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How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson

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Elizabeth Decker

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MessageSujet: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Mar 1 Sep - 14:07

    Elizabeth était couchée dans son lit, recouverte d'une fine couverture blanche. Sa tête posée sur ses mains, ses bras répliés, elle fixait le plafond d'un regard vide. Elle pensait à Matthew sans s'en rendre compte. Il y avait longtemps qu'ils n'avaient pas parler. Elle revoyait dans son esprit l'histoire de son amitié avec Matt. Avec un certain arrière goût d'amertume, en vue de la fin d'une page déjà tournée à ses yeux. Pour l'heure, elle retournait au commencement du livre, pour en lire les premières lignes.


|| Flash-back n°1 : Before the Worst ||




    Cela faisait à peine plus de trois mois que les soeurs étaient dans la base. Toutes les deux avaient prit leurs fonctions et commençaient à prendre leurs repères. Elizabeth, qui était plus froide et renfrognée que jamais était tout le temps enfermés dans ses bureaux et ses labos. Joy quand à elle faisait de son mieux pour irradier chacun de sa propre joie de vivre. Et elle y parvenait si bien qu'elle était déjà adorée de tous en si peu de temps. Ce soir, la benjamine avait jeté son dévolut sur son aînée, qu'elle était bien décidée à sortir de sa prison de glace. Elizabeth se défendait vainement, sachant bien qu'une fois que Joy avait une idée derrière la tête, il était impossible de la lui enlever.

    "Joy, tu sais que je n'aime pas aller trop souvent dans la Salle de Repos. J'ai d'autres choses à faire."

    "Justement, tu n'y as pas mit les pieds depuis très longtemps. Et puis, je dois te présenter quelqu'un."avait elle ajouté, la malice au coin des lèvres et les yeux pétillants.

    "De quoi tu parles ? Je n'ai pas besoin de.."

    "Attends-moi là."avait enchaînée Joy sans écouter la fin.

    Elle avait laissé sa soeur plantée au milieu de la salle de repos et était partie cherché quelqu'un de son côté. Il y avait beaucoup de monde et Elizabeth l'avait déjà perdu de vue. Pour passer le temps, en attendant que sa cadette lui présente une de ses amies - probablement se dit elle - la scientifique regardait à droite et à gauche. Une petite musique rock résonnait mais était recouverte par le brouhaha des rires et des conversations. Des hommes buvaient un verre au bar en riant fort, une femme enlassait son amants, un groupe de soldats, hommes et femmes confondus, jouaient au billard avec enthousiasme. Heureusement, Elizabeth n'était pas trop gênée : elle avait mit aujourd'hui une tenue un peu plus passe-partout - un jean, un t-shirt et une veste verts tout les deux - et pouvait ainsi mieux se fondre dans la masse.

    Elle aperçut sa soeur au bar. Elle était penché et parlait avec enthousiasme à quelqu'un qu'Elizabeth ne pouvait voir. Elle leva les yeux au ciel, croisa les bras sur sa poitrine et observa les soldats jouer au billard, un peu plus sur sa droite. La voix de sa petite soeur attira son attention et Elizabeth tourna aussitôt la tête. Tout de suite, la scientifique fut étonnée, un peu prise au dépourvue : elle ne s'attendait clairement pas à cette rencontre. Joy tenait, entrainait plutôt, un homme par son bras musclé, lançant un regard complice à sa soeur alors qu'elle lâchait :


    "Eli, je te présente Matthew Carson, Leader des Green Bear. Matthew, voici ma soeur Elizabeth Decker, collaboratrice de Devon Osborne."

    Encore étonnée, mais légèrement méfiante, Elizabeth serra la main de l'homme en silence d'abord. Sa soeur lâcha le bras de ce fameux Leader des Green Bears et recula de quelques pas, un visage affichant la satisfaction dut à sa bonne farce tout en laissant échapper innocemment :

    "Bon et bien je vais vous laisser. On m'attends. Bonne soirée."

    Dans le dos de Matt, sans qu'il ne put la voir, Joy leva le pouce en faisant un clin d'oeil encourageant à sa soeur. Eli lui fit les gros yeux, l'air de dire "arrêtes-ça, il pourrait te voir" et "tu te fais vraiment des idées" en même. Elizabeth se concentra alors à nouveau sur le Green Bear mais ne dit un mot, un peu gênée par la situation. Pas qu'elle s'imaginait des choses - à l'inverse de sa soeur - mais elle n'aimait pas trop faire connaissance avec les gens en ce moment. Que voulez-vous, nous sommes au commencement de l'histoire, lorsqu'Elizabeth ne connaissait presque personne.
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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Mer 2 Sep - 23:23

Matthew n’arrivait pas à dormir. Pourtant, il le sentait, il était crevé : rien que l’idée de se relever le révulsait. Mais il avait beau ne plus avoir envie de bouger, rien à faire, le sommeil s’obstinait à le fuir. Alors il regardait le plafond, enfin, devinait plutôt, étant donné qu’il faisait plutôt sombre dans la petite pièce, l’Ours ne pouvait empêcher son esprit de tourner à plein régime : Elizabeth, les dernières réunions stratégiques, les plans, Elizabeth, les Green Bear, Elizabeth… Décidément, la scientifique revenait bien trop souvent à l’improviste dans ses pensées pour qu’il puisse se concentrer efficacement sur le sommeil qui se dérobait. Alors quoi ?
Finalement, il n’y avait pas trente-six solutions. Matt laissa les souvenirs l’assaillir, sans plus chercher à les commander. Qui sait, il finirait peut-être pas s’endormir, ou arrêter de se torturer. A tout prendre, les deux solutions étaient équivalentes !



