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Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Dim 16 Aoû - 23:51

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24 heures qu'il n'avait pas pu mettre le nez dehors... 24 heures qu'il avait tenté de penser à autre chose, d'occuper son cerveau à des futilités, pour ne pas penser à l'extérieur, pour ne pas penser au fait qu'il était enfermé sous terre, sans pouvoir voir la lumière du jour, le ciel et ses nuages, sans pouvoir sentir un peu d'air frais sur son visage. Isaac avait l'impression de cuir là-dessous. Pourtant, il ne faisait pas si chaud que cela, si? 24 heures qu'il avait tenté d'oublier cette foutue obligation de se terrer comme des rats, mais voilà bien un moment qu'il tournait comme un lion en cage dans son dortoir. Il s'était passé pour la énième fois la tête dans un bac d'eau pour tenter de se calmer les nerfs, mais ça commençait à devenir intenable, il avait besoin d'être dehors, qu'importe le danger!

Sans attendre, il avait donc prit la direction d'une sortie, d'un pas des plus décidé. Bien évidement, arrivé à la dite sortie, il se heurta bien rapidement aux gardes en présence. Tentant d'être le plus conciliant possible pour commencer, il essaya de leur faire comprendre qu'il avait besoin de prendre l'air, même 2 minutes, accompagné s'il le fallait, mais que ça devenait capitale qu'il voit un peu de la lumière naturelle. Pourtant, les Green Bears en présence ne semblaient pas prêt à accéder à sa requête, ils avaient reçu des ordres et les mettait en application. Ce qui était tout à fait louable d'un côté, mais aux yeux du hollandais à l'instant, ça ressemblait plus à de la bornation pour l'emmerder plus qu'autre chose.


- Ecoutez, j'ai réellement besoin de sortir, 2 secondes... vous pouvez bien me laisser cela, non? Juste à l'entrée là... qu'est-ce que je pourrais bien risquer?! J'vais finir par devenir dingue à rester enfermé.

- Les ordres, sont les ordres, monsieur et ça pour tout le monde. Eloignez-vous s'il vous plait!

L'homme ressentait bien que sa patience avait déjà atteint ses limites et qu'il commençait gentiment à péter très sérieusement un câble, d'être ainsi empêcher à pouvoir mettre le nez dehors, il fusillait carrément les gardes du regard, sa mâchoire et ses poings se crispèrent d'un coup. Ils devraient voir à le laisser passer ou il utiliserait la force pour le faire. D'ailleurs, il décida que c'était le meilleur moyen de passer et sans attendre, poussa sans douceur le mec qui s'était posé devant lui pour l'empêcher de passer, afin de continuer à avancer, qu'importe les conséquences de ses actes.

Il n'eut d'ailleurs pas le temps de faire quelques pas, que celui qu'il avait bousculé le chopait par l'épaule pour l'arrêter, ce qui ne manqua pas de faire réagir le marin au quart de tour, quand Zylstra était quelque peu sur les nerfs, il avait tendance à savoir se défendre comme un tigre. Se retournant sans attendre, il avait chopé le bras du militaire et l'avait retourné si violement qu'il était prêt à le briser s'il le tournait encore un peu.


- Laissez-moi sortir. Avait-il alors grogné. L'instinct était parfois... dangereux.

C'était sans compter sur les camarades du pauvre type, qui d'un coup, d'un seul, ne se privèrent pas de mettre chacun en joue le mec, pour que de un, il relâche leur compagnon d'infortune et deux, se calme rapidement. D'ailleurs, c'est ce que lui fit bien comprendre le chef de groupe. Isaac soupira alors fortement, frustré de toute cette affaire, en colère aussi, il lâcha le pauvre gus en le balançant devant lui, avant que d'autres ne lui sautent presque dessus pour le maîtriser.

Une moue dépitée traversa alors son visage, tandis qu'il se laissait faire mollement, on lui faisait comprendre qu'il aurait des comptes à rendre avec la boss de la base et qu'il aurait intérêt à trouver de bonnes explications à son comportement, que de toutes les façons, il s'en sortirait pas comme ça. Après tout, on ne s'attaquait pas à un membre des Bear en toute impunité et que s'il ne savait pas obéir aux ordres donnés pour la sécurité de tous, il finirait dans un coin encore pire que où il se trouvait en ce moment. Mouais... une sorte de cachot en quelque sorte.

Ni une, ni deux, 2 gardes l'emmenèrent donc du côté des bureaux de la leader, tiens, il n'avait encore jamais visité cette partie de la base et arrivé devant une porte, après avoir frappé quelques coups fort sur la porte, ils étaient entrés quand on leur avait permis de le faire. Arf... là d'un coup, le marin aurait préféré qu'on l'emmène voir quelqu'un d'autre que Meredith... il c'était un peu comporté comme un gamin et il aurait préféré qu'elle ne le voit pas ainsi. Surtout que sans déc’, là, à l'instant, il avait en plus l'air d'être un prisonnier qu'on avait rattrapé à son évasion du bagne. Bravo Zylstra.

L'un des Grean Bears, sûrement le plus "gradé" des deux, mit rapidement au courant de la situation Mayer, en lui expliquant bien que l'homme avait eu un comportement plutôt violant contre l'un des membres de la formation et qu'il ne semblait pas vouloir suivre les ordres donnés par le conseil. Isaac soupira alors de nouveau.

- Je veux juste être dehors 5 minutes...

Ce n’était quand même pas compliqué à enregistrer? Pas longtemps en plus, juste le temps de se dégourdir les pattes devant la sortie. Quel mal y avait-il à ça!?

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Meredith Mayer
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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Lun 17 Aoû - 17:26

Si Meredith avait su le mardi 16 avril au soir que les machines débarqueraient le lendemain matin, à l'aube, à Niagara Falls, elle se serait probablement permis d'avaler l'un des rares somnifères qu'elle gardait pour les situations extrêmes. Peut-être alors, quelques heures de sommeil sans rêves l'auraient-elles aidé à affronter ces dernières vingt-quatre heures sans avoir besoin de se doper au paracétamol. En l'occurrence, les six heures hachées menues de sommeil qu'elle en avait obtenu, suivies des deux à trois heures entrecoupées de rapports qu'elle avait réussi à obtenir cette nuit, lui avaient collé une migraine que la liste défilante des ennuis augmentait à vue d'oeil. Elle avait probablement des cernes horribles (ce qui était déjà le cas la majorité du temps), mais n'avait pas pris la peine de se regarder dans un miroir. Inutile de trouver d'autres raisons de déprimer. Rajoutez à cela le fait qu'elle ait mal aux pieds de courir dans tous les quatre coins de la base pour vérifier que tout tournait rond, et vous auriez une bonne description de l'état dans laquelle la cheftaine de la base de la résistance se trouvait actuellement. En quelques mots : c'était plus de son âge, vous dirait-elle.

Ainsi, elle s'était finalement octroyée quelques instants de calme dans son bureau, lumières éteintes, où elle se forçait à faire le point, verre d'aspirine en main, et pantoufles aux pieds (eh ! il était à peine huit heures du matin, permettez ?!). Les yeux fermés, elle triait la tonne d'informations dont on l'avait abreuvé, les "si" et les "quand" devenant des scénarios catastrophes dans lesquels elle essayait de sauver les meubles... pardon, les résistants. Si elle avait donné dans les rêves éveillés, c'était maintenant les cauchemars qui lui encombraient l'esprit, mais un cauchemar elle en vivait un, et un des pires qu'elle ait redouté. Elle soupira, fatiguée de cet exercice mental désastreux, et se pinça le nez avec deux doigts. Elle ne finirait pas la journée saine d'esprit si elle continuait à ce régime. Il lui faudrait du café, beaucoup de café, et de quoi satisfaire son estomac, avec surtout beaucoup de glucides, tout un tas de glucides ou elle ferait un malaise d'hypoglycémie, si c'était pas sa tension qui lâchait avant, mais là elle doutait d'être en hypotension, vu le stress auquel elle était sujette. Rien de mieux pour plomber le moral des résistants que de voir leur leader dans la choucroute.

Elle se serait bien octroyée encore un petit quart d'heures de relaxation, mais quelques coups à sa porte lui rappelèrent qu'il n'y a pas de repos pour les braves. Soupirant profondément, elle se redressa et chercha à tâtons l'interrupteur qui rallumerait sa lampe de bureau (seule lumière dont elle avait jamais eu besoin dans cette pièce, qu'elle réservait à des entrevues privées). Lorsqu'elle eut fini de s'adapter à ce changement de luminosité, elle invita les nouveaux venus à rentrer. Elle n'aurait pas été jusqu'à se croire victime d'hallucinations en voyant Isaac Zylstra entouré et fermement tenu par des Green Bears, mais elle réalisa qu'elle aurait vraiment besoin de beaucoup de café. Et elle détestait ça.

Se redressant dans son fauteuil – un large fauteuil en cuir, l'un des rares excès qu'elle s'était permis – elle écouta l'un des soldats lui faire son rapport. Ses sourcils se haussèrent, et son regard alla d'Isaac aux Green Bears avec un air de "si c'est une blague, elle est loin d'être drôle et vous êtes des arriérés". Mais l'air contrit d'Isaac et sa faible tentative de défense donnèrent foi au récit des évènements, et Meredith se rejeta dans son fauteuil avec lassitude. Évidemment, rester enfermé sous terre était contre-nature pour la race humaine, et certains d'entre eux étaient bien plus sérieusement affectés que d'autres. Les claustrophobes étaient un gros problème au sein de la base, mais il est vrai que Meredith avait eu d'autres choses à faire que de s'en soucier présentement. Néanmoins, le problème d'Isaac semblait être quelque peu différent au sens où la plupart des personnes souffrant de claustrophobie se calmaient rien qu'en approchant d'une sortie, où ils avaient plus d'espace.

