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Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]

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Nadia Springs

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MessageSujet: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mar 24 Nov - 4:56

Le soleil se couchait peu à peu, colorant le ciel d’une jolie palette orangée. Les nuages devenaient violets et le vent était très doux. La nature semblait ignorer l’ampleur du combat que vivait les Hommes. Au loin, on entendait le cri si particulier du geai bleu qui regagnait sûrement son nid.

Dans son poste d’observation situé en hauteur, Nadia était assise les jambes dans le vide et laissait balancer ses jambes au rythme d’une mélodie silencieuse. En dessous d’elle s’étalait de vieilles ruines de la ville; musées de cire, arcades, boutiques souvenirs et motels. Toutes les lumières de Niagara n’étaient plus que souvenirs. Seul le béton demeurait intact. Tout le reste était terne. Alors Nadia préférait observer le ciel et à l’horizon, là où la forêt traçait sa ligne dense de végétation.

L’arme de l’ourse était posée à côté d’elle, à côté d’une paire de jumelle. La jeune femme était appuyé sur ses avant-bras placés derrière elle, de manière à laisser les rayons du soleil réchauffer son corps durant les quelques dernières minutes d’ensoleillement de la journée.

Nadia était toute seule dans le poste d’observation et s’ennuyait ferme, sa partenaire était descendue, ayant fini son quart, mais Nadia accepter deux quarts de suite, elle attendait donc le prochain ou la prochaine Green Bear qui allait prendre la relève avec elle. Au fond d’elle-même, Nadia espérait voir un homme lui tenir compagnie, histoire de s’amuser un peu. Toutefois, elle souhaitait en son fort intérieur que Matthew ne vienne pas, car, pour elle, interdiction de draguer Papa Ours, une question de principe. Pas de drague avec le patron, ça n’amène jamais rien de bon.

Le soleil était presque totalement couché et rien ne semblait troubler la sérénité de la nature. Aucune machine dans les parages. Nadia ramena ses longues jambes contre elle. Le froid n’allait plus tarder à s’installer maintenant. La belle s’étira et s’empara d’un thermos abîmé par le temps, mais qui fonctionnait tout de même. À l’intérieur, il y avait du café, boisson salvatrice des Green Bear en service la nuit. Elle ne fit que le tenir pour l’instant, souhaitant simplement réchauffer ses mains qui se refroidissait rapidement.

Le vent s’engouffra subitement dans le petit poste pratiqué dans l’étage le plus haut d’un ancien hôtel trois étoiles et Nadia fut parcourue d’un long frisson. Maugréant, la belle se leva et se rendit à l’autre bout de la petite cachette des Green Bear, où elle avait empilé un tas d’objets divers qui l’aidait à passer ses heures de surveillance dans un certain confort. Elle y attrapa une veste en cuir qui avait appartenu à son père. Trop grande pour elle, la veste était pourtant bien utile lorsqu’elle ne devait pas se battre, car elle y était bien protégée des intempéries.

Un bruit de porte que l’on ouvre se produisit derrière elle. Enfin un peu de compagnie, en avance même! Nadia était debout en plein milieu de cette chambre d’hôtel vidée de son contenu et dont la fenêtre n’était plus qu’un trou béant. Le courant d’air que produisit l’ouverture de la porte la fit grelotter à nouveau.


«Wow je n’attendais pas de compagnie aussi tôt, mais je dois dire que j’en suis ravie!» Déclara la jeune femme avant même que l’individu ne soit entré complètement dans la pièce.
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Caleb Langley
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mar 24 Nov - 23:02

    Encore un juste un... Il y était presque depuis près de deux heures déjà. Encore un juste un. Seul dans une pièce vide, le jeune ours faisait un peu génie maléfique sorti tout droit d'un comic hyper stéréotypé. Une faible lumière, un sourire très intéressé et des mèches rebelles sur la tête comme s'il n'avait pas dormi depuis 3 jours. Il riait en solitaire. Alors que pour dire vrai, il avait dormi et plus que nécessaire, le cabrioleur était une machine bien rodée : Manger, jouer, dodo et Manger. 3 fonctions pour un homme, en voilà une chance. La promotion n'était plus à faire ! Toutes filles douées de raison se jetteraient sur cet homme parfait... C'était donc le moment cruciale, celui où une seule erreur et tout serait perdu. Il re-calcula mentalement, encore une fois, les données, sa marge d'erreur et les probabilités de réussite. Oui, il pouvait se permettre de le poser ici. En douceur, tout en douceur. On n'y presque... Un petit cri de victoire se fit retentir. Se relevant d'un bon, il dansa l'avenu du soleil. Un peu expressif et complètement superficiel sur les bords, on pourrait franchement se demander ce qu'un gars aussi joyeux pouvait faire dans ce monde de destruction. Bref ne nous attardons pas sur les phénomènes inexplicables et revenons à notre protagoniste. Après avoir checker son boule et l'avoir dit à voix haute, après avoir claquer des mains et hurler de joie, il revint à son expérience. S'accroupissant jusqu'à la hauteur d'un rectangle noir en équilibre sur une table. Un grand sourire au lèvre, il approcha son index et son pouce de l'objet près à le pousser. Puis il hésita.. C'est qu'il avait bossé comme un malade sur ce truc et une pichenette déferait tout son travail. Oui mais c'était pour la bonne cause, un plan bien plus important encore que son travail. Il libéra donc son index qui tapa le rectangle noir, ce dernier vint en frapper un autre qui en frappa un autre qui lui même en frappa un autre et *respirez* qui lui même tomba de la table pour aller en toucher un autre et qui... Euh ainsi de suite... Mouhahaha c'était l'effet domino de la mort qui tue ! Regardant son œuvre, il récupéra une clope et se l'enfonça dans le bec. Tout les dominos étaient parfaitement rapprochés et il s'élança rapidement grimpant sur un amas de chaise entassé dans un coin de la salle jusqu'au plafond pour regarder son œuvre. Un immense ours blanc et noir se dessinait sous ses yeux avec en son centre un petit détonateur qui s'enclencha sous le poids du dernier domino. Un grand sourire aux lèvres, il regarda les dominos imbibés d'essence prendre feu. Il en resterait une très belle marque sur le sol de la salle de réunion du grand conseil. Mouhahahaha... C'est Mérédith qui allait être contente, il imaginait déjà sa tête, une espèce d'inexpression prononcé sur le visage qui s'inclinerait de 6° exactement ! Terrible, c'est son boss qui allait être content. C'est sa faute de toute façon, il n'avait qu'à pas le coller de nuit. D'ailleurs il était temps d'y aller.

