens, elle, elle ne voulait pas de son aide ! Ce n’était pas une ouverture au niveau de l’avant-bras ou un mal de ventre qu’elle ressentait, c’était à l’intérieur d’elle-même. Ses sentiments se confondaient et elle se sentait seule. Le gros problème résidait dans sa solitude ! Caity secoua la tête, elle ne devait pas penser à tout ça maintenant. Elle tourna les yeux vers le jeune homme sympathique qui avait tenté de lui porter secours.

    « - Merci de m’avoir écouté presque entièrement ! »

    Elle lâcha un petit rire en songeant à cet instant où il s’était totalement déconnecté de la discussion et où elle avait continué à dialoguer seule.

    « - Je crois que tu devrais aller te reposer ! Demain, tu auras des patients à soigner et certains auront peut-être de sérieux problèmes à résoudre. Tu as leurs vies entre tes mains, alors tâche de ne pas les abîmer. »


    Elle lui fit un grand sourire et se leva, elle-même exténuée. Alors voilà … Ils allaient se quitter et ils ne se reverraient qu’à l’occasion, dans un couloir ou l’autre. Il lui adresserait un signe de la main, la saluant brièvement comme il saluait n’importe qui d’autre dans la base. Elle lui adresserait un sourire, joyeux ou réjoui. Elle se comporterait envers lui comme elle se comportait avec tous les autres, il ne serait plus Michael Smith, le confident occasionnel. Il serait simplement un passant … Un habitant de la base ou un résistant. Les larmes montèrent aux yeux de la demoiselle pourtant il n’y avait pas de quoi pleurer ! Elle eut envie de le serrer dans ses bras, pour le différencier des autres, pour qu’il garde une infime partie de son odeur sur lui, pour ne pas être l’une de ces filles à qui il remonte bêtement le moral pour avoir bonne conscience. Les yeux de la demoiselle balayèrent une dernière fois la pièce, elle avait ce sentiment d’abandon … Comme si, en quittant cette salle d’entraînement, elle laissait tomber sa dernière chance de percer le mystère de Michael Smith. Caitlyn soupira alors longuement … Elle renonçait à lui, comme elle avait renoncé à tant d’autre !

    « - Bonne nuit Michael ! »

    Et elle s’approcha de lui, dans le but de l’embrasser sur la joue, elle partirait ensuite … Loin de lui, loin des souvenirs de cette nuit et de tout ce qu’elle avait ressenti. Elle irait se coucher et elle ne trouverait pas le sommeil, elle allait regarder le plafond et penser à tout ce qu’elle avait complètement raté dans sa vie … Replonger dans le passé. S’il y avait quelque chose qu’elle détestait par-dessus tout, c’était de se remémorer les scènes les plus horribles de son enfance. Son père, fuyant les robots et l’abandonnant dans la forêt. Le visage de sa mère, priant pour que sa famille sorte de cette épreuve saine, sauve et unie ! Le sourire si beau de son parrain pour qui elle ressentait un amour fraternel très puissant. Et plus tard dans la nuit, elle allait éclater en sanglots toujours silencieusement … Comme toutes les autres nuits depuis qu’ils étaient tous coincés dans la base. Et à ce moment-là, elle réaliserait encore que les détails disparaissaient peu à peu … L’étrange inclinaison de la tête que faisait son parrain lorsqu’il souriait, la chaleur qui émanait du corps de sa mère lorsqu’elle la serrait dans ses bras protecteurs, la douceur au plus profond des yeux de son père. Toutes ces choses, qui étaient auparavant si normales si peu importantes, prenaient soudain un sens capital et Caitlyn se détestait pour les oublier de jour en jour.

    « - Je suis désolée, Michael ! »

    Et sans réfléchir, elle sauta dans ses bras et se serra fortement contre lui. Les cheveux du jeune homme lui caressèrent la joue, son corps chaud et instable se raidit légèrement, son odeur parvint lentement aux narines de la belle brune. Elle ne lui demandait absolument rien … Il n’était pas obligé de bouger, de parler ou de faire quoi que ce soit. Sa présence auprès d’elle, ses bras autour d’elle, tout ça la rendait folle de joie. Alors elle redescendit soudain sur Terre, c’était un inconnu … Cette sensation de bonheur intense n’avait été qu’éphémère mais elle l’avait beaucoup soulagée. Depuis combien de temps ne s’était plus jetée de la sorte au cou de quelqu’un ? Elle avait l’impression que cela faisait des années … Caitlyn se recula légèrement et le fixa droit dans les yeux, un sourire épanouit aux lèvres. Elle passa une main sur sa nuque et attira son visage contre le sien, l’embrassant presque de force sans se soucier du passé, du présent et de l’avenir de Michael. S’il avait eu une femme, s’il était en couple, s’il envisageait de l’être … Tout cela importait peu ! Caity sentit les lèvres chaudes et désemparées du médecin contre les siennes et son cœur s’emballa, battant à tout rompre et déchirant sa poitrine.

    Elle n’avait pas eu l’intention de faire cela, Michael allait lui en vouloir pour ce geste déplacé mais tant pis ! Qu’il la considère comme une folle, une personne dangereuse et déséquilibrée à faire enfermer loin de lui. Elle avait eu ce contact qu’elle avait tant espéré, en lui demandant pourquoi il l’avait aidée, elle avait espéré qu’il lui dise que c’était pour elle … Qu’il avait envie de plus la connaître et de partager des choses avec elle. Or il avait pris un tout autre chemin, tant pis ! Elle ne le demandait pas en mariage, elle ne lui demandait absolument rien ! C’était sans doute ça qu’elle préférait … La liberté. Caitlyn se sépara enfin de la bouche si douce et si attirante de Michael, elle se recula de quelques pas laissa s’échapper un petit rire d’extase.