Avec un nouveau soupir, elle remercia les deux Green Bears et les invita à les laisser. Ils semblèrent hésiter et Meredith leur fit un signe de la main explicite.

« Il est claustrophobe, pas psychopathe. Laissez-nous, je m'en occupe. Retournez à vos postes... et dites à quelqu'un de m'apporter du café je vous prie ! »

Elle n'avait pas l'habitude de se faire servir, mais si elle devait régler tous les problèmes internes, elle ferait au moins travailler les petites mains qui devenaient nerveuses à l'idée de ne pas pouvoir se rendre utiles – et il y en avait un certain nombre. Lorsqu'ils lui eurent finalement obéi, Meredith invita Isaac à s'assoir en indiquant d'un signe de la main la chaise qui lui faisait face. Elle l'observa à la lumière de la lampe et remarqua la tension sur son visage, le long de ses mâchoires et de ses yeux. Meredith comprenait que pour un marin vivre sous terre était difficile, mais de là à malmener des Green Bears, c'était aller trop loin et elle ne pouvait pas vraiment laisser passer cela sans rien dire.

« Nous sommes tous tendus Isaac, mais blesser un des nôtres n'arrangera rien, au contraire. » remarqua-t-elle doucement, son regard patient mais quelque peu désappointé parlant pour elle.

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Mar 18 Aoû - 1:17

Isaac était resté un peu en retrait de celui qui s'était adressé à Meredith. Il avait trouvé d'un coup, un certain intérêt pour le sol du bureau, ne souhaitant pas de suite devoir croiser le regard de la cheftaine. Pas que le sentiment d'avoir l'air d'un con pour la peine était présent, mais c'était franchement tout comme. Comme si on était revenu à des années en arrière quand il se retrouvait face à la maîtresse après avoir fait une belle connerie. C'était pareil. Sauf que là... il était entouré de gars armé, dont l'un d'eux ne semblait pas vouloir lui lâcher le col de sa chemise. A croire qu'il avait peur de le voir partir en courant dans l'autre sens, vrai que c'était tout à fait son genre. Il se sentait pourtant nerveux et écoutait d'une seule oreille, la seule qui marchait en fait, la discussion entre le militaire et sa patronne. A croire qu'elle prenait sa défense, puisqu'elle renvoyait les deux Green Bears, au grand soulagement du marin, qui finirait par ne plus pouvoir les voir en peinture ces mecs.

Zylstra ne put s'empêcher d'hausser un sourcil alors qu'on le traitait de claustrophobe, non mais ce n’était pas ça non plus! Il ne venait pas de faire une crise, il avait juste besoin de pouvoir être à l'air libre, son goût de liberté qui se faisait un peu trop présent et qui l'emmerdait assez, fallait bien l'avouer. Il n'avait jamais réussi à changer ce défaut dans son comportement et il savait bien que c'était parfois plus que pénible, mais il était ainsi fait et... voilà. Il ne changerait jamais sur ce point, c'était une certitude. Personne n'était parfait, c'était un fait et le hollandais pas plus qu'un autre. Malgré la remarque de Meredith, le mec qui le tenait ne voulait toujours pas réellement le lâcher, à croire qu'il leur avait sérieusement fait peur tout à l'heure et puisque la leader insistait légèrement, l'homme décida d'aider celui qui le tenait à lâcher prise, faisant un mouvement du bras pour aller frapper doucement le sien, afin de se dégager de son étreinte, tout en soufflant quelques mots dans sa propre langue. Et mieux valait que personne ne parle le néerlandais dans le coin.

Il les regarda sortir, tandis qu'ils lui jetaient tout deux un regard noir et que lui leur rendait quand même la pareille, décidément, notre ami n'était pas franchement dans la meilleure des humeurs. Mais ça arrivait à tout le monde de se lever du pied gauche et Isaac, avait comme tout le monde, une bonne excuse pour être sur les nerfs. Certes, il était du genre à être d'un calme olympien dans pas mal de circonstance, pourtant sa patience avait elle aussi ses limites et être enfermé quelque part, avait tendance à la bouffer en un clin d'oeil. Et quand le hollandais était énervé, ça donnait rarement quelque chose de bon. Il remarqua alors que Mayer l'invitait à s'asseoir, mais ce n'était pas ce qu'il souhaitait, il se força pourtant à le faire. Se passant les deux mains dans ses cheveux trempés, il s'assit en bord de chaise, posant ses mains sur ses jambes, qu'il frottait légèrement, avant de se caller un peu plus dans la chaise et de poser ses mains sur les accoudoirs. Les doigts en vinrent très vite à le tapoter, oui décidément, il était bien nerveux.

Et Isaac s'osa enfin à lever les yeux sur son interlocutrice et croisa bien vite son regard. Il avala doucement sa salive, tout en crispant quelque peu la mâchoire, il n'aimait déjà pas ce regard. Voilà pourquoi il aurait souhaité passer devant un autre chef de base, il n'aurait pas voulu baisser dans son estime si vite, il se sentait minable et coupable, tout en sachant qu'il ne pourrait rien changer à son comportement à l'instant, son instinct avait un peu prit le dessus. Soupirant alors légèrement, tout en allant se frotter avec vigueur la barbe, il ouvrit à nouveau la bouche.


- Il n'est pas blessé, je lui ai juste tordu un peu le bras. Fortement, certes, mais il pourra utiliser à nouveau parfaitement son fusil dans une petite demi-heure... c'est pas non plus comme si je l'avais cassé. Il m'a cherché! Non, mais... au moins remettre cela au clair. Son ton, sans être agressif, était quelque peu... brutal quand même. Il aurait, même, bien rajouté qu'à force de se borner ainsi, il n'avait eu ce qu'il méritait au final, mais l'homme doutait sincèrement que cela intercède en sa faveur aux yeux du leader. Il fit une moue embêtée en croisant à nouveau son regard et baissa les yeux bien rapidement, comme un enfant prit en faute, sa main alla se poser sur sa nuque pour la masser. Je... excusez-moi.... marquant un petit temps, soupirant. Il tentait de se calmer, tant bien que mal. Ca finit par me rendre fou de tourner comme un lion en cage là-dessous, j'ai besoin d'air, c'est juste plus fort que moi. Il releva alors les yeux sur elle. Le pire dans tout ça, c'est que je comprends parfaitement vos points de vue, mais c'est viscéral, j'en ai besoin, j'peux pas vivre sans. Un peu comme un camé avec sa dope. Bon ok, c'était fort comme image, mais au moins, ça montrait bien le problème. Et non, je ne me ferais pas soigner!

A croire qu'on lui avait déjà fait la remarque de le faire, sa femme peut-être pour commencer? Non, elle avait toujours accepté ce besoin d'espace que son mari éprouvait. C'était plutôt depuis qu'il était arrivé en Amérique et cette foutue guerre, que les remarques fusaient parfois. Il s'était aussi relevé d'un bon, mais pas du tout agressif envers Meredith, non c'était juste un besoin d'être sur ses deux jambes et pouvoir à nouveau faire les 100 pas... la pauvre cheffe de la base, risquait maintenant de le prendre pour un hyperactif, qu'il n'était que rarement.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Sam 22 Aoû - 22:54

La scène avait probablement de choquant qu'elle brisait la vision de l'homme parfait que Meredith s'était construite d'Isaac. Pas qu'elle ait jamais véritablement considéré qu'Isaac était parfait – auquel cas il ne serait pas ici bas – mais du moins son calme et son self-contrôle l'avaient semblé au premier abord. Mais là encore, l'homme impassible que rien n'énerve n'existe pas, il fallait se le rappeler... et elle en avait ici un bon exemple. Le premier choc passé, Meredith n'eut cependant aucun mal à accepter qu'Isaac craque dans la situation difficile dans laquelle ils se trouvaient. Certes, elle aurait préféré ne pas avoir à appliqué le même principe de cheftaine-qui-règle-tous-les-soucis face à lui, après tout c'était en partie la raison pour laquelle elle l'appréciait tant : ne pas avoir à jouer ce rôle de leader, pouvoir lui parler et agir normalement en sa présence, comme une égale. Sauf que celle qui régle tous les problèmes liés à un non-membre d'une équipe, c'était elle, et donc évidemment, la supérieure d'Isaac, c'était elle. Elle avait tenté d'oublier ce détail, et ça lui revenait en pleine figure. C'était de sa faute, vraiment, elle ne pouvait pas vraiment en vouloir à Isaac d'être humain (et non l'homme parfait assimilable à Dieu...).

Machinalement, elle attrapa un stylo, qu'elle fit tournoyer entre ses doigts. Elle posa un coude sur son bureau, et son menton dans sa paume tandis qu'elle observait Isaac s'installer. Il était tendu et incapable de tenir en place, c'était évident. Meredith réfléchit rapidement, mais il n'y avait pas une multitude de manières de régler le problème. Si Isaac ne sortait pas, il allait probablement devenir de plus en plus insupportable, et elle ne tenait vraiment pas à en arriver jusque là. La meilleure manière d'éviter les disputes, c'est de ne pas les chercher. Mais il fallait quand même qu'il se calme et qu'il prenne conscience qu'elle ne pouvait l'autoriser à entrainer des conflits avec les Green Bears, crise de nerfs ou pas, car si elle pouvait comprendre son anxiété, elle ne pouvait cautionner ses réactions.