    Caleb, c'était tout ça : Un grand gamin très ingénieux et capricieux pour un rien qui ne pouvait s'empêcher de se venger d'une manière ou d'une autre. C'était aussi un grand déconneur complètement marginale de la situation actuelle. C'était la mascotte des Green Bear. Le mec qui était en retard à son job de nuit. Lorsqu'il quitta la pièce, comme dans un de ces films hyper stylé où le charismatique rebelle sort toujours au bon moment. les systèmes anti-incendies se déclenchèrent et l'eau coula à flots. Inutile de préciser qu'il n'y avait pas d'alarme, il l'avait coupé. Quoi que ça aurait pu être drôle... Mais pas assez timbré pour faire évacuer toute une base, il se contenterait de la tête de la dirlo. Traînant dans les couloirs, il s'étira la clope au bec, il avait encore quelque escaliers à grimper : 17 cent 63 à vrai dire. En éliminant les ascenseurs... J'vous raconte même pas comment il allait se cailler les miches là-haut, surtout au printemps. La saison de toute les humeurs. Mère nature devait avoir deux grandes périodes de menstruation : Automne et Printemps. La pauvre. Bien content d'être un mec, il s'arrêta devant les escaliers de l'hôtel. Voyons voir, il pouvait toujours repartir comme il était venu et feindre le malade. Oui comme la dernier fois et celle d'avant ? C'était sûr, papa ours* allait le tuer s'il sortait encore une fois cette excuse. Jamais deux sans trois disait-on. Ça dépendait pour quoi... Une grimace aux lèvres, la 8ème clope de la journée dans le bec, il pesa le pour et le contre. Bof, c'était la blonde qui était avec lui aujourd'hui. Il aurait de quoi se réchauffer. Oui mais voilà à choisir entre une bonne soupe, un bon gros dodo et/ou la compagnie de Nadia... Y avait de quoi hésiter. Voyez-vous donc ce malade qui décida tout de même de prendre les escaliers. Une, deux. Une, deux. Caetera, caetera.

    *Breveté et propriété exclusif de Springs

    En arrivant en haut, un petit vent bien vicieux s'engouffra dans sa veste. Diablement frigorifié, il resserra les pans de son manteau. Y avait intérêt à ce que la blonde soit déjà là... Quoi, qu'ils pourraient peut être faire un scrabble. Souriant à son humour, il ouvrit la porte et entra dans la pièce.

    «Wow je n’attendais pas de compagnie aussi tôt, mais je dois dire que j’en suis ravie!»

    Euh ouais... Un sourire aux lèvres, envoyant valser sa neuvième clope de la journée, il grimaça intérieurement en se disant que c'était la dernière de la journée. Alors il en avait profité. Faut bien les comprendre, les Green, lorsqu'ils étaient en poste d'observation étaient à découvert, inutile de dire qu'un peu trop de chaleur et de fumée pouvait vite devenir dangereux même s'ils avaient de quoi se protéger des infrarouges. En y pensant, ça devait coûter un max cette tonne d'alu. Surtout par les temps qui couraient.

    -B'jour, ma belle. Ça va ? Dit-il avec nonchalance.

    Habitué aux extravagances de la dame. Il alla s'installer sur le canapé, tout en vérifiant du regard que la caméra et que le matos étaient opérationnels. Il semblerait que oui, comme d'habitude quoi. Balayant du regard la salle, il tenta d'ignorer comme d'habitude la buanderie plus chargée et équipée qu'une équipe entière de terminator. Il avait une sainte horreur des armes à feu. Sûrement depuis qu'il avait fleureté d'un peu trop près avec la bouche béante d'un canon de l'objet en question. L'image lugubre du trou noir lui revint en mémoire, frissonnant sous le souvenir de ce néant constant. Il reporta son attention sur des vallées beaucoup plus chaleureuse et accueillante. Même avec son large manteau, il les imaginait ses jambes. Longues et fine, tout comme sa taille en parfaitement harmonie avec... Oups revenons à nos moutons. Se frottant les mains, il attrapa un paquet de carte qui trainait sur la table basse et le fit claquer sur le métal de cette même table. Un grand sourire aux lèvres, bon avouons le, toujours le même sourire aux lèvres, il prit la parole à la manière d'un prestidigitateur.

    -Et si on s'occupait ?


Spoiler:
 
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Nadia Springs

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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mer 25 Nov - 2:32

[Mouahaha contente toi du jaune, je suis le vert Razz]

La belle Nadia se retourna vivement en direction du nouvel arrivant. Sa joie fut grande lorsqu’elle reconnu ce visage si familier. Caleb. Le magnifique Caleb, son préféré d’entre tous. Son Caleb à elle. Un sourire enfantin et flatté à la fois étira ses lèvres lorsqu’il la salua. Ma belle, certes elle l’était et encore plus lorsqu’il était là.

«Je suis contente de te voir, ça faisait un bon bout de temps qu’on avait pas été placé ensemble en surveillance… Tu crois que Papa Ours ne nous trouve pas sérieux quand on est ensemble?»

Un air innocent passa en coup de vent sur son visage, pour laisser place à une expression malicieuse. Caleb se dirigeait vers un canapé. Nadia en profita pour admirer sa superbe silhouette. Comment ne pas vouloir être en compagnie d’un si bel homme? Bien qu’un peu bouffon, toutes les femmes le trouvaient charmant. Pour Nadia, le fait qu’il soit bouffon lui allait parfaitement. Ils étaient ensemble deux gamins de cinq ans dans un monde beaucoup trop sérieux pour eux.