    « - Désolée … Je suis vraiment … désolée ! »

    Elle ne l’était pas du tout ! Mais par pur respect de Michael, elle lui avait présenté ses excuses. Un sourire angélique collé aux lèvres, elle se sentait à nouveau pleine de vie et ivre de bonheur. Désormais une chose était sûre : Elle ne trouverait pas le sommeil avant longtemps …

    [ Désolée du temps de réponse ! Je devais réfléchir à ce que j'allais te donner Razz ]

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Jeu 30 Juil - 20:53

La réplique de Caitlyn à son égard l’avais blessé, profondément. Cette remarque sur son incapacité à l’aider, dans le présent et dans le futur, le faisait sentir comme s’il était le seul demeuré dans ce monde qui n’arriverait jamais à comprendre pourquoi ses larmes coulaient sur ses joues. Comme si l’on tentait d’expliquer à un enfant la difficulté de la vie : On croit qu’il ne peut pas comprendre parce qu’il n’a rien vécu de comparable. On croit que l’âme pure et innocente d’un bambin ne peut capter toutes les subtilités du monde adulte. Comme si les soldats de plomb ou les poupées de chiffon qu’il tient dans ses mains ne l’aideront pas à comprendre. On tente de lui expliquer de la façon la plus vague possible, parce que l’on sait déjà que tous les mots qui nous sortirons de la bouche ne seront jamais assez pour qu’il comprenne. Pourquoi donc perdre notre salive? L’enfant, bien évidemment, ne comprendra rien, car même vous vous ne pourriez comprendre avec ces mots. Ensuite, vous vous fâchez contre lui. Comme si votre paresse à expliquer n’avait rien à faire dans la donne : C’est le gamin qui ne comprend rien, vous, vous n’avez aucun tort à vous reprocher, puisque vous comprenez déjà. On pense tout savoir sur le sujet et jamais on ne voudrait que les autres eux aussi comprennent car, sinon, vous n’aurez aucune raison de pleurer.

Le silence. Refuge de l’idiot et forteresse du sage. Michael se voyait obligé de s’y réfugier, ne sachant que répondre, ou faire. S’il devait répondre, il se lèverait et dirait haut et fort que si cette fille désirait continuer de se noyer dans ses propres larmes, qu’elle le fasse. Que le prochain qui tenterait de l’aider à sortir de cet océan qu’elle avait elle même remplit meurt noyer avant même d’avoir mit un pied dans l’eau. Que si elle refusait de saisir la perche qui lui était tendue, même si cette perche semblait se fracturer au moindre contact, elle n’avait qu’à ne pas demander de l’aide.

Aide qu’elle n’avait jamais demandé.

Pourquoi désirait-il sauver les autres? À quoi bon sachant que la main que nous avons aidée se lèvera peut-être sur un être innocent? Sachant que cette main pourrira de toute façon dans un cercueil à côté de toutes les autres mains ex-vivantes et que le cycle recommencera à nouveau? À quoi bon?

Il resta silencieux, continuant de fixer la psychologue. Il espérait ainsi qu’en tournant le regard, elle verrait ces yeux qui ne voulaient qu’apporter une fenêtre dans la pièce sombre de son âme. Qu’elle s’excuserait d’avoir utilisé ces mots.

Elle tourna la tête mais resta indifférente devant ces yeux, comme si elle savait déjà qu’elle les verrait.


- Merci de m’avoir écouté presque entièrement !

De rien. N’importe quand il serait près à faire semblant d’écouter cette jolie brune pour qu’elle se retourne par la suite pour le gifler. Il était en colère contre elle. C’était peut-être un caprice d’enfant mais on se sent toujours mal lorsque l’on refuse notre aide. On prend notre courage à deux mains mais on se fait retourner comme si on voulait la pire des choses à cette personne. Il était en colère contre elle. Même si son visage restait plus ou moins de marbre, il bouillait à l’intérieur.

Bouillait ou fondait-il?

À la suite de son remerciement, Caitlyn laissa entendre un petit rire. Il le prit mal, évidemment, pensant qu’il s’agissait d’un rire qui le dénigrait. Bien sûr, s’il n’avait pas les poings crispés par la colère, il aurait comprit que ce rire ne se rapportait aucunement à lui directement.

- Je crois que tu devrais aller te reposer ! Demain, tu auras des patients à soigner et certains auront peut-être de sérieux problèmes à résoudre. Tu as leurs vies entre tes mains, alors tâche de ne pas les abîmer.


- Mouais…

Bien-sûr, il essayait de cacher la légère pointe de rage dans sa réponse mais, comme toujours lorsque l’on veut cacher quelque chose, ce détail n’en était qu’amplifié.

Il fallait se calmer un peu.

Comme pour assister Michael dans sa tentative de reprise de soi, la jeune fille lui sourit avant de se lever. Peut-être qu’elle ne voulait pas de son aide, mais elle ne voulait pas le blesser pour autant. Il s’était construit un scénario dans sa tête qui mettait en vedette la méchante Caitlyn qui se rit des autres. Elle n’était pas comme ça, d’après ce qu’il en savait. Il avait peut-être trop prit au pied de la lettre. Peut-être avait-il trop prit ses mots à cœur. Comme lui, elle disait peut-être un peu n’importe quoi à cause du stress. Elle disait les premiers mots qui lui venaient à l’esprit, sans tourner sept fois sa langue.

Il se leva à son tour, s’étant légèrement calmé et se dépompait rapidement. Lorsqu’il fut enfin debout après s’être appuyé contre le mur, il vit la jeune brune faire le tour de la pièce du regard, une larme perlant sur le coin de ses yeux. Pourquoi pleurait-elle?

Avant qu’il n’ait pu élaborer une réponse dans son esprit, elle lui souhaitait bonne nuit.

C’était peut-être la dernière chose qu’ils se disaient, de passer une bonne nuit alors qu’ils savaient tous deux que le sommeil leur serait interdit après cette rencontre. Elle serait probablement furieuse contre lui d’être venu la déranger et, lui, serait trop en colère sur son refus pour fermer les yeux. Il devait toutefois dormir car, comme elle disait, demain serait une autre journée où il devra aider des patients, même si ce n’était pas de la manière dont il souhaitait, trop calme.

La fille brune s’approcha de lui. Il ne savait pas trop ce qu’elle voulait faire, mais ce fut rapide.

Elle s’excusa avant de prendre Michael dans ses bras. Il resta immobile sous la surprise. Il s’attendait à un baiser sur sa joue, au maximum. Il n’y avait tout de même pas cent une possibilités suite à son approche, mais ce n’était pas à quoi il s’attendait. Il sentait encore de la colère en lui envers cette femme qui l’avait blessé et l’aurait remit en question si elle l’avait laissé se coucher. Pourtant, ce contact l’apaisa, quoi de plus normal.

Il resta quelques secondes raide et immobile puis, tranquillement se détendit. Il pensa qu’elle avait peut-être fait tomber le voile qui la protégeait, décidant enfin d’exposer tout ce qu’elle avait sur les épaules. Il n’avait pas réellement l’humeur à ça, après tout ce qui s’était bousculé en lui, mais l’écouterais tout de même, pour se prouver que s’il était entré dans cette pièce, c’était pour une bonne raison et qu’il avait atteint ce but.

Il se calma et, en retour de son étreinte, passa ses bras autour du corps frêle de la psychologue. Il sentait l’odeur de Caitlyn se glisser jusqu’à ses narines, sa douce chevelure entrer en contact avec sa peau et sa chaleur qui le réchauffait d’une autre manière que le faisait le soleil. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas tenu une femme dans ses bras. Même s’il ne sentait pas ce sentiment monter le long de son corps, ça lui faisait du bien.