|| Flashback - Première rencontre ||



Quand Joy Decker lui avait demandé de l’attendre dans la salle de repos, Matthew n’y avait pas vu d’inconvénient. Bon, il ne connaissait pas vraiment bien la petite demoiselle, mais il la trouvait adorable et sympa, alors, comment aurait-il pu se douter qu’il y avait anguille sous roche ? Il n’avait rien eu de mieux à faire, alors, il s’était assis tranquillement sans se demander ce qui l’attendait, sirotant tranquillement une boisson quelconque. L’Ours aimait bien ces moments de détente, ne penser à rien tout en écoutant distraitement les conversations environnantes.
Mais il n’était pas là depuis bien longtemps que la petite polissonne vint lui rejoindre, lui enjoignant de la suivre en disant qu’elle voulait lui présenter quelqu’un. Mouais… autant Matt n’avait pas senti le coup fourré avant, autant là, il ne sentait pas du tout cette histoire de rencontre. Mais allez résister à un aussi beau sourire, des prunelles pleines de gaieté et une voix suppliante ! Matthew Carson n’était pas un insensible, et il avait franchement du mal à dire non. Alors il se laissa entraîner, tentant de se convaincre que cela ne pouvait pas être si méchant !

Et au final, ça ne l’était pas. C’était même plutôt adorable, cette rencontre avec… Elizabeth. Decker, donc, la sœur aînée de Joy. Une scientifique. Et…c’était à peu près tout ce dont Matthew eut le temps de se remémorer avant que la jeune fille ne les plante là, après une présentation sommaire et une excuse plus sommaire encore. Elizabeth lui avait tendu la main, et Matthew la prit sans trop savoir comment réagir. Bon, et maintenant, que fait-on ?
Interrogateur, il dévisagea Elizabeth, dont les mimiques laissaient à penser qu’elle n’était pas ravie de ce que venait de faire sa sœur. Matthew ne put s’empêcher de rire : d’accord, ce tour était pendable, et les rendez-vous arrangés n’amusaient, en général, que ceux qui les organisaient, mais puisqu’ils étaient là, autant faire connaissance. Et puis, quelqu’un d’aussi adorable que la jeune Decker ne pouvait pas avoir une sœur franchement désagréable, non ? C’est donc fier de ses bonnes déductions que Matt adressa un sourire éblouissant à sa compagne d’infortune, tout en se rapprochant d’elle, pour se faire entendre malgré le brouhaha ambiant.


J’en conclus qu’on s’est fait avoir tous les deux, alors, autant donner à votre sœur ce qu’elle attend. On va reprendre les présentations à zéro : Matthew, celui qui vient de se faire avoir comme un bleu. Mais si c’est trop long, vous pouvez m’appeler Matt.

Plaisanta-t-il en se rapprochant encore un peu, avant de poser sa main sur le bras de la jeune femme.

Si vous voulez, on peut faire mine de sortir ensemble, et je vous laisse libre ensuite. Vous n’aurez qu’à lui raconter n’importe quoi, parce que je ne suis pas doué pour les mensonges.

Avoua-t-il, penaud. C’est vrai qu’en général, le leader des Green Bear n’aimait pas mentir, un peu trop conscient qu’il n’était pas doué à ce jeu là. Après, son idée était simple : faire semblant de bien s’entendre, entraîner Elizabeth à l’extérieur, et la laissez vaquer à ses occupations. A voir sa mine plutôt réservée, elle n’avait certainement pas envie de se farcir une soirée avec un inconnu, fût-il aussi beau, génial et talentueux que Matthew Carson. Alors, il ne voulait l’obliger à rien.
Son seul regret, à ce stade, était de ne pas pouvoir finir la soirée comme il l’avait commencé : dans la salle de repos. Et même si Elizabeth était plutôt jolie, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’avait pas spécialement l’air amical. Du coup, Matt se voyait mal l’obliger à traîner avec lui toute la soirée… maudite Joy ! Elle n’aurait pas pu chercher d’autres cobayes pour jouer les entremetteuses débutantes ?
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Elizabeth Decker

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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Dim 13 Sep - 17:36

    Après le départ de Joy, elle et Matthew Carson se retrouvèrent seuls au milieu de tous. Elizabeth se vengerait, Joy pouvait en être sûre et craindre le pire. Alors que l'aînée maudissait déjà sa cadette, le leader des Green Bear s'approcha, probablement pour mieux se faire entendre dans le brouhaha ambiant. Il y avait du monde ce soir, beaucoup de monde. Il réitéra les présentations, ce que la scientifique trouva déconcertant. Elle ne put d'ailleurs s'empêcher de lever un sourcil, étonnée. Ceci dit, pleine de bonne foi - elle ne pouvait vraiment faire autrement sauf si elle voulait rendre la situation plus désagréable et gênante qu'elle ne l'était déjà - elle fit de même que l'Ours :

    "Elizabeth Decker, soeur aînée de Joy et scientifique au sein de la base."