Nadia agrippa de nouveau son thermos, mais prit une bonne gorgée de café cette fois. Le soleil était complètement descendu et le froid allait devenir mordant… Mais cela n’allait être qu’une excuse de plus pour se blottir contre son chevalier préféré. Caleb avait sorti un paquet de cartes. Un sourire aux lèvres, Nadia s’approcha gaiement et s’installa sur le canapé elle aussi, repliant ses jambes sous son corps. On ne prenait jamais assez de précautions pour avoir chaud.


«Vas-y, bats les cartes. À quoi tu veux jouer?»

Jouer. C’était un des mots préférés de la Canadienne. Jouer impliquait le plaisir et Nadia n’avait que faire de l’ennui. La blondinette installa son menton sur l’épaule de Caleb pour le regarder brasser les cartes.

«Choisis n’importe quel jeu, mais moi je ne me déshabille pas hein! Il fait trop froid aujourd’hui.»

Nadia fit une grimace enfantine, puis se mit à rire. Au nombre de fois qu’ils avaient flirté, Nadia n’avait plus aucune gêne avec lui. Quelle paire ils faisaient! Nadia passa une main dans les cheveux de Caleb en souriant.

«On dirait que t’as bien dormi!»

Caleb était toujours un peu ébouriffé. Son petit côté rebelle, se disait Nadia. Il lui faisait penser à tous ces jolis garçons qui passait par le chalet des Springs et qui se croyaient invincibles. Nadia observa de nouveau les cartes.

«Tu sais que j’y connais pas grand chose aux cartes, hein? Faudra me montrer.»

La jeune femme prit une autre gorgée de café, fermant les yeux pour apprécier la chaleur qui s’insinuait jusqu’au plus profond de son être. Puis elle tendit le thermos à son camarade.

«Café?»

Le vent se levait et s’insinuait dans la cachette des Green Bear. Nadia était frigorifiée, elle tremblait de froid. Comme elle aurait tout donné pour se retrouver devant un bel âtre comme dans l’appartement qu’elle avait habité au début de sa jeune vie. Où était passé le confort? Pourquoi la guerre enlevait le confort?! La belle resserra davantage la grosse veste de cuir et s’enfonça plus profondément dans le canapé.
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Jeu 26 Nov - 22:29

    «Je suis contente de te voir, ça faisait un bon bout de temps qu’on avait pas été placé ensemble en surveillance… Tu crois que Papa Ours ne nous trouve pas sérieux quand on est ensemble?»

    Tout en s'installant dans le canapé Caleb répondit d'un haussement d'épaule. Qu'est-ce qu'il pouvait en savoir lui. Il n'était pas devin et puis c'est pas comme si ça l'intéressé vraiment... Un peu d'amour et d'eau fraiche, voilà dee quoi cet oiseau vivait. Ce n'était pas son truc de penser au passé ou bien au futur. Sauf si c'était pour un quelconque intérêt. En y pensant il avait faim. Très très faim. Que faire ? L'idée de récupérer un des lances-grenades de l'armoire lui vint en image pour aller prendre d'assaut le frigo. Mais il était bien trop flemmard pour remonter une fois encore ces foutus marches de merde qui lui avait foutu des grimpes aux jambes tant il en avait pris de ces foutus marches. Et non, ne loupait pas la marche, il y a bien répétition. S'arrêtant cinq secondes dans ses délires fantasmagorique, il regarda Nadia approcher. Une vrai lionne celle-là. C'était presque comme s'il y avait chasse gardée sur son front. Une fois qu'elle mettait la main sur du gibier, il était très difficile de lui échapper. Lui échapper mais pour quoi faire ? Fallait être timbré pour lui dire non. Ou bien très très amoureux. Cab lui n'avait pas se problème là puisque sa bien-aimée continuait de l'ignorer royalement. Alors il fallait bien se faire une raison... Héhé qu'il était fort ce Caleb avec sa conscience. Il serait capable de faire jouer un cheval avec sa prose (et avec un peu de barbelé dans le cul aussi mais ça...)

    Il n'émetta aucune objection lorsqu'elle alla se blottir contre lui à la manière d'une chatte. Elle aurait miaulée qu'il n'aurait pas vu la différence. Il aimait bien sentir le souffle d'une femme contre sa joue. C'était si.. Quoi d'ailleurs. Un peu insouciant, il se contenta de se dire que c'était bien. Lorsqu'elle demanda à quel jeu il allait jouer, un air malicieux et très joueur s'étira sur son visage. Cependant elle le devança. Comment ça pas de Strip poker !? Faisant la moue, il lui répondit en grognant :

    -Faisons donc une bataille Canadienne*, l'histoire que je te massacre tes jolies petits ongles !

    Spoiler:
     

    Avant même qu'elle ne reparle, il reprit la parole de manière beaucoup plus chaleureuse :
    -Où alors on fait un poker Indien* ! Et celui qui perd à un gage !


    Caleb aimait bien ce jeu. Il gagnait souvent. Observation et analyse, voilà la clé du succès. Qu'il disait tout le temps ! Il suffisait de tirer une carte et de la présenter à son adversaire en la mettant sur le front sans que le joueur ne puisse voir sa carte et miser sur 5 tours. C'était un jeu en aveugle en d'autres termes où nos adversaires voyaient notre carte sans qu'on puisse la voir. La strétégie était alors totalement différente d'un poker classique. Et ça, Caleb en raffolait ! Il frissonna légèrement lorsqu'elle passa ses doigts dans ses cheveux. C'est que cette zone était légèrement sensible voyez-vous. Tout sourire, il lui répondit simplement qu'il n'avait pas eu le temps de se battre avec son peigne ce matin. Décalant la tête sur le côté, il prit en compte son histoire. C'est vrai qu'elle était une vrai quiche dans les jeux de société. Snif, n'ayant pas envie de jouer au poker Indien avec une amatrice, il partit sur un autre jeu.