Puis, la survivante recula légèrement la tête pour qu’elle puisse regarder l’homme dans les yeux. Il y avait dans son regard tout autre chose que lorsqu’il avait vu la première fois son regard. Il s’y trouvait cette étincelle qu’il avait vue lorsqu’ils étaient tous deux assis près de la porte mais qui avait étrangement prit de l’ampleur dans son regard. Elle souriait aussi. Pas un sourire qu’il avait pu voir tout au long de leurs discussions, un sourire un peu joueur, comme si elle préparait un mauvais coup.

Il sentit la peau de sa main contre son coup. Le geste était fin et doux. Mais il prit rapidement de la force. Sa main attirait son visage contre le sien pour qu’ils se touchent enfin.

Elle l’embrassait. Il resta, comme lorsqu’elle était venue dans ses bras, immobile, suivant ses mouvements. Il ne savait pas trop quoi faire. Elle semblait ressentir quelque chose pour lui, même si ce n’était que physique, qui n’était pas réciproque… Il n’avait pas vraiment d’opinion sur elle, et ne savait rien d’elle. Caitlyn était évidemment très mignonne, attirante, jolie… Mais il ne croyait pas ressentir la même chose qu’elle. Son cœur s’emballait, sauf une petite parcelle qui semblait froide devant cette démonstration de sentiment.

Le médecin ne savait pas quoi faire. Devait-il rompre le baiser? Suivre tout simplement le mouvement pour profiter de ses lèvres avant de refuser ses avances? Ou bien devait-il se laisser aller et suivre la direction qu’avait indiquée la jolie brune?

Cette dernière rompue le baiser et recula. Elle riait un peu, avant de s’excuser de ce moment de tendresse. Elle souriait toujours d’un air angélique.

Maintenant, s’il voulait faire quelque chose, c’était le moment. Michael, que vas-tu faire?

Il laissa planer un silence, peut-être un peu embarrassent. Il avait été prit par surprise pas cette marque d’affection, affection qu’il ne se doutait même pas de l’existence. Il avait encore le goût des lèvres de la jeune sur les siennes. Il sentait encore son parfum, bien plus tentant que l’odeur de sueur et de bataille de la pièce. Il sentait encore sa peau sur la sienne, sa chaleur.

Ses lèvres s’étirèrent, non pas pour former un sourire, mais pour démontrer le combat qui se déroulait dans sa tête. Il regarda le sol à ses pieds pour remonter pour voir ceux de Caitlyn. Son regard suivit ses courbes pour regarder de nouveaux dans son regard, comme si la réponse à tous ses problèmes s’y trouvait. Peut-être que c’était le cas. Peut-être que s’il réussissait à plonger dans son regard, il trouverait la réponse. Peut-être…

Il décida d’avancer, marchant où elle avait posé pied après leur baiser. Il tendit le bras, touchant la peau nu du bras de la brunette. Il l’effleura longuement, ne la touchant que du bout des doigts.

Puis, il arrêta. Il replia son bras vers lui, comme s’il regrettait son geste. Il refusait de croiser le regard dans lequel il avait précédemment cherché une réponse à ses questions. Il tentait de ne plus sentir le parfum de la femme en face de lui, même s’il devait pour cela refuser de respirer. Le médecin tenta de rendre sa peau insensible à toute sensation, pour ne pas se remémorer le toucher de la douce femme. Il tenta de devenir froid, pour que sa chaleur ne puisse plus jamais le réchauffer, pour que une température au-dessus de zéro ne puisse plus jamais le faire fondre. Il s’éloigna d’un pas, comme si la cause de mortalité la plus longue et la plus douloureuse se tenait en ace de lui. Comme si la simple présence de Caitlyn était un châtiment.

Il avança son pied en direction de la survivante. Michael s’approcha d’elle et, comme elle l’avait fait plus tôt, la serra contre lui. Il posa sa tête près de son oreille comme s’il avait quelque chose à lui dire.

*Vivre sans sa présence me semble trop invivable…*

- Que dois-je faire?
, lui chuchota-t-il à son oreille.

Peut-être qu’il ne ressentait pas ce qu’elle ressentait pour lui. Mais après avoir imaginé comme si elle n’avait jamais existé, il sentait un vide en lui.

Peut-être qu’il ne ressentait pas ce qu’elle ressentait pour lui, mais il pourrait apprendre.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Jeu 30 Juil - 22:21

    Caitlyn était loin d’imaginer que quelques instants plus tôt, Michael avait été fâché contre elle. À dire vrai, elle avait du mal à envisager quoi que ce soit ! Dans sa tête se bousculait uniquement ce qu’elle avait ressenti … Ces sentiments à la fois nouveaux et tellement vieux la faisait légèrement trembler. La psychologue se mordit délicatement la lèvre inférieure, elle ne voulait pas qu’il la repousse maintenant ! Elle préférait partir en courant que de subir son rejet, elle n’aurait jamais imaginé ça … Le simple souvenir de ses lèvres au contact de celles du médecin la faisait frémir. Ils ne devaient plus se voir. C’était encore pire que de le considérer comme un banal habitant de la base, cette fois, il ne serait plus jamais un résistant lambda. La demoiselle voulait fuir, partir vite avant que Michael ne lui explique avec les mots les plus doux et les mieux choisis qu’elle ne l’intéressait pas. Tout dans l’attitude du jeune homme lui hurlait qu’il ne voulait pas d’elle … Ou était-ce de la paranoïa ? Caity était psychologue ! Les réactions des gens étaient son métier, pourquoi était-elle si perdue ? Toutes ses questions formaient des nœuds dans son esprit et la seule chose dont elle ne pouvait se séparer était le souvenir du corps de Michael Smith contre le sien.

    Soudain, il fit un pas vers elle. Le cœur de la miss s’arrêta une seconde puis repartit à son rythme normal. Elle eut envie de le repousser et de lui hurler de se taire, elle ne voulait pas l’entendre s’excuser … S’il ne voulait pas d’elle, qu’il parte et qu’il la laisse. Mais Caity ne parvint pas à articuler le moindre mot, à bouger le moindre membre. Ses paupières s’ouvraient et se fermaient, c’étaient les seuls signes qui prouvaient qu’elle était encore en vie. Michael tendit le bras et effleura le bras de la frêle survivante, touchant du bout des doigts la peau nue de Caitlyn. Une rage intense, brûlante comme un feu de joie, s’alluma au plus profond de la demoiselle. Allait-il sincèrement faire ça ? Elle avait lu dans ses yeux, il ne voulait pas d’elle ! Pourquoi la caressait-il s’il désirait partir ? Toutes ces questions sans réponses lui donnaient mal à la tête. Une nouvelle fois subitement, il retira ses doigts. Caity se sentit défaillir … Pourquoi avait-il ôté ses doigts ?