« Vous savez parfaitement ce que je veux dire Isaac. » répondit-elle calmement lorsqu'il essaya de se défendre. A cet instant, il ressemblait vraiment à un enfant pris en faute essayant de minimiser sa faute et de la rejeter autant que possible sur les autres. Heureusement, Meredith aurait tout aussi bien pu faire carrière dans le professorat qu'en politique et il lui en faudrait plus pour se laisser désarçonner. « Vous avez désobéi aux instructions du personnel militaire, personnel qui assure notre sécurité à tous dans cette situation de crise, et vous avez répondu par la force. Les Green Bears n'ont pas besoin qu'on leur rajoute des crises de nerfs à gérer quand ils sont déjà tendus par la situation. »

Elle y était allée fort là, c'était un peu dur de traiter son comportement de "crise de nerf", mais elle avait toujours été parfaitement franche avec Isaac et elle ne comptait pas vraiment changé. S'il n'était pas capable d'encaisser la vérité, alors c'est qu'elle c'était vraiment trompée sur son compte. Elle tenait à être claire, à ce qu'ils se comprennent parfaitement, et notamment à ce qu'il accepte que ce qui venait de se passer ne pouvait pas se reproduire. Ils avaient développé de manière très étonnante et rapide une relation d'amitié grandissante, mais Meredith restait avant toute chose la responsable de cette base. C'est ce qui alourdissait tant ses relations amicales, les rendaient difficiles à gérer de par cette différence de "hiérarchie", et elle avait naïvement espéré que les choses avec Isaac seraient différentes...

« Je comprend Isaac. » assura-t-elle sans attendre pour éviter qu'il ne prenne la mouche avant de finir. « Et je ne vous considère pas malade. Cependant, vous seriez simplement venu me voir, moi ou même un membre du personnel médical, pour expliquer votre situation, et je vous aurais donner le droit d'accéder aux balcons. » lui expliqua-t-il patiemment avec un regard qui disait "y avait vraiment pas besoin d'en arriver là". « Vous n'êtes pas le seul à avoir des difficultés à gérer l'idée d'être enfermé sous terre trop longtemps. Ça n'a rien d'aberrant. »

Vraiment rien d'aberrant. Si Meredith n'avait pas l'esprit constamment occupé par tous les soucis qui s'accumulaient, elle aurait pris un bol d'air frais il y a un bon moment déjà. Mais, évidemment, sans aller embêter les sentinelles qui faisaient le guet depuis quatre heures du matin...

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Sam 22 Aoû - 23:57

Et voilà, encore une fois, il avait un peu plus de preuve du pourquoi il n'avait pas voulu se retrouver en face d'elle. Pourquoi il aurait préféré qu'un autre s'occupe de son cas... il n'avait pas manqué de remarquer dans son regard qu'il l'avait déçu, même légèrement, il le ressentait et ça ne lui plaisait guère. Isaac ne tenait pas non plus à se donner l'air d'être un homme sans défauts apparent, non ça c'était impossible, comme tout le monde, il avait ses mauvais côtés, mais il aurait préféré qu'elle n'y ait pas droit si rapidement. Qu'elle n'ait pas à le voir ainsi, si... enfin bref, il se trouvait des plus pitoyables et ça n'arrangeait en rien son humeur. Car il était bien évident que ce n'était contre personne qu'il était en rogne, mis à part lui-même.

Bien sûr qu'il savait parfaitement où elle voulait en venir, son attitude ne pouvait être excusable et il en était parfaitement conscient, mais parfois, on ne contrôlait pas réellement ses pulsions. Et il n'avait pas réfléchit, tout simplement. C'était idiot de sa part et il s'en mordait les doigts. Tout en marchant de long en large dans la pièce, tandis que Meredith continuait à lui parler d'une voix encore assez calme, bien que ses propos ne fussent pas des plus agréables à entendre, l'homme se passait souvent les mains dans les cheveux, sur la nuque, les joues, mais il semblait quand même plus calme qu'à son arrivée. A croire que son sang froid revenait gentiment, ou c'était le fait de se sentir en compagnie amie qui le calmait sérieusement? La deuxième solution était sûrement la plus plausible, Mayer avait peut-être sur le marin, un pouvoir calmant qui serait des plus utile s'il devait péter à nouveau un câble.


- Oh, ils gèrent comme moi à ce niveau, par la force...
fit-il avec un léger sourire, car on ne pouvait pas dire que d'un côté comme de l'autre, ils avaient été des plus tendre. Aller savoir s'il tentait de faire de l'humour pour détendre un peu l'atmosphère, enfin pour se détendre lui personnellement, mais il doutait que son interlocutrice goûte à cette "plaisanterie", qui n'en était pas une au final. C'était plutôt une constatation, tout en sachant parfaitement que les militaires faisaient leur boulot et le marin empêcha la leader de lui répondre, en continuant sur sa lancée. Mais je sais que je suis en faute, je n'aurais pas du réagir aussi violemment, je m'emporte rarement, mais cette situation bouffe ma patience rapidement. L'homme ne se cherchait pas des excuses, il exposait des faits. Il secoua la tête avec une légère moue, quel con, mais quel con! S'arrêtant dans ses pas, il posa une main sur sa hanche et de l'autre, alla se frotter vigoureusement les yeux avec le pouce et le majeur, décidément, ça ne lui réussissait pas de vivre dans ces trous à rat.

Le leader lui fit alors remarquer qu'il aurait mieux fait de venir directement la voir pour lui parler de son problème. Mais il fallait bien avouer qu'il n'avait pas voulu trop la déranger pour commencer, bien que c'était raté et de façon parfait, fallait bien le dire. Ensuite, s'il s'était dirigé vers les sorties par la suite, ça avait totalement était fait sur un coup de tête, une envie subite qu'il n'avait pas contrôlée et il n'avait pensé à rien d'autre, que de voir l'extérieur. Certes, ce n'était jamais bon de se laisser guider par ses instincts primitifs parfois, mais l'envie de sortir avait été si forte, qu'il n'avait pu que lui céder.


- Ce n'est pas l'idée qui me pose problème, c'est plutôt la mise en pratique de cette idée que je ne supporte que très peu, enfin nous nous sommes compris de toutes les façons et je comprends votre point de vue. Je ne voulais, juste, pas vous embêté avec mes problèmes, vous avez déjà tout le reste à gérer, pas besoin d'avoir encore un truc en plus à vous mettre en tête. Il ouvrit les yeux. Mais j'ai foiré dans les grandes lignes, j'ai cru pouvoir me contrôler un peu mieux que cela. Tournant la tête pour observer la femme à son bureau. Elle lui parla alors de balcon, et il haussa un sourcil à cette appellation, ils avaient des... balcons? Ca lui permettait donc de "sortir", en risquant moins de se faire voir par les machines? Mais pourquoi n'était-il jamais tombé dessus? Ok, ça ne faisait pas non plus des semaines et des mois qu'il était là, mais... il aurait quand même dû en entendre parler. Enfin, c'était toujours bon à savoir que ce genre de trucs existait. Bien qu'une lueur d'espoir apparu rapidement dans son regard, il soupira de dépit. Je suis vraiment le dernier des imbéciles et je vous prie de m'excuser. S'il y a bien quelqu'un que je n'aurais pas voulu décevoir par mon attitude, c'est vous...

Le hollandais s'était approché de la chaise et avait posé les deux mains dessus, afin de prendre bien appuis, tout en ne lâchant pas du regard Meredith, il était comme d'habitude des plus honnête et on pouvait parfaitement sentir qu'il s'en voulait vraiment. Pas d'avoir tordu le bras au militaire, non ça, il l'avait un peu cherché quand même, il n'en démoderait pas, non c'était juste ce qu'il faisait subir à cette femme qui l'importunait. Ayant une considération plus que certaine pour elle, il voulait la protéger quelque peu de ses propres angoisses. Il c'était promis d'être là pour elle et de l'aider à porter un peu toutes ses responsabilités qu’elle avait sur les épaules et voilà qu'il avait fait le total opposé. Nul.


- Moi qui m’étais dit que je pourrais vous faire oublier votre boulot de chef quand vous seriez en ma présence, j’ai bien raté le coche, pour la peine.
Secouant doucement de la tête. Un vrai con. Pourtant, un léger sourire revint quelques instants, le fait qu'elle lui ait parlé de ces balcons et donc de cette possibilité de sortir, lui remettait un peu de baume au coeur et donc, le calmait presque instantanément. J'espère que je n'ai au moins pas foutu toutes mes chances par terre de pouvoir sortir sur vos fameux balcons, dont j'apprends l'existence à l'instant, avec mes bêtises... espoir quand tu nous tiens.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Dim 30 Aoû - 18:09

A tourner comme un fauve en cage, il allait finir par lui communiquer sa nervosité. Elle n'avait pas vraiment besoin qu'on l'aide dans ce domaine d'ailleurs, elle avait atteint son quota pour le mois. A vrai dire, plus elle y pensait, et plus elle se disait que si elle ne mourrait pas de la main d'une machine, ce serait des conséquences d'une fin de vie à se gaver de café, d'anxiolytiques et de somnifères. A choisir, elle préférait toujours la deuxième solution, car même si elle mourrait de surdose de nervosité, au moins elle mourrait avec quelques espoirs pour le reste des résistants et de l'humanité. Car elle comptait bien que sa mort ne soit pas si proche que ces Cargos Vultures en soient la cause, et elle serait bien damnée si elle laissait les membres de cette base paniquer et foutre en l'air cet espoir. Et ça commençait par Isaac, si lui la lâchait maintenant, elle ne pourrait plus contenter que sur les leaders des équipes, eux-mêmes en surchauffe générale... Devon Osborn ne comptait pas, son détachement la mettait plus en rogne qu'autre chose dans les situations critiques comme celles-ci.