    -Mouais dans ce cas faisons un classique gage ! C'est simple on tire chacun son tour une carte. Si c'est un pique, le gage est relativement douloureux. Si c'est un carreau, le gage est physique comme je sais pas moi faire un tour de pièce à quatre patte
    Il s'arrêta pour lui jeter un regard coquin.
    -Si c'est le trèfle, le gage est intellectuel voir légèrement fou. Et enfin si c'est le cœur, c'est un gage à connotation érotique ! Simple mais drôle ! Bien sûr, il faut de l'imagination !

    Lorsqu'elle lui proposa un café, il refusa, il n'aimait pas ça. Elle aurait du le savoir depuis temps. Il aimait toute sorte de bouffe et de liquide sauf l'alcool, la tomate et le café. Le café parce que le goût était horrible, la tomate parce que... parce que ! et l'alcool parce qu'il tenait très mal. Hé ! On pouvait pas être fort partout...
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Nadia Springs

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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Jeu 26 Nov - 23:43

Bill Springs jouait souvent aux cartes. Il faisait des soirées de pokers avec des collègues de travail dans l’appartement à Toronto. Puis, il ne s’était jamais arrêté de jouer durant la guerre. Les résistants qui venaient se reposer quelques jours acceptaient presque toujours de jouer une partie de cartes avec Bill. C’est qu’il était doué. Nadia s’était toujours contenté de regarder, peu intéressé. Elle ne comprenait pas les stratégies, le bluff. Elle préférait de loin les jeux de rôles, vous voyez ce que je veux dire…

Nadia jouait aux cartes avec Caleb surtout parce qu’elle n’était pas sans savoir qu’il adorait ce genre de jeu. Et puis, c’était toujours mieux que de ne rien faire du tout. Et puis fallait faire plaisir aux autres de fois, Nadia était peut-être gâtée, mais elle n’était pas égoïste. Enfin, pas avec les gens qu’elle appréciait. Certes, Caleb était dans sa mire de séduction, mais il était aussi un ami précieux, un camarade en qui elle avait confiance. Et les amis, pour Nadia, c’était sacré.


«Tu choisis ce que tu veux hein, tu me dis ces noms de jeu et c’est comme si tu me parlais mandarin, tu vois…»

Au mot gage, la belle eut un grand sourire. Ça, par contre, ça lui plaisait beaucoup. Rien qu’à son expression faciale, Caleb avait sûrement compris que la jeune femme ne reculerait pas devant un peu de défi. Et puis, si elle réussissait à gagner, elle pourrait s’amuser avec le beau rebelle. Nadia ramena vivement ses cheveux frisés à l’arrière, afin de dégager son visage souriant.

Caleb lui expliqua enfin le jeu choisi, bien simple, amusant, les défis étaient variés. Nadia posa son regard langoureux dans celui de son camarade.


«J’ai beaucoup d’imagination en effet!»

Caleb refusa le café. Il n’aimait pas cela, Nadia l’oubliait à tout coup. Cette dernière n’avait jamais raffolé du café, mais s’y était accoutumée, puisque ça tenait au chaud et ça réveillait l’esprit. Elle oubliait souvent que ce n’était pas le cas de tout le monde.

Nadia posa le thermos plus loin et frappa dans ses mains comme elle avait vu faire son père des centaines de fois lorsqu’il jouait aux cartes. Elle avait bien hâte de voir Caleb se soumettre à une des ses idées tordues. En espérant qu’il pige plusieurs fois des cartes de cœur! Ça mettrait un peu de piquant…


«Bon commençons, je pige!»

La belle s’étira pour atteindre le paquet qui était toujours dans les mains de Caleb. Elle en profita pour le frôler, aussi féline qu’à son habitude. Elle prit la carte sans la retourner, faisant durer l’attente, mordillant sa lèvre inférieure avec un air amusé qui illuminait tout son visage. On ne pouvait enlever à Nadia son cœur d’enfant. D’une geste vif, elle retourna enfin la carte pour y découvrir un quatre de carreau. Donc un gage physique. La jeune femme observait sa carte, puis reporta son attention sur le jeune homme.

«Que vas-tu faire de moi Caleb?»

Nadia avait de sa voix ronronnante, cette voix qui gagnait tous les cœurs. Elle attendait son sort avec amusement. Avec un esprit aussi gamin que celui de Caleb, il fallait s’attendre à tout. Mais cela ne dérangeait pas la jeune femme. De toute façon, il n’y avait aucun témoin et ils allaient bien s’amuser.
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Caleb Langley
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Lun 30 Nov - 23:53

    C'est marrant mais à voir la tête de la blonde. Cab aurait tout misé sur sa dernière suggestion. Et il aurait eu raison. Un peu à la manière d'une chatte très joueuse, son visage s'illumina au mot « gage ». Il avait tapé dans le mille apparemment. Bien c'était toujours une distraction à faire. A peine avait-il expliqué qu'elle s'emballait déjà. Une blonde vous dis-je ! Mais une vraie ! Pas celle qu'on trouve dans les magazines à la page sous-vêtements, mais plutôt celle qu'on trouve dans la rubrique célibataire endurcis en manque de distraction. Bref sans s'attarder sur le sujet, Caleb commença à mélanger les cartes. Le gestes était un peu inutile mais comme tout mec, il se devait de faire étalage de ses talents. Et mélanger inutilement un paquet, faisait justement partie de ses qualités. Lorsqu'elle parla de son imagination, un large sourire s'étira sur le visage de Langley. Il n'en doutait pas une seule seconde et cette soirée allait être mémorable. Il s'imaginait déjà entrain de lui lancer ses gages tout pourris qui ne ferait rire que lui.

    Il étala enfin le paquet face caché sur le table. Dans son empressement de jouer, il n'eut même pas le temps de parler de galanterie masculine que déjà elle pigeait !? Arrêter moi si je ne me trompe mais c'était quoi ce mot ? Caleb en eut un fou-rire tellement le terme était incongru. Piger et pourquoi pas pigeonner pendant qu'elle y était. Reprenant peu à peu contenance, il réussit à articuler une phrase :

    -A le vocabulaire canadien ne cessera jamais de me faire rire ! Piger !?