    La jeune femme cessa de respirer, retenant son souffle de peur de faire une erreur. Sa tête lui hurlait de partir, son cœur était hésitant. Le monde s’était arrêté de tourner, il attendait à bout de souffle que les deux individus ne prennent une décision. Elle en oublia la période dans laquelle ils étaient, elle en oublia son parrain, son malheur, ses peurs, ses envies, … Un seul prénom était gravé dans son esprit : Michael. Ses yeux étaient fixés intensément sur la silhouette du jeune homme, elle ne pouvait pas tourner la tête, c’était trop douloureux ! Elle avait pris goût aux bras du médecin, à ses lèvres, à son corps, à lui tout simplement. Caitlyn eut envie de secouer la tête pour chasser ses pensées sordides de sa tête mais tous ses membres étaient paralysaient. Son être tout entier patientait en attendant la réponse du médecin. S’il partait maintenant … Elle … Que ferait-elle ?

    Michael fit un pas en arrière, Caity eut l’impression qu’elle allait s’évanouir. Les larmes lui brûlaient les yeux comme si elles étaient enflammées. Pouvait-elle parler de sentiment ? Il ne lui avait rien dit de personnel, il ne lui avait presque rien fais. Que ressentait-elle pour lui ? Était-ce purement physique ou y avait-il bien davantage ? Il venait de reculer, c’était terminé … Son attente s’achevait là. Son cœur battait cependant encore la chamade, le médecin devait sortir pour la laisser reprendre son souffle. Pourquoi ne quittait-il pas la pièce ? C’était déjà assez dur à supporter alors l’avoir en plus sous les yeux … Caitlyn baissa la tête, observant ses chaussures.

    Les bras du médecin s’emparèrent soudain de son corps et elle eut l’impression de s’envoler, ses mains se posèrent sur le torse de l’homme. Ses doigts se crispèrent sur sa chemise tandis qu’elle faisait des efforts pour le repousser. Elle ne voulait pas de son amitié ! Elle avait envie de lui hurler de dégager mais il avait approché son visage de son oreille, un frisson parcourut tous les corps de la jeune femme. Caitlyn avait l’impression de prendre feu, il agissait comme un glaçon sur elle. La demoiselle sentit une énorme pression lui serrer la gorge, les mots de Michael parvinrent à son oreille mais elle les entendit à peine. S’il voulait qu’elle puisse se concentrer pour lui offrir une réponse, il devrait ôter ses doigts de son anatomie et séparer son visage de quelques centimètres de celui de la jeune femme. La tentation était bien trop forte …

    « - Tu … Je … Ne me fais pas ça Michael ! »

    Elle avait glissé sa main plus haute sur le torse du médecin, de façon à pouvoir le repousser légèrement. Caitlyn l’écarta d’elle … Il l’incendiait totalement ! Elle soupira longuement et fis plusieurs pas en arrière, prenant de la distance avec Michael. Elle agissait totalement à l’inverse de ce qu’elle aurait aimé faire … Elle voulait le serrer dans ses bras, le tenir contre elle et passer la nuit entière contre lui or désormais, elle s’éloignait et elle en souffrait. Comment pouvait-elle ressentir tout cela pour un inconnu ? Car il était bien un inconnu ! Et un inconnu qui ne l’aimait pas. Caity retint ses pleurs ... Elle devait se montrer plus forte que ça. La jeune femme, instable et sur le point de tomber lui murmura d’une voix tremblante :

    « - Je ... »


    Caity comprit soudain qu’elle n’avait pas la force de réfléchir à tout cela, pas là, pas maintenant. Alors, elle se rapprocha dangereusement et bien trop rapidement de Michael vint se blottir dans ses bras sans lui en laisser le choix. Elle leva la tête et l’embrassa délicatement, s’emparant timidement des lèvres du jeune homme. La jeune demoiselle posa une main sur la joue du médecin et lui caressa la peau, elle effleurait des braises du bout des doigts. Caitlyn écarta son visage de celui de Michael, n’en pouvant plus. Elle fit glisser ses doigts, de sa joue à ses lèvres, elle les caressa doucement et lui murmura tendrement un « chut », lui interdisant toutes paroles. Pourquoi voulait-il penser au lendemain ? Caity n’avait pas envie de se réveiller, de repartir dans son quotidien, elle avait envie de serrer contre lui et d’oublier tout le reste.

    « - Tu dois faire ce que ton cœur te dis de faire, Michael ! Je sais, ça peut paraître ridicule mais c’est vrai … Tu dois obéir à tes sentiments. »

    Caitlyn n’était pas dans la tête de Michael, elle ne pouvait à cet instant pas savoir ce qu’il ressentait pour elle … Le médecin n’était peut-être pas amoureux d’elle, peut-être n’avait-il pas envie de la serrer dans ses bras toute la nuit. Peut-être voulait-il simplement s’amuser avec elle ? Caity suivrait sa décision, elle n’était absolument pas sûre de ses sentiments. C’était incroyable ! Comment savoir si elle l’aimait ? Elle ne connaissait rien de lui ! C’était encore un inconnu … Caitlyn eut soudain un coup de la poitrine, elle ne voulait pas le lâcher, pas tout de suite ! Elle le voulait pour elle toute seule … La demoiselle enfouit son visage dans le cou du jeune homme et ne résista pas à l’envie de déposer sur sa peau si douce, un léger baiser. Caity ne voulait pas le déstabiliser dans décisions, elle ne voulait surtout pas qu’il soit troublé par ses actions mais elle avait tant envie de … lui !

    *Pourquoi es-tu entré dans cette pièce ? Tu vas me briser le cœur et je souffrirais pour rien, je ne te connais même pas !*


    Cette phrase lui fit mal, heureusement ce n’était que des pensées. Soudain la demoiselle releva la tête pour observer le médecin dans les yeux. Il allait devoir lui dire ce qu’il voulait ! Elle n’allait pas attendre sa décision indéfiniment, elle eut un petit sourire. La situation lui donnait envie d’éclater de rire, elle se sentait si bien et si mal … Michael était l’un de ses objets de torture que l’on trouve très rarement. La torture sous cette forme est des plus douloureuses, bien plus douloureuse que des millions de coups. Caitlyn ne supportait plus d’attendre, il était là à quelques centimètres d’elle et elle ne pouvait pas le toucher. C’était tout simplement insoutenable, insupportable ! Qu’il lui dise qu’il ne l’aime pas … Se serait fini et ils reprendraient leurs vies ! Qu’il lui dise qu’il n’était pas amoureux mais qu’elle l’attirait, il passerait la nuit ensemble et se dirait adieu le lendemain ! Qu’il lui dise qu’il l’aimait et … et quoi ?