    Lorsque Matt s'avança encore et posa une main sur son bras, elle le trouva bien cavalier et elle ne put qu'amorcer un mouvement de recul, afin que la main de l'inconnu se décole de son bras. Redevenu aussi froide, si ce n'est plus, que d'habitude. Il enchaîna sans qu'elle n'ait put lui signaler sa façon de penser, mais pour l'heure, un regard glacial le piqua, lancée par la jeune femme. Elizabeth n'avait pas aimé le geste de Matthew, et elle le lui ferait bien comprendre. La jeune femme se montrait peut être un peu dure et hors de portée de quiconque, mais pour l'heure elle était ainsi et personne n'avait été assez tenace pour percer à jour sa carapace, ou au moins la fissurer, afin de laisser un peu d'amabilité prendre la place de cette froideur. Il fallait dire que dès la première étapes, tous étaient repartis sans demander leurs restes, déjà sûrsqu'Elizabeth n'était qu'un iceberg ambulant. Pas très coriaces les adversaires..

    Non seulement le geste du soldat ne lui avait pas plus, mais ses dernières paroles la destabilisèrent complètement. Sortir ensemble ? Expression à double sens qui pouvait créer bien des confusions.. Elizabeth fronça les sourcils. Elle croisa les bras, menaçante, et lâcha d'un ton dure :


    "Pour ma part, vous pourrez m'appeler Elizabeth, ça ira amplement. Ensuite, il est hors de question de faire semblant de jouer à ce jeu là avec moi. Ce n'est pas parce que ma soeur a des idées matrimoniales peu accomodantes que je me plierais aux règles de son petit jeu. Alors faire mine de flirter avec vous, très peu pour moi. Sur ce, vous m'excuserez.."

    Ne finissant pas sa phrase, elle lui lança un dernier regard sombre et fit volte-face, se dirigeant d'un pas machinal vers le comptoir, là ou il restait encore un peu de place pour qu'elle s'y glisse. Elle commanda un vers de limonade qu'elle commança à siroter en fulminant, aussitôt servie.

    Non mais qu'est-ce qui était passé par la tête de Joy ? Elle croirait peut être que cette rencontre ferait du bien à Elizabeth ? Que ce type allait lui plaire et devenir un bon ami à elle ? Tout d'abord, il n'avait rien d'intéressant, et ensuite, il était d'une prétention et d'un culot incroyables ! Pour qui se prenait il ? Il croyait qu'Elizabeth était une fille facile ? Qu'elle se laisserait tripoter comme ça ? Qu'elle voudrait s'amuser, comme une petite collégienne, à faire semblant de flirter avec lui ? Non mais et puis quoi encore ! La jeune femme n'en revenait pas de voir qu'un tel genre d'homme pouvait exister encore. C'était tout de même infernal ce que les hommes pouvaient être sûrs d'eux !

    Elizabeth continuait de ressasser ses pensées en buvant quelques gorgées de la boisson citronée. Elle pensait s'être débarassée du Green Bear, mais fallait croire que non...
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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Dim 13 Sep - 18:39

Bon, autant l’avouer, sa blague était tombé à plat, vu l’air plus qu’étonné d’Elizabeth. Bon, ce n’était certes pas la meilleure qu’il ait fait, mais il n’empêche, la jeune femme qui venait de lui être présenté semblait sincèrement manquer de sens de l’humour. Ou alors elle était comme la moitié de cette base, constamment sur la défensive, et cherchant un piège à chaque mot échangé. Elle avait un caractère à l’opposé de celui de sa sœur, et si les deux filles ne s’étaient pas présentées ainsi, l’Ours aurait eu un doute sur leur lien de parenté. Enfin, question caractère, parce que question physique, on ne pouvait guère se tromper : elles se ressemblaient pas mal.
En tout cas, le Green Bear ne sembla nullement douché par la froideur de la scientifique. Ni même par son mouvement de recul quand il lui prit le bras, alors qu’il aurait très bien pu mal le prendre. En tout cas, visiblement, la jeune femme avait très mal pris le fait qu’il empiète sur son espace vital, à la façon dont elle le gratifia d’un regard noir. Faisait mine de ne rien avoir remarqué, il enchaîna, de façon plus que maladroite. Et encore, c’était un euphémisme !

Il s’en rendit très vite compte, pourtant. Cette fois, ce n’était plus à un regard noir qu’il avait à faire, mais à une jeune femme transformée en un iceberg menaçant. Elle avait croisés les bras sur sa poitrine, et c’est avec une voix cassante qu’elle lui expliqua sa façon de penser, avant de tourner les talons.
Sur le coup, Matthew resta interloqué, et complètement immobile. Là, il n’avait pas tout suivi, franchement. A moins que… Ohlala, la gaffe ! Elle avait pris ses paroles pour… non, mais, ce n’était pas vraiment ce qu’il avait en tête, lui ! En aucun cas il n’avait voulu faire semblant de flirter, ou voulu flirter tout court, d’ailleurs ! Lui qui pensait offrir à Elizabeth une occasion de s’éclipser loin du regard malicieux de Joy et de ses plans pour l’avenir de sa sœur, il venait de se ramasser en beauté ! Elizabeth avait vraiment cru qu’il voulait faire semblait de sortir avec elle, dans le genre de deux amoureux transis ? Mais ce n’était pas du tout ça, voyons ! Et il allait se faire fort de lui expliquer, n’aimait pas rester sur un malentendu pareil.
Matt avait à cœur de réparer son erreur, et surtout, il n’avait aucune arrière pensée en se frayant un chemin pour rejoindre la jeune femme qui s’était assise au comptoir. Il ne voulait pas qu’elle reste sur sa première mauvaise impression, surtout qu’elle était née d’un malentendu. Après, si elle ne voulait plus le voir, il ne s’en offusquerait pas, mais il ne pouvait pas la laisser dans l’ignorance, et s’expliquer avec elle. Hors de question de passer pour le balourd de service qui drague tout ce qui bouge, non ! Il en allait de sa réputation, là quand même !