    Puis il repartit de plus belle. Conscient de sa moquerie gratuite comme dans toute ses occasions où il pouvait se foutre de quelqu'un, il accentua son rire. Si si le genre de rire totalement artificiel qui faisait grincer les dents rien qu'à l'ouïe. Ce même rire qui avait fait la renommé de Cab et qui l'avait ranger dans la catégorie petit con écervelé. Admirez donc le pléonasme de l'insulte. Soyez donc attentif au manque d'originalité qui en découlait ! Alalala ce que les vieux pouvaient être radoteur lorsqu'ils étaient pris d'Alzheimer. Il tenta bien sûr de s'arrêter mais un fou-rire en entrainé un autre et une larme, des larmes au yeux, il tenta de les essuyer avant de regarder ce qu'elle avait tirée. Oups, quatre de carreau. Ça c'était vraiment balo. Sûr qu'elle aurait aimée une autre catégorie. Étouffant ses derniers éclats de rire, il entama la cantonade du « Hmmmmmmmmmm » intensif. L'histoire de faire croire à son assemblée qu'il était sur le coup et que son cerveau plus retord que jamais été mobilisé à fond pour trouver LE gage ! Comme s'il ne l'avait pas déjà en tête. Un petit tour à quatre pattes ça avait jamais fait de mal. Oui mais voilà. C'était pas assez originale à son goût, il fallait mieux bien mieux. Peaufinant son approche, il en vint à l'hypothèse suivante :

    -Donc tu va faire le tour de la pièce à quatre patte en suivant les carreaux ! Un membre de posé par carré ! Le tout en chantant Alouette !

    Il avait bien sûr pris un air franchement autoritaire l'histoire d'accentuer son gage. Il regarda le spectacle. Avant de tirer à son tour une carte. Valet de pique. Ouille. Le destin était parfois cruel. Il tenta bien sur de négocier et de remettre la carte sous le paquet mais sans succès. Dans l'attente. Il lui jeta un regard du style : N'oublie pas que nous ne sommes qu'au début du jeu !!!
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Sam 5 Déc - 4:01

Nadia se sentait comme une enfant, à attendre la gage qui allait mettre du piquant dans leur soirée. Comme lorsque l’on joue à la bouteille durant l’adolescence, l’excitation naïve de la jeunesse. C’est comme cette sensation s’effaçait avec le temps, mais pas pour elle. Peut-être était-ce justement parce qu’elle n’avait pas eu une adolescence normale. Ces années-là, elle les avait passées à se cacher et à héberger les résistants blessés ou perdus. Pourtant Nadia avait essayé de vivre le plus «normalement» possible.

Elle était donc là, avec Caleb, comme une adolescente fébrile qu’elle allait rester encore longtemps. Les yeux de la jeune femme pétillaient de joie. Mais son sourire, lui, s’effaça rapidement. Les yeux pétillants devinrent foudroyants. Osait-il rire d’elle? Apparemment oui, car il était le seul des deux à rire dans cette pièce! La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine, visiblement agacée. Oui, elle avait un accent de son pays, mais s’il s’entendait avec son semblant d’accent américain mêlée d’intonations du Mozambique ou de je ne sais où, il rirait beaucoup moins.

Tous les hommes qui s’étaient laissés prendre dans les filets de cette belle menthe religieuse n’étaient pas sans savoir qu’il y avait des risques. Risque de se retrouver giflés, boudés et humiliés s’ils osaient refuser un caprice à la princesse torontoise. C’est qu’elle était la boudeuse officielle de la base. Mais Nadia ne faisait pas seulement que bouder. Elle prenait sa revanche au moment les plus inattendus. D’ailleurs, elle s’apprêtait à donner à Caleb une gifle qu’il ne serait pas prêt d’oublier quand une rafale particulièrement glaciale s’insinua dans leur cachette. Cela lui rappela amèrement que si elle boudait, elle ne pourrait se blottir contre le corps de son camarade. La chaleur avant la vengeance. Elle se rattraperait au gage de Caleb, voilà tout! Elle se contenta de la frapper à l’épaule, histoire de le ramener sur terre.

Le regard toujours aussi assassin de Nadia ne quittait plus Caleb qui cherchait un gage. Mais Nadia ne s’amusait plus du tout. Elle ne faisait que réfléchir à sa vengeance future. On se moquait d’elle? Parfait, elle lui renverrait sa balle, il allait voir. Un sourire se dessina de nouveau sur ses lèvres, mais il se fit menaçant, inquiétant. Un sourire de démone.

Caleb exposa son gage. À quatre pattes? Mais oui, histoire de pouvoir admirer son derrière en douce, quoi de mieux? Mais Nadia était bonne joueuse, il y avait un gage, elle le ferait. La jeune femme se leva du canapé puis se mit à genoux, avançant avec la grâce d’un chat, un membre sur chaque carreau et, tout en regardant Caleb avec un regard qui mêlait sa frustration d’avoir fait rire d’elle et son petit côté séductrice, elle se mit à chanter Alouette avec un air complètement différent, comme un «Happy Birthday Mister President» d’une certaine Marylin Monroe. Elle voulait lui montrer qu,elle en avait vu d’autre et qu’il ne l’impressionnait pas. C’était un jeu d’enfant.

Nadia revint à sa place et se cala bien au fond du canapé, légèrement moins blottie sur Caleb, mais suffisamment pour qu’il comprenne qu’il y avait anguille sous roche. La belle attendait impatiemment qu’il retourna sa carte. Elle faillit crier de joie, mais frotta plutôt ses mains comme une femme d’affaire satisfaite. Il allait souffrir. Si Caleb avait pu lire dans la tête de la blonde, il aurait entendu un rire diabolique qui ne finissait jamais.