Il fallait donc régler le cas Zylstra, et en vitesse, histoire que les choses reprennent leur cours normal et qu'elle puisse de nouveau compter sur lui pour la soutenir mentalement avant qu'elle ne craque. Rassurée qu'il ait retrouvé assez de self-contrôle pour abonder dans son sens et comprendre son point de vue, elle lui sourit, encourageante. Tant qu'ils se comprenaient quelque soit l'état d'Isaac, c'était tout ce qu'elle demandait. Il avait le droit de craquer, comme tout le monde ; la situation aurait été plus gênante s'il avait été incapable d'être raisonné dans cet état. Voilà qui était rassurant et Meredith ne lui en tenait pas rigueur. Ses excuses, bien que bienvenues dans ces circonstances, la mirent mal à l'aise – où était-ce plutôt son regard fixe et hypnotisant ? – et elle détourna les yeux malgré elle. En tant qu'ex-sénatrice et leader, elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être ainsi décontenancée mais le regard d'Isaac avait une telle intensité, qu'elle ne savait identifier, qu'elle en était étrangement troublée.

« Je ne suis pas déçue, Isaac. » assura-t-elle calmement, avec un sourire rassurant. Ayant retrouvé un visage composé, elle releva les yeux sur son interlocuteur et maintint cette fois-ci le contact, le regard sincère et franc. « Nous avons tous des moments d'absence. Je ne juge un homme qu'à la manière dont il répare ses fautes lorsque la colère est passée. » Elle attrapa son talkie-walkie, qu'elle accrocha à sa ceinture et repoussa son fauteuil pour se lever. « Et puisque vous voulez me faire oublier mon job, pour vous rattraper, vous allez faire plus que de sortir sur les balcons : vous allez me tenir compagnie. » Elle lui décocha un sourire malicieux, les yeux pétillants d'amusement.

Elle fit le tour de son bureau et se tint, mains sur les hanches, devant Isaac. Vêtue d'une chemise blanche et d'un pantalon baggy kaki qui faisait deux fois sa taille, elle offrait un drôle de spectacle, renforcé par ses pantoufles en fourrure rose fluo et ses chaussettes décorées de Bugs Bunny. Chef ? Elle ? Où vous avez vu ça vous ?! Devant un autre, elle n'aurait pas osé se montrer ainsi, mais elle se contenta de décocher un sourire d'autodérision à Isaac. Elle tendit une main, indiquant la paire de baskets planquée dans un coin derrière Isaac, et lui demanda de les lui donner. Elle attrapa pour sa part un chouchou blanc avec lequel elle noua ses cheveux en une queue de cheval en trois tours de main. Elle accepta ensuite ses baskets et se posa sur le coin de son bureau pour les enfiler.

« Mettons deux choses au point. » dit-elle en se chaussant. « La première : vous ne m'embêterez jamais, oubliez le reste, parfois quelques ajouts de travail font du bien, alors n'hésitez plus à venir me voir. » Elle leva les yeux sur lui pour appuyer sa demande avant de passer au reste, sur un ton plus léger : « Et, deuxième chose, n'attendez pas de miracles des balcons : une avancée de pierre avec chute libre sur le Niagara, c'est tout ce qui se cache derrière ce mot. Vous n'avez pas le vertige j'espère ? »

Elle lui sourit une nouvelle fois et l'invita à la suivre. Elle ouvrit la porte de son bureau et se retrouva face à face avec une jeune femme, de seize ans, probablement pas plus, qui s'apprêtait à frapper, le poing levé. Elle rougit comme une pivoine en se retrouvant si brusquement face à Meredith, et lui tendit un gobelet de café. Bien sûr, celui qu'elle avait commandé, elle avait failli oublier à parler avec Isaac. Elle la remercia gentiment et accepta le récipient, agréablement chaud entre ses doigts. L'adolescente fila sans demander son reste, et Meredith sourit une nouvelle fois à Isaac, en lui indiquant d'un signe de la main le chemin à suivre avant de s'y engouffrer elle-même.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Sam 5 Sep - 22:08

Le fait que Meredith lui fasse comprendre qu'au final, son comportement ne changeait pas les sentiments qu'elle avait pour lui, rassura un peu plus le marin et le calma complètement. Un sourire de remerciement avait prit place sur ses lèvres et il lui en était plus que reconnaissant. Ca aurait franchement été con qu'ils ne se parlent plus comme ils le faisaient, à cause de sa stupidité, mais cette femme était un ange. Enfin, aux yeux d'Isaac, en tous les cas, de part son caractère, de ce qu'il en connaissait, il ne lui avait pas encore réellement trouvé de défauts et bien qu'il savait que personne n'était parfait, Mayer avait un je ne sais quoi d'angélique. (xd!) C'était assurément quelque peu exagéré cette pensée, elle était en tous les cas, quelqu'un de bien et ça ne pouvait que plaire à notre homme.

Il n'avait pas manqué le fait qu'elle avait détourné le regard, alors qu'il venait de faire ses excuses, mais n'en teint pas compte, même si cela l'étonna quelque peu, est-ce qu'il la troublait tant que ça? Mais elle reporta bien vite toute son attention sur lui, en lui faisant comprendre qu'elle le jugerait sur le rattrapage qu'il ferait de sa faute, bien, il ferait de son mieux en tous les cas pour se rattraper. Et la condition qu'elle mit à cela ne manqua pas de lui faire garder son sourire un peu plus longtemps.


- Je le ferais avec grand plaisir!

Y avait bien pire comme moyen de se rattraper quand même. Et sortir un moment à l'air frais avec Meredith avait quelque chose de plaisant. De toute façon, depuis qu'ils s'étaient rencontrés, Isaac appréciait réellement sa compagnie et ne crachait jamais sur quelques minutes à passer avec elle. Étrange quand même, ce lien qu'ils avaient crée en si peu de temps, dès la première minute où ils s'étaient vu en fait. L'homme se demandait bien comment cela avait-il pu se produire. On ne tombait jamais amoureux si rapidement, mais il était vrai que parfois, des liens extrêmement fort pouvaient se faire bien vite entre les gens. Encore une fois, il ne manqua pas d'être tiré de ses pensées par Meredith qui après avoir fait le tour de son bureau, se posta devant lui dans une tenue quelque peu... spéciale.

Haussant un sourcil tout en la détaillant bien rapidement du regard, après avoir quitté le dossier de la chaise sur lequel il s'était appuyé, il ne put contenir un rire. Fallait bien avouer que cette vision de la chef de la base était plutôt comique et Zylstra n'était pas du genre à ne pas montrer que cela pouvait l'amuser, bien au contraire. Sans que pour autant, cela doive être prit comme de la moquerie. D'ailleurs, il ne manqua pas de bien vite le lui faire comprendre.

- Magnifique look, ces pantoufles sont très tendance. Avec un grand sourire amusé. Avant d'aller chercher la paire de basket qu'elle lui demandait.

Son hilarité n'avait au final, durée que très peu de temps, ça avait été plus la surprise de la découvrir ainsi qui l'avait fait marré plus qu'autre chose et il écouta par la suite, attentivement ce qu'elle avait à lui dire, tandis qu'elle finissait de se préparer pour sortir.

- Ne dites pas ça, vous pourriez le regretter. Même si son ton était léger, il ne souhaitait pas non plus qu'elle finisse par le trouver lourd à la longue, s'il allait chaque fois la voir pour un problème. Enfin, ce n'était pas non plus comme s'il en avait des tonnes. Et puis, je trouve que vous travaillez déjà bien assez comme cela, je ferais en sorte de ne pas venir vous voir pour vous en rajouter. Et il était on ne peut plus sincère. Son regard pétilla quelques secondes à l'explication des balcons. Absolument pas, ça me donnera presque l'impression de me retrouver en haut d'un mât! Fit-il presque avec enthousiasme, bah ouais, forte hauteur plus flotte en contre bas... avec un peu d'imagination, ça irait parfaitement. Autant dire que le hollandais avait encore plus hâte de se retrouver sur ces fameux balcons.

Le mouvement fût alors lancé et il suivit bien gentiment sa guide, à peine la porte ouvert qu'un obstacle se dressa devant eux, bien vite disparu d'ailleurs, puisque la jeune fille qui venait d'apporter son café à Meredith fila comme une flèche sans demander son reste et bien que la femme lui fit signe d'avancer, il la laissa passer devant lui, posant légèrement une main dans son dos - geste tout à fait naturel - pour lui faire comprendre qu'il suivait le mouvement.