Sans se laisser démonter par le regard noir qui, il s’en doutait, ne manquerait pas de l’accueillir, Matthew se glissa aux côtés de la jeune femme, s’appuyant nonchalamment sur le comptoir. Elle avait un verre de citronnade devant elle et, l’espace d’un instant, il eut peur de se le prendre en pleine figure. Alors, pour prévenir toute tentative d’immersion, il s’expliqua rapidement.


Ecoutez, je suis désolé si je me suis mal exprimé, mais ce n’était absolument pas ce que je voulais dire ! A aucun moment je n’ai cherché à vous draguer, c’est juré !

L’Ours la dévisagea avec un petit sourire avant d’enchaîner.

Pas que vous ne soyez pas assez bien pour être draguée, non, vous êtes même très jolie. Mais je ne pensais pas à flirter, seulement à vous offrir une chance de vous éclipser loin de Joy et de ses regards amusés, sans vous obliger à passer la soirée avec moi. Et aucun cas je n’ai songé à…

Matthew s’interrompit, quelque peu indécis, avant de faire la grimace. C’est vrai que ses propos étaient drôlement à double sens, même s’il ne s’en était pas rendu compte avant de les prononcer. Mais bon, puisque le mal était fait ! D’un air amusé, il demanda confirmation à la jeune femme.

J’ai du vraiment vous sembler macho, goujat et passablement mauvais dragueur, n’est-ce pas ? Vraiment pas doué, vous pouvez le dire ! En tout cas, je peux vous promettre que ce n’était pas un plan drague foireux, et que ce que je suis en train de raconter n’en est pas un non plus. Mais je ferais mieux de m’arrêter là avant de m’enfoncer davantage, non ?

Ajouta-t-il avec une moue embêtée. Décidément, il était un champion des mauvaises impressions ! Pourtant, habituellement, il n’avait pas autant de mal à discuter avec des inconnus… bah, ce malaise était sans doute à mettre sur le compte de la gène devant cette rencontre improvisée, ou à cause du monde, ou le fait qu’Elizabeth était, comme elle le disait si bien, une scientifique. C’était plus fort que lui, Matt avait du mal avec tout ceux qui portaient une blouse blanche. D’ailleurs, heureusement que la jeune femme n’était pas psy, ou alors, elle l’aurait fait interner direct !
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Elizabeth Decker

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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Jeu 24 Sep - 17:12

    Elizabeth était toujours au comptoir. Elle ruminait la mauvaise blague que sa petite soeur lui avait fait, la rencontre avec un tel goujat en cruel manque d'éducation. Décidément, Joy aurait bien du se douter qu'il n'était pas son genre d'homme non ? Elle aurait bien dut savoir qu'elle préférait de loin les hommes intelligents, polis, prévenants et agréables. Certes ils ne seraient peut être pas aussi athlétiques que le dirigeant des Green Bear, mais au moins, il ne lui manqueraient pas de respect. Parce qu'être à ce point culoté, c'était difficilement acceptable pour la femme de science.

    L'espace d'un instant, Elizabeth laissa de côté ses émotions pour réfléchir de façon plus logique. Sa petite soeur est une jeune femme correcte, certes blagueuse et espiègle, mais jamais elle n'aurait fait un coup pareil à son aînée, même pour rire un bon coup. Et si c'était une blague ? Ou une façon de parler ? C'était tout de même étrange...

    Alors qu'elle était encore plongée dans ses réflexions et dans son verre de limonade, Matthew la rejoignit au comptoir et en une seconde, rien qu'à le revoir, toutes ses pensées clémentes s'envolèrent et elle ne put que poser sur lui des yeux noirs d'exaspération. Elle tenait son verre d'une main ferme et l'idée de lui jeter le contenu à la figure traversa son esprit. Mais elle n'en fit rien, écoutant les explications qu'il tentait déjà de lui fournir.

    Le château de cartes s'éffondrait. Peu à peu, Matthew abattait les siennes, révélant la vérité de la situation aux yeux de la jeune femme. Au début, son regard devint plus calme, quoiqu'encore soupçonneux, mais petit à petit, au fur et à mesure qu'il débittait ses explications, son regard se débarassait de toute colère. Plus il s'excusait, plus elle se sentait idiote. Elle avait même l'impression que lui rouge lui montait aux joues. C'était assez déconcertant pour Elizabeth, elle qui maîtrisait toujours ses paroles et celles des autres. Mais cette fois, elle avait été tellement déstabilisée par l'attitude de Joy, par sa "surprise", qu'elle n'avait su réagir avec justesse et, à l'inverse, avait agit en trentenaire aigrit. C'était fâcheux. Très fâcheux parce que même si Elizabeth n'aimait pas avoir tort, elle aimait encore moins être trop injuste. Et elle le trouvait soudainement très correcte et tout à fait excusable, ce Dirigeant des Green Bears. En revanche, son attitude à elle l'était beaucoup moins.. Elle se mit en tâche de réparer cela :


    "C'est surtout moi qui doit avoir l'air d'un Tyran intolerant et injuste."