    « - Je … Ne … Je ne veux pas que tu partes … »

    Elle avait peur qu’il la trouve ridicule, qu’il la rejette, qu’il lui avoue en aimer une autre, … Mais qu’est-ce qu’il lui prenait ? Devenait-elle complètement folle ? L’amour avait toujours été quelque chose d’éprouvant, de violent et d’impossible à cerner pour elle. Tous ses petits amis étaient morts, disparus ou l’avait déçue. Elle ne voulait pas que Michael lui brise le cœur, elle ne voulait pas entendre les mots qui seraient la cause de sa chute … Alors elle baissa les yeux et elle fit ce qu’elle savait faire le mieux : Pleurer.

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Michael Smith

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Sam 1 Aoû - 17:19

Tout ça n’avait aucun sens. Ni queue, ni tête. Quelques secondes plus tôt, il détestait cette femme et elle ne voulait même pas de sa présence. Quelques minutes plus tôt, elle pleurait toutes les larmes de son corps pour une raison encore inconnu et lui, il voyait cela comme une forme de défi. Quelques heures plus tôt, il était dans son lit, cherchant le sommeil, tandis qu’elle… Michael ne le savait même pas.

Il ne savait rien de cette femme, que ce soit ses goûts, ses passions, son passé, son avenir, … Rien. Il ne pourrait même pas dire si elle avait bien cinq doigts dans chaque main. C’était une inconnue, et il l’était pour elle aussi. Leurs chemins se sont croisés, effleurés, et déjà, ils espéraient qu’ils ne forment qu’une seule et unique route. On croirait un film mal scénarisé. Le genre de film à l’eau de rose où, du premier regard, deux personnes donneraient leur vie pour être avec l’autre. Ça n’avait aucun sens.

Oui, il ressentait quelque chose pour elle. En fait, même pas. Il ressentait quelque chose lorsqu’elle n’était pas là, comme un manque. Une drogue bien vile qui n’offre aucun plaisir en échange d’une grande douleur si on s’en prive trop longtemps. Ce n’était pas le genre d’amour saint qu’on rêve.

Il pourrait quitter les lieux, pas pour ne plus jamais revenir, mais pour que ce coup de foudre puisse s’éterniser encore longtemps. Ils se verraient de temps en temps pour apprendre à se connaître, parler un peu, et puis, un jour, ils pourraient parler d’un véritable amour. Passer une nuit ensemble, croyant être tombé sur la personne de leurs rêves, puis se rendre compte que l’autre n’est pas celui que l’on croyait être et sombrer dans une douleur immense pour une aventure d’un soir.

- Tu … Je … Ne me fais pas ça Michael !


Caitlyn passa sa main entre les deux corps pour repousser le docteur d’une force faible, plutôt mental que physique, pour augmenter la distance qui les séparait, pas par pas. Elle semblait ne jamais cessée de reculer, comme si la pièce s’allongeait à chacun du son de ses pas.

Elle ne voulait pas qu’il fasse ça. Mais c’était quoi ce ça? Devait-il partir et courir comme si la mort était après lui? Il devait peut-être rester là, attendre qu’elle parte.

Des larmes semblaient perler au coin de ses yeux. Tout ça se voyait qu’elle agissait de cette manière à contre cœur. Elle parla d’une voix tremblante quelques bribes de phrase, cherchant ses mots, cherchant que dire.

Puis, elle rebroussa chemin. Elle avança vers lui, plus vite qu’elle ne l’avait quitté. La psychologue vint de nouveau se blottir dans ses bras et, comme quelques pas inutiles avant, elle posa ses lèvres sur les siennes.

Cette fois, la surprise était passée. C’était un baiser qu’il attendait, mais il resta tout de même immobile, ne sachant toujours pas quoi faire. Devait-il céder ou bien résister?

Il sentait le doux contact de ses doigts sur son visage, comme une brise d’été. C’était sans l’ombre d’un doute, Caitlyn, elle, voulait que le médecin réponde lui et qu’ils vécurent et eurent beaucoup d’enfants. Mais lui, il ne savait pas trop quoi penser.

Ça avait été si rapide, si impromptu. Il aurait fallu du temps, de la réflexion. Michael était toujours guidé par ses émotions, il croyait toujours faire le bon choix parce que ce choix était bon, mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, on ne peut pas toujours jouer au héros. On ne peut pas toujours sauver tout le monde et ne rien subir en échange. Tout cela, ce n’est que dans les films.

L’homme sentit les lèvres chaudes de la jolie brune se détacher des siennes. Ses doigts, par contre, restaient attachés à son visage. Ils glissèrent le long de sa joue pour s’accrocher à ses lèvres. Sa main semblait l’empêcher de prononcer le moindre mot. Pourtant, il aurait put aisément bouger ses lèvres, mais elles restèrent immobiles. Comme pour scellé le charme, Caitlyn murmura un léger chut qui interdisait à Michael tout son. La psychologue voulait qu’il l’écoute.


- Tu dois faire ce que ton cœur te dit de faire, Michael ! Je sais, ça peut paraître ridicule mais c’est vrai … Tu dois obéir à tes sentiments.

Ce que son cœur lui disait… Que disait cet organe signe de l’amour? Comment l’écouter? Un battement… Un second… Comment traduire cela? Il ressentait un léger pincement au cœur, oui, mais que voulait dire cette douleur? Était-ce une souffrance en envisageant la perte de Caitlyn? Ou en imaginant faire le mauvais choix? On disait toujours qu’il fallait écouter dette pompe, celle que l’on dit contrôler les émotions, mais elle, ne disait rien. Ce n’était que le reflet de nos pensés. Comme quelqu’un qui voyait la situation de l’extérieur. À force d’avoir le nez collé sur le problème, on ne le voit pas entièrement, comme la pointe d’un iceberg : on croit voir toute l’immensité de cette calotte glacière, mais toute sa taille est concentrée sous l’eau. Une vue de l’extérieur aide à mieux cerner le problème. C’était le rôle du cœur, voir les choses sur un angle différent. Mais cet angle n’est toujours pas le bon. Le point de vue est parfois trop près encore du problème pour le cerner entièrement. Si le cerveau et le cœur ne peuvent voir le tout, comme le voir?

La brunette posa son visage dans son cou. Même si de son point de vu de psychologue, elle devait rester neutre, son cœur demandait à ce que sa réponse soit oui. Rester impartiale dans nos décisions est impossible, puisque nous sommes les victimes. Nous n’avons pas un regard extérieur, nous somme dans cette situation. Elle déposa un faible baiser dans son cou, comme si elle voulait dire qu’elle ne voulait pas de son départ.