Au final, le chemin n'avait pas été si long que cela, de son impression en tout cas et ils venaient, tout deux, de poser le pied dehors. Isaac ne manqua pas de respirer à plein poumon la fraîche odeur d'un jour qui se lève (faut que j'arrête sérieusement de bosser sur les misérables... xd!). Un regard porté sur la femme qui l'accompagnait et il lui fit un sourire ravi. Un rien pouvait le rendre heureux, certes, mais pour lui, ce n'était pas n'importe quoi, de pouvoir être dehors, alors qu'il fallait vivre enfermé tout le temps.

Sans réellement réfléchir à la suite des événements, il s'était rapproché sensiblement de Meredith et après un merci totalement franc et sincère pour ce qu'elle venait de faire pour lui, il posa doucement une main sur sa joue et lui vola un baiser. Voler c'était bien le mot, car à peine avait-il touché ses lèvres, qu'une décharge l'avait fait se reculer bien vite de l'ancienne sénatrice.

- Hum... excusez-moi.. je... je n'aurais pas du. Bafouilla-t-il plutôt confus. Avant de s'éloigner de quelques pas de sa personne et d'aller plutôt faire face au paysage, la pointe des pieds touchant le bord de la falaise, les deux mains d'un coup encrée dans ses poches.

Qu'est-ce qui lui avait prit? Il n'avait pas le droit de leur faire ça. D'abord à sa femme, parce que quoi qu'il arrive, il se considérait toujours comme officiellement marié et donc de part ce fait, il tentait tant bien que mal de lui être fidèle. Car oui, l'abstinence en 10 ans, il n'avait pu s'y tenir. L'alcool avait en général aidé à ce qu'il cède à certaines avances, sans que pour autant un sentiment de culpabilité ne vienne pas le prendre au réveil mais là... il l'avait fait en son âme et conscience et c'était pire que tout. Il n'en avait assurément pas le droit. Et donc, dans cette logique, il ne pouvait pas se permettre de faire croire quoi que ce soit à la leader de la base... ça devenait compliqué cette affaire.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Dim 13 Sep - 20:12

L'orage était passé et le soleil pointait de nouveau son nez derrières les nuages qui avaient semblé si menaçants quelques instants plus tôt. La facilité qu'avait ces deux personnes à tourner la page, et particulièrement Meredith dans ce cas ci, était assez révélatrice de leur affection l'un pour l'autre. Leur toute jeune amitié leur tenait trop à cœur pour la gâcher si tôt dans leur relation et dans de telles conditions où chacun était tendu et à fleur de peau. Leurs caractères mûris par les ans et assagis par les épreuves aidaient probablement autant que leur humour bon enfant. La preuve étant qu'Isaac s'amusait autant de la tenue vestimentaire de Meredith que celle-ci s'amusa de son amusement gentillet. Sans se départir de son sourire, elle lui renvoya d'ailleurs la balle, les yeux pétillants de malice :

« Je suis heureuse que vous appréciez, avec quelques amies nous avons l'intention de lancer la nouvelle mode automne-hiver. »

S'ils en avaient eu les moyens, elle l'aurait probablement fait. Ça aurait eu l'avantage de divertir les résistants de leur train-train quotidien. Mais, tiens, c'était une idée cela : et pourquoi pas improviser un défilé de mode avec les vêtements hétéroclites qu'ils avaient glané de ci de là ? La nouvelle mode post-apocalyptique était particulièrement remarquable par son ingéniosité et sa débrouillardise après tout ! Cela la fit sourire, mais elle nota cela dans un petit coin de son esprit, certaine que l'idée emporterait du succès si elle la proposait au bon public. Toute occasion était bonne pour se distraire un peu et détendre l'atmosphère, surtout après la tension qui régnait en ce moment (car elle ne doutait pas de la fin plus ou moins proche de cette situation, tout était question de patience).

Elle sourit simplement lorsqu'Isaac insista pour ne pas ajouter à sa charge de travail. Il était si fixé sur cette idée qu'elle se résolut à ne pas le contredire, mais en ce qui la concernait, elle ne voyait pas le fait d'aider Isaac comme du travail supplémentaire. Rien que la présence d'Isaac était distrayante et lui faisait oublier ses soucis quotidiens l'espace de quelques instants éphèmères. A force de persévérance elle le lui ferait comprendre un de ces jours, mais en attendant autant profiter du moment présent sans se perdre en vains arguments. Comme tout bon politique (et politique un jour, politique toujours), Meredith savait reconnaître ses défaites et revenir à l'attaque au moment le plus approprié, lorsque la victoire lui serait toute acquise.

Café en main, elle montra donc le chemin vers les balcons. Son bureau était tout à fait stratégiquement placé au carrefour du niveau, et l'accès vers l'extérieur n'était donc pas bien loin, d'autant plus que les "balcons" étaient dispersés le long de la falaise de manière régulière. Ils croisèrent cependant quelques personnes, heureusement trop occupées par leurs propres pensées ou préoccupations pour entraîner Meredith dans des conversations au coin des couloirs comme elle en avait l'habitude. Ils arrivèrent donc à destination sans avoir été dérangés et elle repoussa le lourd rideau qui cachait la sortie, laissant la lumière matinale et l'air frais s'engouffrer dans les couloirs souterrains.

Elle se glissa sur le côté, dos contre la pierre rude et inégale de la falaise, laissant la place nécessaire au bien être d'Isaac. Le vent qui persistait depuis quelques temps lui balayait le visage avec insistance et elle inspira profondément pour apprécier ce bol d'air frais. Lorsque son compagnon se rapprocha et la remercia avec une sincérité frappante, Meredith sourit, touchée et satisfaite de lui procurer ce plaisir simple. Elle n'eut cependant nul instant de réflexion à sa disposition pour remarquer leur forte proximité : une main s'était déjà posée sur sa joue, immédiatement suivie de lèvres contre les siennes. L'instant fut aussi furtif que marquant, et bien qu'Isaac se recula quasiment immédiatement, Meredith resta un instant figée dans la même position, bien trop surprise pour réagir de quelque manière que ce soit... et encore aurait-il fallu que son cerveau décide de la manière en question.

Le toucher fut si délicat et furtif qu'elle dut réprimé sa réaction de toucher ses lèvres pour vérifier qu'elle n'avait pas rêvé (ce qui était aussi stupide qu'enfantin). Lorsqu'elle leva finalement les yeux sur Isaac, regagnant la maîtrise d'elle-même, celui-ci lui avait déjà tourné le dos, s'éloignant après s'être excusé. S'excuser de quoi aurait voulu demander Meredith, mais la réponse était évidente. Ils se connaissaient à peine et elle était la responsable de cette base, on ne l'embrasse pas de manière aussi cavalière n'est-il pas ? Le premier venu se serait pris une gifle retentissante (qui lui aurait offert un aller simple pour le fleuve en contrebas). Mais Isaac n'était pas le premier venu, et au final... cela ne dérangeait pas Meredith. Ce baiser avait été si délicat et spontané qu'elle en était profondément troublée et ne pouvait s'amener à le regretter.

Difficile cependant de trouver quoi que ce soit à répliquer après un tel évènement, qui laissait Meredith perplexe quant à ses propres sentiments. Que faire ? Comme si de rien n'était paraissait la solution la plus sûre pour elle-même, mais elle n'était pas sûre qu'Isaac apprécie, attendait-il une réaction particulière de sa part ?! Oh ! Voilà qu'un moment agréable et se voulant distrayant de ses soucis habituels devenait bien trop compliqué et stressant. Elle doutait qu'ils puissent profiter de cet instant à l'air libre l'esprit en paix avec ce qui venait de se passer et hésita à se retirer. Lorsqu'elle remarqua son corps tendu comme un arc et le profil de son visage crispé, elle eut cependant mauvaise conscience à l'idée de le laisser dans cet état. Prenant son courage à deux mains (et il en fallait du courage pour devenir sénatrice et leader d'une telle base, elle n'avait plus à le prouver), elle s'avança donc malgré tout, lentement (c'est qu'il était bien trop près du bord à son goût). Elle effleura son bras et répondit finalement :

« Ça va. » assura-t-elle d'une voix plus assurée et paisible qu'elle ne l'était elle-même (c'était devenu un art de faire passer par sa voix ce qu'elle ne ressentait pas en son fort intérieur). « Il n'y a pas offense. »

Elle s'assit finalement au bord de la falaise, laissant ses jambes pendre dans le vide, et leva les yeux en une invitation silencieuse à l'imiter. Offrant son visage au vent, c'est tout naturellement qu'elle trouva un moyen de dévier la conversation sur un terrain moins glissant :

« Parlez-moi de vos voyages. »

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Sam 19 Sep - 12:40

Alors qu'ils avaient bien rit avec cette histoire de mode et de défilé, car Isaac s'imaginait parfaitement l'affaire, ce qui ne manquerait pas de rendre l'atmosphère un peu moins électrique au sein de la base, voilà que l'ambiance entre eux était tout autre à l'instant, juste pour ce geste ô combien stupide qu'il venait d'avoir. Son regard un peu perdu dans l'horizon lointain, le marin ne semblait pas vouloir quitter ses pensées ou oser regarder à nouveau la femme qu'il venait d'embrasser. Rah quel idiot! Encore une fois, il avait mit les deux pieds dans le plat avec une maîtrise proche de la perfection.

Ses mâchoires étaient contractées, montrant bien son état de crispation et dans quel état de pensée il pouvait être à l'instant. Ce qui était plutôt normal en y pensant. Et tout ce qu'il souhaitait, c'était que ce geste stupide ne fasse pas tout changer entre eux. Que Meredith décide à présent de l'éviter à chaque fois qu'elle pourrait le croiser, pour ne pas avoir à parler de ce qu'il venait de se passer. Ce qui ne manquerait pas de le rendre quelque peu malheureux. Si elle arrivait à passer outre son acte, tout serait parfais, ou presque.