«Alors mon petit ours chéri, tu as retourné un pique… Hoooooooon! Pauvre amour que va-t-il t’arriver…»

Son sourire s’étira dévoilant ses dents aussi pures que l’ivoire. Elle redevint soudainement cette panthère aguichante disparue pendant quelques minutes. Elle s’assit à califourchon sur son homme et posa une main sur son torse. Son autre main attrapa sa mâchoire et l’obligea à regarder vers la porte où il était entré plus tôt. De sa voix chaude qu’elle utilisait normalement pour attirer ses proies dans sa toile, elle expliqua le gage à l’oreille de Caleb. Elle faisait un effort monumental pour se retenir de rire méchamment. Comme elle aimait voir souffrir ceux qui osait se moquer d’elle! Même ces joujoux favoris, comme Caleb.

«Tu vois le piège à rat près de la porte, dans le coin là-bas… Tu vas y mettre ta mignonne petite joue droite… Je te dirais de présenter l’autre ensuite, mais je ne prêche pas la parole de Dieu.»

Petit clin d’œil mesquin, puis bisou sur ladite joue droite. Elle retrouva ensuite sa place sur le canapé, mordillant de manière calculée sa lèvre inférieure, lui donnant un air d’innocente jeune fille.

*Voilà pour ta moquerie, mon petit chéri.*

Nadia s'étira et attrapa la carte sur le dessus du paquet puis la retourna. Neuf de trèfle, elle devrait donc se débrouiller avec un gage intellectuel.

[J'espère que ça ira, j'ai dû recommencer du début...]
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Caleb Langley
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mar 8 Déc - 23:43

    Nan mais elle était pas malade celle-là. Devenant tout pâle Cab regarda le piège à rat avant de revenir sur Nadia. Qu'avait-il fait encore ? Lui qui était si innocent, si pur. Pour l'avoir déjà testé, Cab savait a quel point ce clape merde était efficace. Une petite douleur, comme un traumatisme datant, lui relançant son doigt mutilé. Pourquoi était-elle si méchante ? Qu'avait-il fait ? Tout avait si bien commencé. D'abord elle avait fait son gage, lui filant une légère gaule et voilà qu'elle lui faisait ça ! A lui ! Ça allait se payer très chère ce gage. Tournant sa tête dans tout les sens comme pour se donner du courage, il annonça :

    -Ok d'accord, mais d'abord, un geste d'encouragement ! L'histoire de me souvenir du cul que je vais botter !

    Puis il l'embrassa, enfournant sa langue dans la sienne tout en passant ses mains sur les fesses de la belle. Bien ferme comme il les aimait. Même s'il les connaissaient, y avait pas de raison, il pouvait les redécouvrir ! Puis il la souleva pour la mettre sur le côté. Il avait un clape souris à prendre ! S'approchant avec méfiance, il prit le risque de tester le mécanisme.

    CLAC

    Ah ouais ça marchait toujours aussi bien. Tentant de se souvenir qui l'avait installé, il se jura de choper le mécréant ! Quel idée aussi de posé un truc pareil. C'était pas les rats qu'il fallait exterminé. Symbole même de l'impuissance et de la stupidité de l'homme, cet engin s'attirait tout les foudres du Jeune Ours. Faisant encore un petit mouvement de tête, il se prépara psychologiquement. Ok ça allait faire mal, même très mal. Il remit le mécanisme en place, devenant son propre bourreau, le clic d'amorçage de cette machine de mort vint comme l'annonce imminente de son supplice. Un dernier mot peut être !

    -Mamamia... Si tu m'entends, aide moi !

    Une blague encore une. Caleb était irrésistiblement décalé. Un clown perdu, une âme perdu, un oxymore de vie. S'approchant avec douceur, il posa enfin sa joue sur le déclencheur. Aie. Le mot était faible...

    CLAC

    -Putain de ta race d'enculé de ta mère la chienne de pute qui a décédé avant l'heure !!!

    Qu'il hurla tout en courant pour ne pas hurler d'avantage. Pas pleurer, pas pleurer. La douleur était intense carrément injustifiable. NADIA SPRINGS ! Si un trou de souris apparaît, c'est le moment de t'y cacher ! Une larme à l'oeil, il continua à courir tout au tour de la pièce. Quitte à avoir mal, autant avoir chaud. Le clape souris toujours accroché à la joue, il le retira avec difficulté, dévoilant une joue rouge de sang. L'hématome serait sans appel et cette coupure plus net qu'un couteau... La tuer à petit feu. Tire une carte qu'on rigole. Broyant la machine de mort, la déchiquetant de ses mains, Langley se soulageait comme il pouvait. Récupérant une bière, il la bu cul sec. Ce qu'on pouvait être con quand on avait mal. Il ne tenait pas l'alcool et pourtant. Lorsqu'il vint se réinstaller, un froid était retombé sur la scène. Trèfle ? Salope qu'il avait envie de dire. Elle avait le beau rôle sur le coup mais la rue tourne ! Oh oui la roue tourne !

    -T'ai-je dis que si tu es incapable de répondre tu as un gage ??? Dit caleb avec un sourire berserk !

    Bref il se creusa les méninges et demanda de sa voix souriante :

    -Si 1=0,999 jusqu'à l'infinie ! Quel est ton raisonnement pour le prouver ?

    Il remercia secrètement son doc d'avoir toujours pris à coeur les séances d'apprentissages. C'était pas si mal que ça les tests matheux ! Bref, il alla chercher un stylo et une feuille. Lui tendant, il sourit méchamment. Si elle trouvait la solution, il était prêt à passer l'éponge. Sinon le gage serait terrible ! Ainsi il serait quitte. Car il n'était pas spécialement rancunier. Il fallait juste un juste retour des choses !

    Puis il tira de nouveau un pique !
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Nadia Springs

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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mer 9 Déc - 0:33

Nadia sentit que Caleb se mettait en colère, la nervosité lié au gage sûrement. Elle avait un sourire satisfait aux lèvres, il ne pouvait refuser le gage. Le pauvre petit ours réclama un peu d’attention, ce qu’elle ne put lui refuser. Elle adorait qu’il l’embrasse peut importe a situation, c’était agréable même s’il ne faisait que profiter de son corps à elle… Bah quoi, au moins ça gardait au chaud! Alors qu’il en profitait pour lui tripoter le derrière, Nadia passa ses doigts le long du cou de son compagnon réchauffant ceux-ci sur la peau chaude de Caleb.