Puis, Caitlyn leva la tête. Elle posa son regard dans le sien. Comment pouvait-on dire non à ce regard émeraude, et ce petit sourire angélique?

Sa décision était prise.

Mais la jeune femme fit quelque chose qui changea la donne, une nouvelle donnée qui modifiait ce qu’il croyait devoir faire. Comme un calcul mathématique. C’était peut-être péjoratif, mais c’était tout de même ça : On a un problème. Diverses données entre en compte, les variables, les inconnus, les données sûres. On tente quelque chose mentalement, ça ne fonctionne pas. Il faut se conformer aux règles, prendre en compte toute les opérations. On essai encore, et encore. Puis, cet éclair de génie. On commence à gribouiller quelques calculs, on doit parfois demander l’aider de notre calculette. Elle qui prend on compte ce qu’on lui dit et fourni la réponse. S’il y a erreur, c’est parce que nous avons modifié de façon erroné certains détails. On fini ensuite par la réponse. Le chemin de chacun pour y parvenir est souvent différent, même si une technique est plus utilisée que d’autres. Certains se seront trompés dans leur calcul et arriveront à une réponse différente, parfois proche, parfois très éloigné de ce qui était supposé être la réponse.

Mais dans la vraie vie, ceci change sur un point : personne n’atteint la réponse exacte.


- Je … Ne … Je ne veux pas que tu partes …


Elle baissa ensuite les yeux et, comme elle avait fait avant qu’il n’ait franchit la porte, elle se mit à pleurer.

C’était peut-être égoïste, de tenter de modifier l’opinion de l’autre par divers moyen, mais nous sommes tous humains. On veut que ce qu’on avait prévu se passe comme tel. Caitlyn ne voulait pas que Michael dise non, qu’il parte et la laisse seule. Elle disait vouloir qu’il fasse comme il voulait, mais on ne peut réellement penser la même chose.

C’est l’humain. L’humain est égoïste.

Il passa sa main de haut en bas du dos de celle qui pleurait. Il voulait la réconforter, il ne voulait pas la voir pleurer. Personne ne peut rester insensible devant les larmes d’une femme.

Comment pouvait-il dire non à une femme en pleur. D’une certaine façon, il maudissait la jeune fille de pleurer, ne pouvant le laisser répondre sincèrement.


- Caitlyn… Il faut que tu vois la réalité en face. Je…Tu ne me connais pas, et je ne te connais pas. Nous sommes l’inconnu pour l’autre. Nous avons échangé… quelques phrases, des… baisers, mais je ne crois pas que l’on puisse continuer à échanger si peu de choses… de cette manière.

Il passa ses doigts sous le menton de la jeune brune pour la forcer à relever la tête, et à le regarder dans les yeux.

- Tu ne peux pas dire que tu m’aimes réellement. Tu… tu dois savoir ce qu’est qu’un transfert? Je suis venu t’aider, et tu as pris ça comme une marque… d’affection. Ne sois pas influencé de cette manière par tes sentiments.

Il déposa un baiser son sur front, pour ne pas voir ses larmes.

- Je serais ravi d’en connaître d’avantage sur toi, et partager ce que tu ressens pour moi. Mais ça ne peut pas tout se passer en une nuit. Je ne dis pas non mais, pour ce soir, ce l’est… Je suis désolé.

Il ne quitta pas la pièce. Il resta dans les bras de Caitlyn et la regardait dans les yeux. Peut-être que cette vision lui faisait mal, mais il voulait la voir.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Sam 1 Aoû - 18:44

    Caitlyn sentit Michael se raidir, il avait pris sa décision ! Elle retint son souffle et le fixa intensément, tentant de pénétrer son esprit pour y lire son choix. Aux premiers mots qu’il prononça, le sol s’ouvrit sous les pieds de la demoiselle. Son cœur eut des difficultés à retrouver ses battements, elle ne l’écoutait déjà plus … Ils étaient des inconnus ? Oui tout à fait ! Et alors ? C’était ce qui faisait tout le charme de leur « amour ». Roméo ne connaissait pas Juliette. Caity comprit soudain l’énorme différence entre les deux amants si célèbres depuis tellement de temps et elle ainsi que Michael. Cette énorme différence tenait en quatre mots : Le coup de foudre. Le médecin ne l’aimait pas … La trouvait-il belle ? Peut-être pas. La survivante se sentit tressaillir. Il glissa ensuite ses doigts sous le menton de la miss, elle eut envie de le repousser violemment mais son corps restait sourd à ses ordres.

    Michael articula alors des phrases qui ne firent qu’empirer la situation … Il était venu l’aider elle l’avait bien compris ! Elle avait pris ça pour une marque d’affection. Caitlyn sentit ses joues s’enflammer, elle était morte de honte et plus gênée que jamais. L’avoir embrassé était une erreur, l’avoir touché était une erreur et avoir espéré quelque chose venant de lui était une énorme erreur. Le médecin déposa un baiser sur son front, elle eut envie de lui vomir dessus. Michael lui répéta son refus, cette fois-ci avec des termes francs et on ne peut plus clairs. Caity resta impuissante, son corps était mort … Seul son esprit vivait encore. Soudain tous ses membres retrouvèrent leurs forces comme par magie ! Il avait fini son discourt, il la maintenait contre lui en la regardant dans les yeux. Elle ne souriait plus … Ce sourire adorable et angélique qu’elle servait à tout le monde, il ne le reverrait plus. La demoiselle se dégagea de son étreinte, se séparant de ses mains et de son corps.

    « - Ne me touche plus ! »


    Elle n’avait pas parlé avec la moindre méchanceté dans la voix, elle lui demandait ça comme un service … Caitlyn tentait de retrouver ses esprits, de ne pas lui en vouloir car après tout, il n’était pas fautif ! S’il n’avait pas eu le coup de foudre, ce n’était pas de sa faute. Malheureusement elle était trop troublée, perdue, désemparée et seule pour comprendre cela. Elle n’avait pas envie qu’on lui dise « non » ce simple mot lui donnait mal au ventre. La psychologue garda le plus possible à l’esprit que Michael avait été doux et franc avec elle, qu’il avait fais des efforts pour ne pas lui faire de mal. La jeune fille n’aurait pas à en faire ! Il ne voulait pas d’elle et c’était clair alors elle ne devrait pas se soucier des mots …

    « - Partager ce que je ressens pour toi ? Tu crois vraiment que ça s’apprend ?! »

    Cette fois, la peine et la douleur trahissait sa voix mais la demoiselle voulait ne pas les lui montrer ! Il ne verrait plus jamais ses larmes, il ne l’entendrait plus jamais se plaindre de quoi que ce soit, désormais elle avait compris que l’aide de Michael était empoisonnée. Il pouvait largement la préserver pour ses patients ! Elle, elle préférait mourir trouée de balles par un robot que de le laisser la toucher encore une fois … Caitlyn se mordit la lèvre inférieure, elle se fit légèrement saigner involontairement. Elle allait partir, très vite et elle ne le reverrait plus !