Quelques instants de silence se firent, qui parurent durée une éternité, en attente du "jugement", elle finit par le briser et l'homme redoutait ses paroles. Mais elle sembla prête à lui pardonne, encore une fois! Elle était décidément trop bonne avec lui. Les paroles étaient accompagnées d'un geste rassurant, qu'il accepta sans dire un mot, tournant juste la tête dans sa direction et s'osa croiser à nouveau son regard. Mayer ne prenait pas cet échange comme une offense, tant mieux! Bien que lui n'arrivait pas à se dire le contraire, à enlever de son esprit qu'il avait même bien mal agi dans cette histoire. Et puis, oui il y avait offense, peut-être pas contre la personne de la leader, mais contre sa propre femme... même si elle se trouvait à des miles de là, il ne pouvait pas s'empêcher d'y penser.

Voilà qu'il donnait à nouveau une bien piètre image de sa personne... y avait franchement des jours où il fallait mieux rester au lit!

Zylstra la regarda s'asseoir sur le rebord de la falaise, les pieds dans le vide, ce qui ne manqua pas de lui tirer un sourire, décidément, cette femme n'avait peur de rien (ou presque), peu de personne oserait s'installer ainsi, avec le vide sous leurs pieds, c'était quelque chose qui pouvait rapidement impressionner. Et un nombre constant de gens avait très souvent le vertige, ce qui n'était pas son cas, à voir. De plus, elle n'hésita pas à relancer la discussion comme si rien ne s'était passé quelque minute plus tôt. Ce qui lui convenait parfaitement, pour l'instant en tout cas, peut-être que qu'ils devraient s'interroger un peu plus sur la suite de leur relation si les choses évoluaient... quoique...

L'hollandais suivi son hôte dans ce changement de sujet plus que bienvenue!


- J'espère que vous avez quelques heures de libre devant vous. Ca ne se résume pas en 10 minutes... à moins que vous souhaitiez entendre quelque chose en particulier? Sur un pays, ou une culture? Fit-il d'un ton calme et posé, alors qu'il suivait son invitation silencieuse à s'asseoir à ses côtés. Une jambe pendante dans le vide, l'autre prenant appui sur le rebord de la falaise et son bras droit venant reposer sur son genou, il reporta bien rapidement son regard sur le paysage. Je n'ai pas fait le tour du monde et il entendait par là, non pas le fait de poser un pied sur chaque continent, mais bien d’en voir tous les pays, je n'en ai pas eu le temps, malheureusement et avec ce qui m'est arrivé dans ma vie privée, c'est devenu quasiment impossible, mais c'est vrai que j'ai eu l'occasion de pouvoir me balader sur la plupart des continents. Sortant de sa rêverie alors qu'il n'avait même pas encore parler réellement de ce qu'il avait pu voir ou vivre. Vous avez voyagé, vous aussi? Ou le travail vous a empêché de quitter les Etats-Unis? Parce que mine de rien, il ne savait toujours pas ce qu'avait été Meredith avant cette guerre.

C'était bien partit en tous cas, pour qu'ils oublient tout deux un moment l'épisode du baiser.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Mar 29 Sep - 15:21

Repoussant vaillamment des pensées malvenues s'attardant sur une pente glissante, Meredith se força à fixer les falaises opposées et leurs irrégularités lointaines. Ne pas penser était contre-nature, mais, aussi facile que soit le fait de dévier une conversation, dévier son propre train de pensée était bien souvent mission impossible. En tout cas, c'était le cas Meredith dont l'esprit organisé refusait simplement de mettre de côté les questions qui gênent. Ainsi, elle aurait beau fixer ces magnifiques paysages offerts par la nature ou essayer de se raccrocher à un quelconque récit de voyage, un moment ou à un autre, elle le savait, ces pensées qu'elle essayait de repousser reviendraient la harceler. Plus tard, quand elle serait seule, avec du temps libre à tuer, et que des sujets plus pressants comme la survie de la base ne seraient plus en jeu. Plus tard, mais pas maintenant, car maintenant, elle n'était pas seule, et Dieu sait que de telles pensées ne devaient pas être prises en compte dans des instants de distraction et de faiblesse.

Elle détourna légèrement la tête vers Isaac lorsqu'il répondit à sa demande, appréciant une distraction extérieure bienvenue. Oh, elle aurait bien voulu lui en accorder, des heures, mais en effet elle n'en aurait probablement pas la liberté. A un moment ou à un autre, l'un de ses collaborateurs viendrait la chercher. Qu'à cela ne tienne, elle entendait bien qu'ils se revoient plus tard, et de nombreuses fois après cela, et tout autant de fois que leur vie le leur permettra, ainsi ces heures ils les prendraient, à un moment ou à un autre, et elles auraient le droit à ces récits de voyage. C'est qu'elle-même en avait fait si peu, qu'elle rêvait par procuration en écoutant les histoires d'autrui.

« Oh, j'ai quitté les Etats-Unis, bien sûr, mais si peu. » avoua-t-elle en secouant la tête avec regret. Elle fit appel à sa mémoire bien encombrée pour se remémorer la (courte) liste en question. « La première fois, c'était pour notre lune de miel... nous sommes allés à Hawaï... Vous me direz, ça ne compte pas, théoriquement c'est toujours les Etats-Unis. » réalisa-t-elle en roulant des yeux avec un sourire en coin. « Alors, ensuite... ensuite, c'était toujours dans le cadre de mon travail. Principalement l'Europe de l'Ouest, parce qu'à part un peu de français je ne suis pas très douée en langues, je dois avouer... En Europe et en Australie aussi : c'est très beau Sydney. J'ai dû faire également l'Afrique du Sud, mais ce n'est comme si notre emploi du temps de sénateurs et tous les gardes du corps qui vont avec nous avait vraiment permis de visiter les lieux. »

Elle leva les yeux à ce détail, car il fallait bien avouer que si elle avait voyagé quelque peu, elle n'avait pas vu grand chose des pays visités. Les hôtels de luxe, les bâtiments diplomatiques... En tant que sénatrice, elle avait assisté à bien peu de choses en une quinzaine d'années de carrière, après tout leur préoccupation principale restait la défense de leur pays... Alors, ça, oui, elle en avait vu des territoires américains, elle les avait visité en long, en large et en travers même, mais pour le reste... Pas qu'elle soit vraiment casanière ou super-patriotique au point d'en occulter le reste du monde, mais sa vie privée avait déjà été un désastre, toutes ses vacances elle s'était attachée à les passer avec sa fille, et non pas à découvrir le monde.

« C'est bien dommage cependant, j'aurais adoré voyager et visiter plus de lieux diversifiés. De nombreux pays et cultures me semblent passionnants. L'Egypte par exemple, la vallée du Nil, j'aurais adoré la faire ! » s'exclama-t-elle avec enthousiaste, le sujet de conversation l'ayant totalement happé dans ses vieilles passions, lui faisant oublier toute autre pensée parasite (pour le moment). « Un dignitaire égyptien m'avait offert un magnifique parchemin (une reproduction bien entendu, mais très réaliste), j'ai eu un mal fou à m'en séparer... Vous avez été en Egypte ? »

Ses yeux brillaient d'un intérêt profond, et il était évident qu'il pourrait lui parler de n'importe lequel de ses voyages, elle serait ravie de rester simplement à l'écouter. Elle remonta ses jambes sur le promontoire, les pliant pour les enserrer de ses bras et poser sa tête dessus dans une posture d'écoute attentive.

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Dim 4 Oct - 11:22

Isaac n'était pas loin du même état que Meredith en ce qui concernait ses pensées, mais il avait la capacité de mettre ce qui le dérangeait de côté, sans presque aucun problème, en tous les cas, autant de temps qu'il était avec quelqu'un qu'il appréciait et dont il voulait profiter de la compagnie, ce qui était bien évidement le cas de la femme assise à ses côtés.

Elle ne manqua pas de répondre bien vite à son interrogation et il eut bien rapidement un aperçu de ce qu'avait été cette femme, avant que ne se déclenche cette 3ème guerre. Pourquoi est-ce que ça ne l'étonnait guère de savoir qu'elle avait été sénatrice? Ce n'était pas pour rien qu'elle avait cette aura qui la rendait si charismatique et qui lui donnait assurément les atouts pour être leader d'une base aussi énorme. Il fit un léger sourire, amusé d'y penser et deux fois plus respectueux de ce qu'elle était à ses yeux.


- Oh, pour moi, même voyager dans le pays en lui-même, c'est voyagé, quand on passe d'un état à l'autre, c'est voir du pays. Fit-il plutôt calmement. Parler de voyage le laissait lui aussi rêveur, regrettant de ne plus pouvoir le faire, lui qui avait tant besoin de bouger, tel le pigeon voyageur. Surtout qu'Hawaï était sur une île, ça vous fait quand même sortir du pays physiquement. Avec un petit clin d'oeil. Alors comme ça, elle savait parler un peu français? Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, le marin serait bien capable de commencer à parler dans cette langue, juste pour le plaisir de voir comment elle pouvait s'en sortir.