    Elle se tourna un peu vers lui, enlevant ses mains de son verre, comme pour lui montrer qu'elle pointait elle aussi l'étendard blanc. Elle espérait que cet homme ne lui en tiendrait pas trop rigueur. Disons que la jeune femme n'aimait pas se comporter mal et, sous sa froideur, elle avait un minimum de savoir vivre. Et puis, beaucoup de personne ici se serait dit "celle-là, c'est la Reine des Glaces, pas la peine de s'excuser, ça ne sert à rien". Mais lui avait fait l'effort, à ses risques et périls, de venir s'excuser... pour une erreur qu'il n'avait pas commise ! C'était donc d'autant plus sympathique de sa part et, même si la scientifique ne s'emballait pas à éprouver des sentiments d'amitié soudain, elle éprouvait tout de même à son égard, un sentiment d'excuse et de reconnaissance à la fois. C'est pourquoi elle continua :

    "Je suis sincèrement désolée. J'ai mal interprété les choses, je vous ai trop vite jugé. Je vous présente toutes mes excuses."

    Elizabeth resta alors silencieuse. Elle espérait que l'homme ne lui en veuille pas trop. Si il ne lui pardonnait pas, tanpis, elle n'était pas attaché et aurait son honneur pour elle. Elle comprendrait d'ailleurs, mais ne s'en fâcherait pas. Le verdict ?
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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Lun 5 Oct - 12:46

Ses excuses avaient l’air d’avoir fait mouche. L’expression de la jeune femme semblait un peu plus engageante que quand il avait commencé son discours improvisé, et il crut même remarquer une légère rougeur sur ses joues : était-elle en train de se repentir de l’avoir jugé si durement ? En toute honnêteté, Matt ne lui donnait pas tout à fait tort, il n’avait pas vraiment été très compréhensible sur ce coup. Les discours de motivation envers ses hommes, les specchs d’avant ou d’après combat, c’était dans ses cordes. Mais faire le mariole face à des gens qu’il ne connaissait pas, ce n’était pas son fort. Grand timide ? Il avait tendance à parfois le penser et pourtant, ce n’était pas exactement cela, non, c’était différent. Il ne savait pas exactement en quoi, mais c’était différent, c’était sûr.
La jeune femme prit la parole, s’excusant d’avoir l’air si tyrannique, et lui présenta ses excuses. Excuses que Matthew balaya d’un geste, suivit d’un haussement d’épaules. Pas parce qu’il se fichait de ses excuses, non, mais parce que cela le dérangeait quelque peu, au final, qu’elle ait l’impression d’avoir quelque chose à se faire pardonner. Ce n’était pas totalement de sa faute si il s’était montré peu clair, n’est-ce pas ?

Mais il la trouvait sympathique, cette Elizabeth. Et puis, puisqu’il avait commencé, autant continuer à faire connaissance, non ? Il enchaîna à son tour.


Je ne pense pas que ce soit de votre faute, j’ai aussi ma part de responsabilités, je ne me suis pas exprimé très clairement. Mais je n’aurais jamais pensé que vous le prendriez si mal ! Excuses acceptées, alors, à une condition : que l’on oublie ce début quelque peu mouvementé. Après tout, ce n’est pas parce que votre sœur vous a joué un mauvais tour que nous devons obligatoirement nous détester.
Et vous n’avez pas l’air d’un tyran intolérable. Un peu trop prompte à réagir, certes, mais pas si injuste que ça. Enfin, pour ce que j’en ai vu.


Lui confia-t-il avec amusement, s’efforçant pourtant de réfléchir à ses paroles avant de dire quelque chose qui ferait bondir la jeune femme sur sa chaise. Pas qu’il ait peur d’elle, non : il estimait les gens qui réagissaient au quart de tour, et ne se posait pas dix mille questions. Mais Elizabeth avait l’air de réagir de façon légèrement excessive quand même, et on est jamais trop prudent !
Histoire de lancer la conversation, il reprit la parole, demandant avec intérêt.


Vous étudiez quoi, exactement ? J’avoue ne pas m’intéresser de très près au travaux menés ici, même si, comme un peu tout le monde, j’essaye de me tenir informé des progrès.

Car le nom ne lui disait rien, et le terme « scientifique » englobait un très large rayon d’actions et de domaines. Matt n’avait rien contre le fait d’en savoir un peu plus, en vérité : la soirée prendrait un tour un peu plus ludique que ce qu’il avait imaginé, voilà tout. Et, de plus, il se faisait un devoir de connaître un peu tout le monde au sein de Niagara Fall’s, ne serait-ce que de vue : un travail de surveillance était relativement plus aisé quand vous pouviez mettre un nom sur un visage, et une autorisation sur ledit visage.
Et puis, malgré son apparence froide et sans cœur, cette femme dégageait quelque chose de sympathique, comme si elle se cachait derrière ce surnom de « Reine des Glaces ». La Reine Jadis… il s’en souvenait, il avait lu l’histoire à Dakota, sa petite fille, de nombreuses fois. Le Monde de Narnia, il l’avait lu aussi quand il était plus petit, et avait passé un nombre incalculable de mois à chercher comment passer au travers de la porte de son placard, sans jamais trouver, d’ailleurs !