    « - Tu ne m’aimes pas, tu as été assez clair et je l’ai bien compris ! Ne me dis pas que tu apprendras à m’aimer je n’en veux plus de ton amour ! Je sais que c’est moi l’idiote, je suis complètement stupide d’être tombée dans tes bras … Toi, tu n’y peux rien … Tu n’es qu’un pauvre petit homme incapable de dire non à une femme belle et en larmes. Ne t’inquiète pas, Michael, tu ne les verras plus jamais mes larmes et tu ne me verras plus jamais non plus ! »

    Elle aurait aimé partir, c’était le moment où jamais ! Là, elle devait prendre la porte et partir en courant mais son corps lui fit encore défaut. Intérieurement, elle explosait. Elle avait essayé de ne rien dire de méchant, de comprendre Michael et de se mettre à sa place mais la rage surmontait tous les autres sentiments. Elle ne voulait pas le comprendre ou le pardonner, elle voulait le haïr et le détruire. C’était peut-être ce dont elle avait besoin ! Elle n’avait personne sur qui porter toute sa rage désormais elle avait son punching-ball. La demoiselle lui lança un regard dont les larmes avaient entièrement disparues remplacée par des flammes.

    « - Ne t’approche plus de moi et ne cherche même plus à me parler ! Si j’arrive à l’infirmerie que je sois enrhumée ou mourante, je refuse que tu t’occupes de moi ! Je ne veux plus jamais avoir affaire à toi. »

    Ses jambes la guidèrent sans qu’elle ne leur demande quoi que ce soit, c’était la nuit la plus désastreuse qu’elle n’avait jamais vécue à la base. Mais … Pourquoi s’était-elle mis dans une telle situation ? Elle marcha lentement jusqu’à la porte, posa la main sur la poignée et tourna celle-ci. Elle fit un pas vers l’extérieur mais s’arrêta, elle se tourna une dernière fois vers Michael, ouvrit la bouche … mais la referma aussitôt. Ils n’avaient plus rien à se dire, tout avait été dis ! Désormais, ils ne seraient plus des survivants lambda. Ils seraient ennemis … Cela convenait à Caitlyn. C’était elle qui avait fais de Michael son adversaire, elle l’assumait. Elle sentit soudain la peine et la rage remonter violemment alors elle partit en courant, traversant à toute vitesse les couloirs sombres, mal éclairés et effrayants de la base. La demoiselle ne s’arrêta que lorsqu’elle arriva face au passage qui menait au garage, là où ils avaient entreposés toutes les voitures.

    Là-bas personne ne viendrait la déranger ! Là-bas, elle serait seule et elle pourrait déverser sa rage sur tout ce qu’elle trouvait. Caitlyn n’hésita pas une seconde de plus et traversa le passage, elle s’enfonça plus profondément dans le garage sombre et humide où le silence régnait en maître des lieux. Il faisait plus noir et plus inquiétant que n’importe où dans la base. Caity se laissa littéralement tomber au sol, elle pivota pour mettre ses genoux contre la substance froide. Elle écarta ses longs cheveux bruns à l’aide de ses mains et pencha lentement la tête en arrière, les larmes ne coulaient pas … Elles refusaient de sortir de ses yeux. Michael l’avait trop faite pleurer cette nuit, Caitlyn s’adossa à la voiture qui se trouvait à côté d’elle … En ce moment, elle avait simplement envie des bras de son parrain ! Ou de ceux de sa mère.

    La frêle survivante sentit un frisson parcourir tout son corps, elle gelait dans ce lieu lugubre et malodorant. C’était cela dit le seul lieu dans lequel elle ait véritablement envie d’être à cet instant précis. Caitlyn se recroquevilla sur elle-même, ramena les genoux vers la poitrine et posa son front sur ceux-ci. Elle ne pleurait plus, elle attendait simplement que quelque chose ne se passe … Tous ses sentiments s’étaient envolés, elle se sentait vidée et atrocement seule. Caity ne voulait plus qu’une chose : Partir, partir très loin de cette base remplie de gens qui la détestaient ou l’ignoraient. Elle avait l’impression d’être l’héroïne d’un film … Un film idiot, inutile, que personne ne regarderait, certes mais un film tout de même ! Un film dans lequel tout le monde lui tournait le dos, ce genre de film complètement débile que de nos jours plus personne ne regarde. L’héroïne subit tellement de mauvais traitements que s’en devient irréel et donc : Inintéressant.

    *Maman, papa, Ethan, vous me manquez !*

    Tous ces gens, elle s’en fichait ! Comme le lui avait clairement dit Michael : Elle n’était qu’une inconnue. Une fille sympathique à qui on a envie de sourire parce qu’elle est belle et gentille. Une fillette paumée qu’on a envie de prendre sous son aile … Caitlyn se contre-fichait totalement de tous ces inconnus, un jour, sa vie reprendrait un sens et ils iraient tous voir ailleurs si elle y était … Michael et tous ceux qui lui avaient fait du mal. Le film de sa vie, elle-même ne l’aurait pas regardé tellement il était classique et banale. La fille qui se fait jeter encore et encore … et encore. Caity releva la tête, elle eut une envie puissante de cigarette ! Elle, la non-fumeuse. Elle avait une envie de cigarette et des bras de quelqu’un … Elle avait peut-être juste envie de se sentir aimée, désirée. Elle articula le seul mot qu’elle aurait aimé cracher au visage de Michael, dire à tous les habitants de la base et hurler aux robots :

    « - Fuck ! »

    [ Un petit post très théâtrale ! Tout comme je les aime ! Ta réponse était géniale, elle m'a vraiment beaucoup inspirée ! J'ai adoré y répondre Very Happy Le sujet était vraiment très intéressant et très entraînant ! Merci Michael Very Happy ]

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Michael Smith

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MessageSujet: Re: Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]   Dim 2 Aoû - 1:46

Ah, l’amour! Ce doux sentiment que chacun a déjà ressentit, ou qu’il ressentira un jour. Chacun recherche à revivre ce sentiment, cette sensation. Une fois que l’amour nous tient, il n’est plus possible de s’en sauver. Ses bras se referment sur vous, resserrant de plus en plus son étreinte sur votre âme. Telle une drogue, vous en aurez besoin. Pour fonctionner, pour s’épanouir, pour vivre.