Retournée à sa place initiale sur le canapé, Nadia s’installa confortablement pour regarder le spectacle. Caleb actionna le piège pour vérifier qu’il fonctionnait. Le bruit fit sursauter la jeune femme qui ferma un moment es yeux. Ce qu’elle pouvait être cruelle! Il l’avait bien cherché. Peut-être pas autant que ça par contre. Trop tard, elle ne reviendrait pas sur le gage, ça montrerait à Caleb qu’elle n’était pas si dure qu’elle ne le laissait paraître.


«Bonne chance, mon bel ours…» Dit-elle en rouvrant un œil à la fois.

CLAC!

Cela fut si rapide que Nadia ne put rien enregistrer à part la série de jurons de Caleb. Il courait en tous les sens, la joue en sang. Nadia se sentit mal pour lui, mais en même temps satisfaite de la «punition» imposée… Punition dont il ignorait pourtant totalement le sens. La douleur avait sûrement été fulgurante, car elle aperçut une larme s’accrochant au coin de son œil. La résistante mordilla sa lèvre avec compassion.

Caleb se sortit une bière, chose qu’il ne faisait jamais. Bah, si cela pouvait l’apaiser. Il revint près d’elle. Il semblait furieux. Avec raison, direz-vous, mais Nadia ne le voyait pas de cet œil. Il l’avait insulté, elle lui renvoyait la pareille. Pourtant elle ne put s’empêcher de lui susurrer :


«Tu es bien courageux…»

Nadia s’étira et attrapa la trousse des premiers soins qui traînait par terre. Elle l’ouvrit et tendit une compresse à son compagnon de jeu.

«Non, tu ne me l’avais pas dit… Mais cela est tout à fait normal.»

Caleb lui expliqua le gage. Perplexe, elle saisit toutefois le papier et le crayon qu’il lui tendait. Nadia aurait tout donné à ce moment précis pour être allée à l’école plus longtemps. La jeune femme se mit à gribouiller essayant de se souvenir des maths de base que les résistants du clan Springs lui avaient enseigné. La blondinette marmonnait des paroles incompréhensibles…

Après quelques instants, elle releva la tête un sourire triste aux lèvres
.

«C’est de l’algèbre ou autre chose du genre, j’en suis certaine… Je n’ai jamais rien compris à ça…»

Résignée, Nadia jeta un dernier regard aux gribouillis qu’elle avait fait sur la feuille, ses boucles blondes tombant devant son visage. Elle avait l’air d’une fillette.

«Vas-y, comment vas-tu me torturer, chéri?»

Elle releva la tête, un peu inquiète, mais prête à répondre à tous les défis. Elle était une combattante, rien ne devrait lui faire peur. Pourtant, l’esprit indéchiffrable de son camarade éveillait en elle une certaine crainte. Que lui réservait-il? Assurément quelque chose de douloureux, pour lui renvoyer le balancier.

Caleb avait tout de même tiré une carte. Pique. Encore de la douleur… Elle se ferait plus gentille cette fois, elle n’avait rien à lui reprocher. Un sourire doux se dessina sur les lèvres.


«Tu vas faire un peu d’exercice mon cher Caleb. J’adore la gymnastique et toi? Bon, peu importe voilà ce que tu devras faire: Tu devras de tenir en équilibre sur la même jambe durant cinq minute, le tronc perpendiculaire à la fameuse jambe… Cela nécessite force et équilibre.»

Un air de défi traversa son visage. Elle était gymnaste dans son jeune âge. Elle se demandait s’il avait autant d’adresse qu’elle. Une fois leur deux défi accompli, elle piga une nouvelle carte, qui s'avéra être une carte de coeur.
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Caleb Langley
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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Sam 12 Déc - 17:36

    Il était claire qu'il lui en voulait encore un peu après le coup qu'elle lui avait mais Caleb n'était pas genre extrêmement rancunier et c'est d'une manière très pédagogue, qu'il prit en charge le manque arithmétique dont faisait preuve la jeune femme. Surtout que bon, elle était bonne joueuse la Nadia. Il avait rajouté une règle et elle l'avait acceptée sans même se plaindre. Lorsqu'elle resta figée sur sa feuille, il eut pitié d'elle. Peut être ne méritait-elle pas la punition qu'il allait lui infliger. Nan c'est sûr. Mais en même temps, ça net coupure sur la joue le relancé. C'est qu'il faisait mal ce piège à rat, aucun doute que ces pauvres animaux n'avaient aucune chance de s'en sortir après une telle violence. Elle répondit enfin qu'elle était incapable de répondre à sa question. Encore heureux qu'il se disait, manquerait plus ça qu'elle en soit capable ! Oui, finalement toute trace de pitié s'effaça de son esprit. C'était le jeu ma pauvre lucette. Reprenant le stylo, il écrit la solution tout en lui expliquant le pourquoi du comment du raisonnement. Lui même était plus que fier du lui expliquer vu qu'il adorait faire ça. Se rendre intéressant, paraître plus intelligent qu'il n'était. Pas mythomane mais presque. Le monde devait tourner autour de lui, c'était bien connu.

    x=0,999
    10x=9,999
    10x-x = 9.999...-0,9999 9
    x=9 x=1 1=0,999


    Bref, il tira sa carte et à son grand regrèt tomba une nouvelle fois sur le pique. Ce qu'il pouvait être mal chanceux. Il s'était empressé de le faire, avant même d'expliquer son gage. Nadia s'était contentée de sourire avant de lui dire ce qu'il devait faire. il se mit en position et entama son mini-marathon de résistance tout en imaginant son gage. Ça paraissait simple en théorie, mais Caleb savait pour avoir certain talent que ça ne l'était pas tellement un peu furax de devoir se tuer les hanches et les quadriceps, au bout de 4 bonnes minutes, il afficha un grand sourire aux lèvres,avant d'expliquer le gage qu'elle devrait faire !