Bref, cette Elizabeth l’intriguait, et puisque l’occasion d’en apprendre plus lui était donnée, il n’allait pas s’en priver. Et puis après tout, si la conversation prenait un tournant plus qu’ennuyeux, rien ne l’empêchait de prétexter un soudain problème pour s’éclipser ! C’est ça qui était intéressant quand on était Leader des Green Bear : les imprévus soudains ! Qu’ils soient réels ou simulés, d’ailleurs, mais c’était l’un des, nombreuses au demeurant, raisons pour laquelle Matthew adorait son job : on ne s’ennuyait jamais, et surtout, on ne laissait jamais les autres vous ennuyer très longtemps.
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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Mar 3 Nov - 3:39

    Elizabeth écouta attentivement Monsieur Carson. Il était aimable, agréable et avenant. Ceci dit il avançait des arguments... peu plausibles. Ah vous savez, pour une scientifique à cheval sur les rapports contextuels au monde et leurs règles de science, aucun détail ne lui échappe, quitte à aller chercher la petite bête. Si tant est qu'un insecte ait put avoir quelque chose là-dedans... Plus simplement - ou au contraire - l'aînée des Decker prit la parole, et elle n'y alla pas de main morte quant au choix de son vocabulaire..

    "Je vous remercie et, bien que j'ai en effet prit vos termes avec suceptibilité, je ne crois pas que je puisse "oublier" ce qu'il vient de se produire. Pas que je ne veuille pas mais c'est scientifiquement parlant impossible. En effet la mémoire épisodique qui est chargée de l'encodage et du stockage des informations implique aussi la restitution de ces informations personellement vécues situées dans leur contexte temporel et spatial d'acquisition. Fort heureusement, la conscience autonéotique ainsi que les théories selon lesquelles les connaissances de notre mémoire sémantique fusionnées aux souvenirs épisodiques permettent une reconstitution des expériences propre au contexte qui nous permettront de reconnaître que toute cette histoire n'était que le résultat de malentendus."acheva la scientifique avant de boire une petite gorgée. Elle reprit peu après : "Je vous remercie aussi de ne pas voir en moi un tyran intolérable, si tant est qu'un tyran puisse être tolérable, ce qui dans ce cas n'aurait plus la définition d'un tyran. Mais je pense que vous vouliez dire que je n'étais ni un tyran, ni intolérable."

    Elle aurait put ajouter "du moins je l'espère", comme l'aurait dit bon nombre d'autre personne, mais la jeune femme n'en fit rien : elle n'espérait rien d'un inconnu et se remettrait du fait qu'il la trouve intolérable ou tyrannique. En fait, elle n'en aurait que faire. Buvant une nouvelle gorgée de son verre elle croisa à nouveau le regard de Matthew. C'est étrange comme il avait l'air... perplexe. Un petit silence s'installa quelques seconde, au milieu de cette perplexité qui n'émanait pas le moins du monde d'Elizabeth, toujours à l'aise lorsque l'on parlait science. D'ailleurs Matthew relança bien vite son sujet favoris, presque pour son grand plaisir - bien qu'elle ne le montra pas du tout - et la jeune femme n'eut pas à réfléchir longtemps pour répondre. Après tout, son métier, ses aptitudes, ses connaissances, n'était-ce pas là le sujet qui avait le plus d'importance - après bien sûr sa soeur - à ces yeux ? Intérieurement, c'était comme si elle se frottait les mains de façon inconsciente. Alors, comme si elle n'y tenait plus, elle répondit avec un enthousiasme moins bien dissimulé cette fois :

    "J'ai un parcours scientifique étendu. Mes bases principales : la biotechnologie, reposant principalement sur la biologie et ses vastes branches - biochimie, biophysique, biologie moléculaire, génétique - ainsi que sur l'informatique et la technologie, et ensuite il y a la biomécatronique qui est une science interdisciplinaire comme la biotechnologie, nécessitant l'association de la biomécanique - impliquant ces quelques notions en ingenierie et mécanique - aux techniques médicales et robotique. J'ai également des connaissances en sciences mathématiques, en anthropologie, ainsi que de légères notion en psychologie, même si je préfère dire sciences comportementales qui résonnent et sont moins abstraites à mon avis.

    Nouvelle gorgée. Elizabeth pouvait enfin respirer. Si elle avait lobotomisé le cerveau de Matthew par ses propos... elle n'en avait aucunement conscience. Pour elle, ce charabia était la langue la plus douce à l'oreille. Mmh peut être pas mais disons qu'elle entendait très bien chacun de ses propos et que ceux ci lui apparaissaient d'une logique et d'une compréhensibilité imparables. Ce n'était pas sa faute si la jeune femme avait parfois du mal à réaliser que ses propos n'étaient pas parlés et surtout comprit de tous.. Ceci dit, elle était aimable et savait renvoyer la balle et puis, au fond, cet homme l'intrigait un peu, du moins assez pour qu'elle veuille étudier le sujet un peu plus. C'est pourquoi elle demanda de façon réciproque :

    "Et vous, quel est le plus important à vos yeux, aux yeux du leader des Green Bear ?

    Prenant l'ultime gorgée de son verre, avant de commander un mojito - en soit un peu plus alcoolisé qu'une limonade, bien que toujours citroné -, elle posa ses yeux clairs sur lui, complètement à l'écoute. C'était son heure de gloire. A lui de s'exprimer désormais, après le monologue à la science.
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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Mer 11 Nov - 14:22

La conversation venait de prendre un tour nettement plus ludique, finalement. Bien plus étrange, aussi, puisque Matthew avait la vague impression de parler à un dictionnaire. Ou à une machine, si tant est que ces saletés pouvaient aligner plus de trois mots à la suite, et être agréable. Bref, l’Ours fixa, quelque peu perplexe, la jeune femme en train de discourir sur… ses propos de tout à l’heure. Enfin, Matt pensait que c’était ça, puisqu’il avait lâché à peu près au moment où ça avait tourné bizarrement, c'est-à-dire dès les premières secondes où Elizabeth avait ouvert la bouche.
En vérité, le Green Bear n’avait pas tout suivi, non pas parce que la jeune femme employait des mots compliqué, non : il n’était plus un gamin, quand même. Mais sa façon de parler était presque faite exprès pour que vous ne vous rappeliez plus du début quand elle arrivait à la fin, et c’est exactement ce qu’il venait de lui arriver. Muet, il ouvrit la bouche, puis la referma, ne sachant pas quoi dire. Il pensait vaguement être d’accord, mais même ça, ce n’était pas très clair. Il se contenta de hocher la tête d’un air vaguement benêt, avant de fixer la jeune dame d’un air encore plus perplexe, laissant le silence s’installer entre eux, au milieu du brouhaha ambiant.