- Et ça vous plait, de parler le français? En français, d'ailleurs, toujours son sourire amusé en coin, l'accent était toujours là, mais il semblait maîtriser aussi bien que l'anglais, avec ses voyages, il avait apprit un certains nombres de langues. Et n'avait jamais oublié. C'était assez utile quand il croisait des résistants d'autres nationalités, il savait comment cela faisait du bien de rencontrer quelqu'un capable de parler sa langue natale.

Haussant les deux sourcils, comme pour montrer qu'elle l'intriguait quand même, un léger sourire taquin se posa sur ses lèvres, tandis qu'elle continuait l'énumération de ce qu'elle avait pu visiter ou voir. Il repassa directement en anglais, pour ne pas perdre non plus trop rapidement son interlocutrice.


- Vous osez me dire que vous avez rarement quitté votre chez vous? Pour le fait d'avoir du mal à visiter les pays, je comprends parfaitement, mon frère me disait la même chose à chaque fois qu'il rentrait d'un de ses voyages politiques. Mais vu que Mayer n'avait pas plus tilter que cela quand lui s'était présenté, il considérait qu'elle n'avait jamais du avoir eu à faire à Laszlo. Enfin il comprenait parfaitement que les voyages diplomatiques n'étaient pas réellement faits pour visiter les pays, son frère lui avait assez expliqué comment il se passait pour se rendre compte de ce que disait Meredith.

Il la regarda s'installer, décidément, elle n'avait pas peur de cette falaise.


- Je suis sur que vous auriez fait un excellent marin, malgré le fait que vous soyez une femme! Lâcha-t-il sur le ton de la plaisanterie. En bon navigateur qu'il était, ça lui arrivait de toujours être un peu superstitieux, même s'il n'avait jamais refusé une femme au bord d'un bateau, c'était juste une façon de la taquiner, plus qu'autre chose.

Enfin bref, la conversation dérapa sur un sujet précis, l'Egypte, ahh oui, il connaissait bien ce coin là, il adorait ces pays du Moyen-Orient et de l'Afrique, il en demandait qu'à y retourner un jour, si on le lui permettait. Son regard se porta alors quelques secondes sur le paysage face à eux, juste pour remettre en quelques secondes ses souvenirs en place, il leva après quelques instants les yeux au ciel.


- Oui, j'y suis déjà allé. J'étais sur un petit bateau à l'époque et le capitaine avait décidé que l'on descende tout le Nil, depuis sa source, jusqu'à la Méditerranée. On est donc passé obligatoirement par l'Egypte. On s'y est arrêté même quelques jours. Un beau pays, à la météo plus que constante. C'est dans ce genre de coin où vous savez parfaitement comment vous vous habillerez demain, puisque le temps ne changera pas. Si je me souviens bien c’est en parlant avec quelques habitants du Caire, ils m'avaient fait la remarque qu'ils n'avaient pas vu une goutte de pluie depuis un moment, s'il nous l'avait dit, c'est qu'en fait à ce moment, un fin nuage venait de traverser le ciel...ça laisse songeur. Petite pause pensive. Par contre, il ne faut pas se leurrer, aller visiter la vallée des rois ou les pyramides de Gizeh, bien qu'impressionnant, c'est trop rempli de touriste et voir le Sphinx si près des immeubles, ça fait perdre de son charme à ces constructions qui en soit, sont tout simplement magnifiques. Il soupira quelque peu. L'homme à toujours réussit à détruire des sites magnifiques, pour sa propre expansion, c'est déplorable. Bon maintenant... j'imagine qu'il ne doit plus rester grand chose. Il secoua quelque peu la tête, ce n'était pas le moment de rapporter encore une fois le tout à cette foutue guerre. Et le Nîl qui est infesté de croco, mieux vaut faire attention à où l'on nage, c'est une expérience de se retrouver face à cet animal, alors que l'on croit avoir à faire à un tronc de bois. Avec un ton plus qu'amusé dans la voix, à croire que certains souvenirs remontaient de plus en plus à la surface.

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Meredith Mayer
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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Jeu 8 Oct - 23:20

Meredith hocha doucement la tête, concédant la vérité dans les paroles de son interlocuteur. En effet, elle avait voyagé (au sens propre du terme) bien plus que la majorité des américains de son temps. Et pourtant, elle avait si peu vu et admiré ces lieux auxquels elle s'était rendue. Hawaï était le seul endroit qu'elle avait pu apprécié à sa juste valeur. Si on lui demandait son avis sur les autres pays qu'elle avait "visité", des conseils sur le sujet... elle n'aurait pu que conseiller les meilleurs restaurant, hôtels et salles de réception du coin. Et ce n'est pas comme si cela avait une importance quelconque aujourd'hui. Elle n'avait probablement aucun droit de se plaindre, mais elle n'aurait pas dit non à quelques échappées en solitaire, incognito, pour visiter.

« Vous avez raison bien sûr. La diversité des paysages est un plaisir en soi qui s'imprime sur la rétine. » Elle sourit et haussa les sourcils lorsqu'il changea brusquement de langue. Reconnaissant les sonorités familières du français, elle rit en comprenant sa question. Docilement, elle fit appel à ses mémoires lointaines pour lui répondre de la même manière : « Les français auraient honte de la manière dont j'écorche leur langue. » Sa phrase était correcte, mais son accent était à couper au couteau et elle le savait parfaitement. Elle avait très peu eu l'occasion de pratiquer après tout.

Elle inclina la tête, intriguée par les paroles d'Isaac sur son frère. C'est vrai qu'à y réfléchir, ils connaissaient bien peu de choses l'un sur l'autre. Le courant passait si facilement, ils étaient d'accord sur tellement de détails qu'elle avait tendance à oublier qu'ils ne s'étaient rencontrés qu'il y a quelques semaines. C'était étrange d'avoir une telle connexion avec quelqu'un après la solitude (toute relative) à laquelle elle était habituée... mais nullement désagréable, bien au contraire.

« Votre frère était dans la politique ? » demanda-t-elle, clairement curieuse. Sa remarque sur ses éventuelles capacités marines la firent sourire en coin. Elle aurait pu se vexer de la fin de sa phrase, après tout il existait des femmes navigatrices très talentueuses de nos jours, mais elle savait la remarque faite sur le ton de la plaisanterie. Elle se contenta donc de répliquer avec amusement : « A chacun son domaine : bien que j'apprécie les promenades en bateau, je doute d'avoir le cœur à supporter une tempête au beau milieu de l'Atlantique. »

Elle l'écouta parler de ses voyages et de sa visite de l'Egypte avec grande attention, captivée par son récit. Meredith était un bon auditoire, s'amusait et souriait lorsque l'humour était présent, hochant la tête avec sérieux à ses conseils et remarques. Elle le croyait parfaitement et pouvait facilement imaginer les scènes qu'il lui décrivait. Après tout, si elle n'avait pas eu l'occasion de visiter certains pays, elle s'était toujours régalée des documentaires sur le sujet et niveau culture général elle était probablement calée. Rien ne valait d'en faire l'expérience soi-même et elle pouvait ressentir l'émotion dans les paroles d'Isaac, celle qui témoigne de souvenirs marquants profondément enfouis.

« Oui, je suppose que le mieux... ce serait de s'offrir un voyage dans le temps, à l'époque des Pharaons et de la magnificence de leur culture. » plaisanta-t-elle, ses yeux pétillants de malice. Elle leva le nez vers le ciel, appréciant le vent persistant sur sa peau, et conclut avec un regard complice : « Ca ne coûte rien de rêver. »

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Dim 11 Oct - 21:35

Au moins, ils étaient quand même d'accord - comme bien souvent - sur le fait que même si l'on ne pouvait pas avoir le plaisir de visiter un pays comme on l'aurait souhaité, le simple fait d'y mettre les pieds et de pouvoir contempler le paysage était un plaisir en soit.

Un grand sourire amusé barra son visage alors que Meredith entrait à son tour dans son jeu et osa à se lancer à lui répondre en français. Il aimait les femmes comme ça, qui n'avait pas peur d'être jugée pour ce qu'elle faisait. C'était une qualité qu'il respectait énormément, chez tout le monde d'ailleurs. Il en aurait rit de ce fort accent anglais à couper au couteau, mais par respect pour la dame, il n'en fit rien, ne voulant pas la vexé sans le faire exprès ou la bloquer pour les prochaines conversations, qu'il pourrait s'amuser à dévier en français.


- Il n'est pas si mal que cela, votre accent. Certes, il faudrait le travailler un peu, mais vous m'impressionnez.
Un petit clin d'oeil accompagna ses paroles. Et si vous voulez tout savoir, les français adorent entendre des anglophones parler leur langue. Ils raffolent de cet accent.

Voilà qu'il rapportait ce qu'il avait entendu au court d'une conversation, alors qu'il était attablé dans un bar avec quelques marins et quelques filles qui leur tenaient compagnie. Rien de bien méchant et puis, après quelques mois en mer, c'était toujours agréable que de se retrouver à quai accompagné de quelques dames de très bonne compagnie. La belle époque que c'était... elle lui manquait parfois.

Ah, il avait réussi à titiller sa curiosité sur son cadet. Il hocha positivement de la tête à sa question et continua sur sa lancée pour terminer la réponse.


- Oui, Ministre de l'Intérieur. Laszlo Zylstra, je ne suis pas sûre que vous vous soyez croisé, bien qu'il ait eu quelques contacts à l'ONU fût un temps..
.

Cette fois-ci, le marin ne put contenir un rire à sa remarque sur son peu de capacité à tenir en pleine tempête sur un bateau.