Mais au-delà du côté poétique de ce sentiment, tout cela n’est qu’hormone. Des substances se libèrent dans votre cerveau, puis d’autres, puis d’autres. C’est en effet une drogue. La plus puissante des drogues jamais connu à ce jour. Une drogue que n’ont peut contrôler, ni chez soi, ni chez les autres. Surtout chez les autres. L’amour est en fait un besoin pour survivre, pas en tant que personne, mais en tant que société. Sans amour, il n’y aurait pas de génération, pas de réel besoin de survivre, pas de but. L’amour est un instinct de survie. Voilà pourquoi, dans l’amour, il y a une sélection naturelle. On choisit les plus forts, les plus beaux, ceux qui corresponde à nos besoins. On choisit ceux qui pourront offrir ce que l’on veut à nos descendants, ceux qui pourront faire survivre l’espèce. Cette sensation nous permes de vivre, car il permet d’avoir un but dans la vie. Ne pas vouloir perdre ceux qui nous sont cher, ne pas vouloir mourir pour voir encore une fois l’être aimé.

L’amour n’existe pas. Pourtant, nous vivons grâce à lui. Nous sommes les fruits d’un rien et, comme lui, nous ne sommes rien.

Le sourire sur le visage de Caitlyn s’estompa au fur et à mesure que le médecin parlait. À chaque mot, il semblait perdre de son rayonnement, de sa taille. Néanmoins, il devait continuer. Elle-même l’avait dit, faire ce que son cœur lui disait de faire. Même si elle ne voulait pas, elle avait raison. Son corps s’éloignait aussi tranquillement de celui de la brunette. Elle creusait le fossé qui les séparait petit à petit. Puis, comme dernière pelleté de terre, elle lança :

- Ne me touche plus !

Elle avait dit ça d’une faible voix, sans méchanceté dans la voix. C’était comme si elle parlait normalement. Seulement la fin de sa phrase était haussée, pour mettre l’emphase sur la négation.

- Partager ce que je ressens pour toi ? Tu crois vraiment que ça s’apprend ?!

*Non…*

Il n’avait pas dit cela à voix haute, mais son visage démontrait une expression qui lui donnait raison. Si elle n’était pas en colère, Caitlyn aurait probablement remarqué le voile sombre sur son visage.

La jeune femme avait une voix légèrement tremblante, mais son visage restait aussi solide qu’un masque.


- Tu ne m’aimes pas, tu as été assez clair et je l’ai bien compris ! Ne me dis pas que tu apprendras à m’aimer je n’en veux plus de ton amour ! Je sais que c’est moi l’idiote, je suis complètement stupide d’être tombée dans tes bras … Toi, tu n’y peux rien … Tu n’es qu’un pauvre petit homme incapable de dire non à une femme belle et en larmes. Ne t’inquiète pas, Michael, tu ne les verras plus jamais mes larmes et tu ne me verras plus jamais non plus !

Ce n’était pas ce qu’il voulait, pourtant.

- Caitlyn…

Malgré cette protestation peu autoritaire, elle restait de marbre et ne semblait pas vouloir écouter ce qu’il disait. C’était terminé.

La fin. L’histoire sans début venait de prendre fin. Un livre commencé à la moitié où se mêle amour non-partager et rage. Oui, la conclusion venait avant l’introduction dans ce roman sans couverture. Seulement un paquet de feuille écrit sur un clavier, sans émotion.

- Ne t’approche plus de moi et ne cherche même plus à me parler ! Si j’arrive à l’infirmerie que je sois enrhumée ou mourante, je refuse que tu t’occupes de moi ! Je ne veux plus jamais avoir affaire à toi.

Comment décrire cette sensation…?

~~~

- Papa, qu’est-ce qui se passe?

- La ferme le gosse!


Un métro. Un décor petit, mais où tout peut se produire. Le wagon dans lequel le jeune Michael se trouvait était plongé dans les ténèbres. Seulement les lumières activés en cas d’urgence perçaient cette noirceur. Malgré tout, le noir des lieux semblait plus dense, plus fort que cette lumière. Les passagers étaient collés aux murs de métal de ce transport. Personne ne voulait aller plus en avant que celui à côté de lui. Tout n’était que silence.

- Toi. Aller, vient.

C’était lui. Il ne bougea pas, évidemment.

- Aller, avance! Ne sois pas en retard pour ton meurtre!

L’homme avait une arme. Il s’en servait pour pointer où le jeune garçon devait se poser, bien en évidence, d’où tout le monde pourrait le voir s’écrouler. Il s’avance, ne sachant pas qu’il vient de faire un pas vers le bûcher. Il était encore trop jeune et innocent à cette époque. Enfant, tout le monde est gentil et personne ne veut de mal à personne. Cette utopie s’effondrera dans quelques secondes pour Michael.

Il n’a pas le temps de compléter son pas que le criminel le prend par l’épaule. L’homme est habillé de façon qu’on puisse voir le minimum de sa peau, pour rester incognito. On amène l’enfant au centre du wagon, près à être utilisé comme une bête de foire, pour montrer aux autres.

L’arme se pointe sur lui, derrière. Il ne voit pas mais entend un petit clic.

Là, il commence à comprendre.



BAM!

~~~

…Un peu comme ça.

Caitlyn fit finalement fin à leur discussion en marchant d’un pas décidé vers la porte. Michael ne cilla pas, il restait là, à regarder où se trouvait auparavant les yeux en larme de la jeune fille. Il ne la vit pas se retourner une dernière fois vers lui. Il la croyait déjà partie.

Il resta là un moment dans cette pièce. Debout, près du centre à regarder un point qui était autrefois non-fictif. Il ne savait pas quoi faire, ni quoi penser. Il restait là, comme les machines qui étaient à l’extérieur de ces murs. À quoi bon aller se coucher s’il n’arriverait pas à dormir?

L’amour n’existe pas. Pourtant, nous vivons grâce à lui. Nous sommes les fruits d’un rien et, comme lui, nous ne sommes rien.

Il marcha d’un pas hypnotisé vers la porte. Contrairement à Caitlyn qui avait franchit la porte avec un cœur piétiné, lui, il était intact, plus ou moins. Surtout moins. Il venait de faire souffrir quelqu’un, souffrir au point de se faire détester. Lui qui vivait pour les autres.

Il marchait toujours. Les couloirs défilaient sous es pas. Il retournait aux dortoirs mais, avant, il avait quelque chose à faire.

Une porte blindée. Il tenta de l’ouvrir, mais elle était fermée à clef, évidemment. Elle seule l’empêchait d’être à l’extérieur, sous le regard de deux Vultures.

Lorsqu’il retourna à sa chambre, il crut entendre un souffle, légèrement articulé. Un blasphème.

*1258 moutons…*

[Ce sentiment est partagé Very Happy Merci pour ce magnifique sujet Bouhouh !]
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Le temps d'une nuit ... [Pv Michael][Terminé !]

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