Mais malgré l’extrême étrangeté de la conversation de la jeune femme, Matt se pouvait s’empêcher de la trouver intéressante. D’accord, elle parlait comme une scientifique, utilisant au minimum dix-huit mots là où un seul aurait suffi, mais au moins, elle semblait passionnée par son sujet, et c’est cela qui éveillait l’intérêt du Green Bear. Du coup, relancer la conversation sur un sujet évident n’avait pas paru bien difficile et, vu l’enthousiasme que sembla éprouver Elizabeth à lui répondre, Matt sût qu’il avait frappé juste : elle semblait être ravie de parler de son métier… ou d’elle-même. Mais qui détestait parler de soi ?
A nouveau, beaucoup trop de mots dans une phrase, l’Ours le comprit rapidement. Comme si elle faisait exprès de l’égarer, mais cela ne semblait pas être le cas, et Matthew apprécia. Il n’avait peut-être pas fait autant d’études qu’elle, sûrement même, mais au moins, elle ne se rabaissait pas et ne s’employait pas à se mettre à son niveau, ce qui aurait été passablement vexant. Non, elle restait elle-même, et c’était appréciable. Biochimie, donc, biotechnologie et sciences comportementales. Ouah ! Au moins, ça devait en jeter sur un cv, même si désormais, les capacités importaient bien plus que les titres.
Et puis, tous ce qu’elle disait, même si ce n’était pas très compréhensible, indiquaient plus qu’elle ne pouvait le dire. Cette femme avait un esprit logique, scientifique, façonné par des années d’études mais aussi des années de vie. Elizabeth était une scientifique typique, comme Matthew aimait les détester, mais elle avait un petit quelque chose de plus. Quoi donc ? Il avait du mal à répondre à sa propre question : peut-être parce qu’il l’avait rencontré ici, peut-être aussi parce qu’il avait côtoyé Joy avant, et se rendait compte qu’Elizabeth était aussi quelqu’un qui ne se préoccupait pas uniquement de ses recherches et responsabilités, mais aussi de la seule famille qui lui restait. Cela lui donnait un côté plus humain, à l’opposé de cette « Reine des Glaces » dont elle jouait le rôle. C4était aussi, sans doute, quelque chose qui tenait à tout cela à la fois, et qui faisait que Matthew sentait bien qu’il l’appréciait, cette demoiselle et sa façon de monopoliser la parole pendant dix minutes au lieu de simplement répondre oui.

Et puis, elle lui posa une question, lui abandonnant avec grâce et gentillesse la parole. C’était plutôt gentil, effectivement, surtout qu’elle avait l’air d’être vraiment intéressée. Sauf que l’Ours ne savait pas trop comment répondre. C’était un peu comme s’il venait de retomber en enfance : comment réciter une poésie bien mal apprise, alors qu’on passe derrière le chouchou du prof qui a l’air d’être né avec Le Corbeau et le Renard imprimé dans la tête ? Ce n’était peut-être pas aussi important, mais quand même. Matthew ne pouvait se défendre d’un sentiment d’appréhension, complètement ridicule, il en convenait. De quoi avait-il peur ? De ne pas être à la hauteur, que cette femme ne le juge pas intéressant ? Qu’est-ce que cela lui importait, au fond ? Mais le Green Bear avait beau se dire qu’après tout, il se fichait de l’opinion de la scientifique à son égard, il savait bien que ce n’était pas vrai. Pourquoi serait-il revenu vers elle, sinon, après leur première rencontre mouvementée ?
Décidément, il réfléchissait trop. Haussant les épaules, il répondit alors à la jeune femme accoudée devant un Mojito.


"Qu’est-ce qui importe à mes yeux ? Qu’on puisse être là, à boire et à discuter tranquillement. Grace à ce que l’on fait, au travail accompli ici, ce qui semble anormal aux gens de l’extérieur nous semble être une routine, et ça, je trouve que c’est important."