- Et bien voyez, je doute du contraire. Quand tout sera terminé, je vous ferais faire la traversé.

Voilà que son optimiste revenait au galop! Et plus encore quand il s'agissait de pouvoir aller naviguer sur les eaux! Le fait, en plus, de se remémorer ses souvenirs de voyage, ne pouvait que lui donner encore plus envie de remettre les pieds sur un bateau, de goûter à nouveau à toutes ces sensations maritimes qui lui manquaient tant. Le plancher des vaches, c'était agréable, mais un temps seulement!

Zylstra se frotta doucement la barbe, tout en écoutant les envies de voyage dans le temps de Mayer. Il gardait toujours son sourire, profitant en plus de cela, de l'air frais qui leur fouettait le visage.


- Pourquoi pas... à ce moment, je voudrais pouvoir revenir au temps des grandes découvertes maritimes! Naviguer aux côtés de Polo jusqu'aux Amériques, vivre sur un bateau pirate, etc... Il resta pensif quelques secondes. Oui, ça ne coûte rien et il me semble qu'on en ait besoin, surtout en ces temps quelque peu troublés. Fit-il en reportant toute son attention sur Meredith, qu'il observa alors en silence. Non il n'allait pas à nouveau faire une connerie, mais il avait bien le droit de regarder quand même.

- Si vous me permettez de revenir ici les prochaines fois que je suis en manque d'air, j'espère que vous m'accompagnerez quelques fois.

Autant être honnête, en lui faisant comprendre qu'il appréciait toujours autant sa compagnie et que cette affaire de baiser, devait être définitivement enterrée.

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Sam 24 Oct - 16:38

Ce tableau intégrerait-il bande son et pop corn qu'il serait bien idyllique, kitsch et nostalgique. Mais que demander de plus en ces temps troublés qu'une bonne compagnie (et celle d'Isaac comblait tous les espoirs) et un magnifique paysage (et celui des Chutes du Niagara n'était comparable à nul autre) pour se détendre ? Pendant quelques instants, Meredith en aurait presque oublié dans quelle situation de crise ils se trouvaient en ce moment. Quelques évasions mentales occultaient ces noires pensées. Se serait-elle endormie en cet instant qu'elle aurait probablement rêvé de voyages au fil du Nil (et au temps des Pharaons ! faisons dans l'ambitieux). Malheureusement, le soleil se levait bien sur l'horizon, et non l'inverse.

« Je peux imaginer... J'ai personellement toujours fait de mon mieux de ne pas m'amuser de l'accent des français lorsqu'ils parlent l'anglais. » confia-t-elle avec un regard complice. Elle devinait bien que son interlocuteur s'amusait également de son charabia inarticulé. Difficile de faire autrement, même avec autant de diplomatie dont ses vieux sages débordaient. « Je crains que ce nom ne me rappelle rien, mais j'ai toujours eu une mémoire des noms bien plus faible que celle des visages » avoua-t-elle par la suite, légèrement contrite. Sa mémoire était parfois si déficiente que ses proches avaient régulièrement dû lui servir d'aide-mémoire au beau milieu d'une réunion. On est jamais parfait...

S'amusant des projets d'Isaac et de son optimisme de marin, Meredith était cependant charmée par de telles perspectives. Elle se laissa donc docilement embarquée dans ces rêves d'avenir. Mais pas longtemps : à peine Isaac avait-il émis le souhait de revenir ici, et en sa compagnie, que quelques bruits de pas puis de lourd tissus froissé leur indiquèrent qu'ils n'étaient plus seuls. La responsable de la base se retourna, se tordant le cou pour jeter un coup d'oeil derrière elle. Il s'agissait de la même jeune fille qui était venue lui apporter sa tasse de café (d'ailleurs abandonner à ses côtés sur le sol de pierre, vide) tout à l'heure, et elle rougit en les apercevant. Que ce soit par gêne de les déranger ou de les trouver ensemble, difficile de savoir, toujours est-il que seule sa tête rousse dépassait du rideau et qu'elle murmura par dessus le bruit du vent :

« Vous êtes demandée en salle de contrôle, madame. »
« J'arrive. Merci. »

L'adolescente disparut derrière la lourde tenture, avec la célérité et la discrétion qui semblait lui être propre. Meredith se retourna vers Isaac et lui sourit, d'un sourire d'excuse un peu contraint. Elle ne le quittait pas avec plaisir mais quand le devoir appelle. Soupirant, elle récupéra sa tasse pour ne pas la faire chuter du haut de la falaise, et elle recula sur les fesses avant de se relever (avec la fatigue de ces derniers jours, ce serait tout à fait elle de perdre l'équilibre en se redressant) avec... plus ou moins de souplesse, mais elle se débrouillait bien pour son âge (de son avis) !

« Bien sûr Isaac, vous êtes totalement libre de revenir... et de me kidnapper au passage. » lui assura-t-elle avec un clin d'oeil complice. Le baiser semblait avoir été oublié également... pour le moment. « Navrée de vous laisser ainsi. Au plaisir de vous revoir plus tard. »

Après ces au revoir, Meredith souleva le rideau et regagna l'atmosphère confinée des tunnels. Après cet instant hors du temps et des soucis actuels, il était temps de retourner au travail, au stress et à l'angoisse. Un vrai plaisir...

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MessageSujet: Re: Laissez-moi sortir! *Air connu* [CLOS]   Ven 30 Oct - 14:23

En ce qui concernait les accents que l’on pouvait avoir quand on parlait une autre langue que la sienne, Isaac ne se permettait jamais de critiquer, après tout, lui aussi en avait un en parlant anglais, bien qu’il soit peut-être moins prononcé que quelqu’un qui n’avait pas pour habitude de parler la langue, mais il était présent quand même. Et ça pouvait être pire dans d’autres, voilà pourquoi il ne pourrait pas réellement rire de cela, bien que ça puisse fortement l’amuser. Il fit un sourire complice à la femme à ses côtés, quand elle lui expliqua qu’elle tentait de ne jamais se moquer des français qui parlaient son langage.

- Je vous l’accorde, c’est parfois bien difficile.

Autant être honnête et puis, ce n’était jamais de façon méchante, enfin en tous les cas, de sa part.

Ah elle ne se souvenait pas de son frère, ou en tous les cas, son nom ne lui disait rien, ce qui ne manqua pas de continuer à faire sourire Isaac, qui n’en était pas outré outre mesure.


- Mon frère avait le don d’être des plus discrets quand il le souhaitait. Ce qui ne l’a pas empêché de gagner un siège important au sein de notre gouvernement. Il s’était toujours demandé d’ailleurs, comment il réussissait à concilier les deux. Après tout, un homme politique qui se faisait discret, ne pouvait pas non plus gagner énormément de notoriété, pourtant, Laszlo avait réussi. Et rien que pour cela, Isaac ne pouvait qu’être fier de son petit frère. Aussi grand que moi, des cheveux noirs, des yeux bruns-verts, beau mec quand il décidait de ne pas être en costard. Fit-il rieur. Les femmes lui ont toujours préféré son côté mauvais garçon. Alors que c’était un politicien respecté par ses pairs. La vie était parfois étrange et en parlant ainsi de son cadet, Zylstra se rendait compte à quel point, lui aussi, pouvait lui manquer.

Les considérations durent s’arrêter là, puisqu’ils furent à nouveau dérangés, il n’avait pas manqué les bruits des tissus que l’on bougeait. Comme Meredith, le marin tourna la tête pour voir qui venait à leur rencontre, ce fut la tête de la jeune femme qui avait si gentiment apporté son café au leader de la base, qui se fit voir. L’homme lui fit un léger sourire en constatent son trouble de les trouver ici, ensemble. Pour lui montrer que ce n’était pas si grave que cela et qu’ils ne faisaient absolument rien d’ « interdit ». La bêtise avait été faite bien plus tôt et semblait pour l’instant totalement oubliée.

Puisque Mayer se redressait, il ne manqua pas de faire de même, prenant bien soin de ne pas se foutre en bas du ravin. Il avait répondu à son sourire d’excuse par une moue des plus compréhensives, il savait bien qu’elle ne pouvait pas échapper à son devoir, que c’était ainsi et qu’il faudrait qu’il s’y fasse. Alors qu’il aurait préféré pouvoir passer encore un peu de temps en sa compagnie. Ils n’avaient jamais réellement le temps d’aller au bout des choses, on ne leur laissait pas assez de temps pour cela, mais bon, au moins, leurs échanges étaient toujours plaisant et une vague d’air frais dans la vie de l’hollandais.


- Vous pouvez compter sur moi, je viendrais vous arrachez à votre travail.

Tel le cavalier blanc aurait-il pu rajouter, mais il préféra laisser sa dernière phrase en suspens et lui fit un sourire des plus complices. Ils étaient faits pour s’entendre, c’était un fait. De plus, qu’elle lui fasse cette proposition ne manquait pas de lui plaire et il tiendrait à la lettre ce qu’ils venaient de se dire.

- Ce n’est rien, je comprends parfaitement. Bon courage.

L’homme regarda alors la femme s’éloigner, avant de soupirer doucement quand elle disparu derrière les lourds rideaux, portant à nouveau son regard sur le paysage qui s’étendait devant lui. Il profita encore quelques minutes de l’air frais du dehors, avant de se décider à retourner, à son tour, dans les profondeurs des sous-sols de la base, à contre cœur…

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