Si Elizabeth avait envie de l’entendre parler de lui-même, elle devrait repasser ! Si l’armée avait appris quelque chose à Matthew, c’était bien le fait de ne pas se mettre en avant. Que l’on soit général ou simple soldat, la seule chose qui importait, qui faisait ce que vous étiez, c’était le groupe. Leader des Green Bear, cela sonnait bien, mais sans Green Bear, cela ne signifiait plus grand-chose, n’est-ce pas ? Alors oui, Matt était fier de son groupe, bien plus que de son grade. D’être partie intégrante de la sécurité de Niagara Fall’s, de défendre ses habitants, c’est sans doute cela qui le rendait le plus fier. Mais était-ce bien une réponse à la question d’Elizabeth, il ne le savait pas trop.
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Elizabeth Decker

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MessageSujet: Re: How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson   Dim 29 Nov - 20:51

    Après ce petit monologue, Elizabeth avait aimablement rendu la parole à son interlocuteur qui semblait avoir apprécié ce geste naturel. Il fallait dire qu'en plus d'avoir monopolisé la parole, la scientifique avait débité un flot de paroles pas toujours compréhensibles, et encore moins avec le rythme des mots qui, même s'ils avaient put être compris, devait désormais résonner aux oreilles du Green Bear comme un chant des temps anciens : à la fois poétique et incompréhensible. Mais la jeune femme ne s'en rendait nullement compte : pour elle, cette langue étrange était parfaitement compréhensible. Elle oubliait parfois qu'elle avait des connaissances que tous n'avaient pas et que le commun des mortels aimait les mots simples, ou tout de moins expliquer de façon moins rapide, plus facile à suivre. Elle n'avait par ailleurs pas le moins du monde remarqué les quelques regards sceptiques qu'avait pu lancer le leader, ou les rares hommes qui prêtaient une oreille indiscrète à leur conversation. Replongeant son nez dans son mojito pour en boire une gorgée fraîche et acidulée, elle fit comme si de rien n'était.

    Matthew, qui devait prendre la parole, sembla aussi prendre son temps, afin de réfléchir et de peser ses mots probablement. L'homme répondit pourtant en toute simplicité, à l'inverse de la scientifique, mais celle-ci ne lui en tint pas rigueur, bien au contraire elle fut agréablement surprise : elle appréciait cette simplicité, cette tranquillité que dégageait le Green Bear. Ça avait quelque chose de moins solennel, de plus détendu et en même temps de rassurant. Et puis, il ne se prenait pas trop au sérieux, alors qu'Elizabeth était certaine qu'il aurait largement de quoi se vanter : on est pas Leader d'une unité sans raisons. Non, Matthew restait aimable et modeste, ce qui en faisait un agréable interlocuteur. En plus de cela, ses propos avaient quelque chose d'apaisant, de presque rêveur et impossible : il parlait des choses avec une telle simplicité, que l'on aurait cru que les notions de guerre, de pertes, de mort, de survie et de ténèbres avaient disparus. Restaient ce bar, ces gens, eux au centre qui discutaient autour d'un verre. Il évoquait aussi le fait de pouvoir profiter d'une forme de luxe durement acquise, et pas moins méritée.

    La scientifique n'avait pas bu que son mojito, mais également les paroles de son interlocuteur qu'elle trouvait un peu plus intéressant. D'ailleurs, elle voulut s'essayer à une discussion moins froide et scientifique et un peu plus "normale", si l'on pouvait dire qu'Elizabeth était capable de l'être. A écouter la majorité des gens de la base, elle n'était qu'un robot plus ou moins humain. Pas dans le sens péjoratif de notre époque, mais plus celui des temps anciens, ou tout était bien plus calme; c'est à dire froide et machinale dans ses émotions et ses paroles. Ceci dit, l'exercice ne lui semblait pas impossible et elle s'y essaya.

    "Je vous comprends. Il est vrai que pouvoir profiter de ce genre de moments, tranquillement au chaud, sereins et au repos, c'est bon. Peut être parce que c'est un peu moins anodin qu'avant et qu'il est donc plus facile de profiter de moments comme ceux-ci."

    Pas trop mauvais comme essaie. Même si cela restait un peu froid, c'était un pas, une avancée, qu'il était rare de voir venant de la scientifique. Est-ce que Matthew avait déjà des influences positives sur l'aînée des Decker ? La jeune femme ce serait ostensiblement opposé à cette idée : allons, elle le connaissait à peine. Ceci dit, elle reprit avec plus de sincérité, sans regarder Matthew mais fixant le fond de son verre, comme si ces mots sortaient inconsciemment de ses lèvres, ou qu'elle avait donner à voix haute le fond de ses pensées, comme si elle faisait un aveu sans vraiment l'assumer :

    "Mais plus important encore, à mon sens, c'est d'amener cette normalité aux autres, aux gens que l'on aime, aux gens que l'on respecte, ou simplement à ceux que l'on côtoie chaque jours sans vraiment les connaître. Ce bonheur ne serait pas complet, si il était clair à nos yeux que les autres ne pouvaient pas en jouir. Au fond, ne nous sentons-nous pas soulagés parce que nous pouvons lire cette tranquillité partout autour de nous ?"

    La jeune femme était restée là, à contempler le reflet qu'avait le citron vert au travers de ses glaçons, au fond de son verre. Elle fit tournoyer le liquide et en bu une nouvelle gorgée avant de lever les yeux vers le Green Bear. Était-ce parce qu'elle venait de se livrer un peu, ou parce qu'elle trouvait réellement ces paroles idiote qu'elle émit un petit rire ? Toujours fut il qu'elle reprit assez vite, avec un détachement soudain plus froid :

    "C'est une pensée un peu idiote, je l'avoue. Au fond, le bonheur est quelque chose d'abstrait ; je ne peux concrètement pas le voir. Je m'égare un peu trop parfois.."

    Riant à nouveau, elle prit une autre gorgée, comme par réflexe. Au fond, elle n'aimait pas se dévoiler ainsi, surtout devant un inconnu. Encore que devant Joy, cela la dérange un peu moins. Elle appréhendait déjà une réaction étrange quand à cette soudaine baisse d'antipathie.
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How a Relationship can goes Up and Down | Flash-backs || Matthew Carson

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