    -Ok, va pour ce gage. Quant à toi, tu vas me faire le plaisir de me faire un petit streap-tease avant de danser nue pendant disons... 1 minutes.

    Le streap-tease n'était qu'une mise en bouche, et le vrai gage était celui de devoir danser par ce froid de canard durant une longue minute ! Elle était sacrément belle et la voir s'agitait comme ça lui devait plus de plaisir que de douleur (la douleur venait en l'occurrence de la fin de son épreuve physique). Il en vint même à être toute chose, mais pas assez pour avoir un handicap de plus, celui d'une troisième jambe assez encombrante. Durant tout son supplice, il sourit. Il avait mal été alors. Ce n'était qu'une question de caractère, qu'il se répéta en boucle. Lorsqu'il eu terminé. Il la regarda à poil. Diable qu'elle était bien foutu, c'était pas croyable. Puis elle tira le coeur. Bien d'un air samaritain, il lui proposa de venir se coller à lui car elle allait devoir rester nue !

    -Ton gage sera de m'exciter plus encore que je ne le suis déjà, sans toucher mes parties intime ! Sinon... Tu as carte blanche !

    Après ça il tira un coeur... Que le destin pouvait être drôle !
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Nadia Springs

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MessageSujet: Re: Et le soleil laissa sa place à la lune... [Libre]   Mer 16 Déc - 18:59

Nadia pencha sa tête vers les équations que Caleb écrivait. Elle fronça les sourcils, perplexe. Ça, ça devait expliquer l’égalité?! Non mais, c’était de la vrai triche! Dans le monde réel qui pouvait arrondir comme cela… Une sale affaire de mathématicien paresseux, ouais! Bien qu’elle comprenait le raisonnement, elle ne pouvait s’empêcher de remarquer la triche pour parvenir à l’équation.

«C’est complètement ridicule ce truc, une armée de 999 soldats n’est pas une armée de 1000 soldats… Celui qui a inventé ce calcul devait vivre dans le monde fabuleux de l’absinthe… Ou de l’opium! Il n’avait aucun souci de comparaison au réel!»

La jeune femme riait toutefois. Elle s’imaginait le vieux prof débile qui inventait ce calcul, il y a quelques siècles, ses cheveux gris ébouriffés et ses pupilles dilatées par l’excitation d’avoir prouvé un tel raisonnement. Mais cela ne prouvait rien…

Caleb exécuté ensuite son défi d’équilibre sous les yeux rieurs de la belle Springs. Elle aimait voir un homme utiliser ses muscles, mais dans ce cas-là, cela devenait si ridicule qu’elle ne put s’empêcher de rigoler. Par contre, elle était impressionnée de la ténacité de son camarade. Au bout de quelques minutes, quatre, put confirmer la jeune femme en vérifiant l’horloge numérique de l’écran de surveillance, Caleb annonça son défi lié à son incapacité de répondre au raisonnement mathématique. Elle pouffa de rire. Non, mais vraiment.


«Je te rappelle que je t’ai bien avertie au départ que je ne me déshabillait pas… »

Mais tout en parlant, elle avait fait ôté son manteau de cuir, puis lancé celui si sur le canapé. Pas question de le laisser par terre, elle le voulait chaud après son gage. Rapidement, elle se retrouva en sous-vêtements, sans toutefois avoir retiré ses bottes. Il avait donné le défi, mais elle avait mis des restrictions au départ. Déjà le froid enveloppait tout son corps, jusqu’à son âme. Elle frissonna un peu, mais gardait son sourire séducteur aux lèvres, mais il restait figé dans le froid, comme si elle avait été une statue. Une seconde plus tard, elle avait fait voler son soutien-gorge dans les airs et s’était mise à danser. C’était le maximum qu’elle ferait, elle allait pas crever froid pour un stupide jeu. S’il se plaignait, tant pis pour lui. Il en avait déjà bien assez pour se rincer l’œil.

La belle dansa gracieusement et énergiquement, histoire de se garder au chaud. La minute lui parut en durer dix. Pendant ce temps, Caleb avait terminé son propre défi. Une fois la minute passée, Nadia se rua vers son manteau qu’elle enfila. La pauvre grelottait et son corps tremblotait sans cesse. Mais Caleb voulait qu’elle reste nue pour le prochain gage. Par contre, il lui offrit de se coller contre lui ce qu’elle fit immédiatement après avoir laissé son manteau à sa place sur le canapé.


«Carte blanche?» Répéta-t-elle, amusée.

Nadia prit quelques instants d’abord pour se blottir contre Caleb, complètement frigorifiée. Elle ne se sentait pas sexy du tout et se voyait plus comme un petit animal gelé. Mais elle prit son courage à deux pour remplir son défi. Exciter un homme… C’était pas trop difficile! Les hommes n’ont que le sexe en tête, c’est ce qu’avait appris Nadia avec le temps, durant ses nombreuses années en forêt.

La jeune femme se redressa, puis se mit à embrasser Caleb partout sur le visage, évitant malicieusement ses lèvres, les frôlant à peine, pour lui donner envie de l’embrasser à pleine bouche, mais elle n’en fit rien, s’obstinant à embrasser tout son visage, sauf cet endroit qui lui faisait elle-même envie. Ses mains caressaient le tissu du chandail de Caleb, les doigts tremblants de froid. Aussi, elle vint les réchauffer dans le cou du jeune homme, caressant habilement sa nuque. Nadia poursuivit sa rafale de baisers jusqu’aux oreilles de son bel ours. Mordillant ses lobes d’oreilles et lui susurrant des mots doux de temps à autre.

Puis, il lui fallut s’arrêter, le froid la transperçant violemment. Elle avait la chair de poule et ses mains étaient crispées. Elle parut désolée. Caleb pigea sa carte. Cœur. Eh ben! Ce jeu devenait vraiment intéressant. La jeune femme le dévora des yeux instants, admirant la beauté de son compagnon. Comme il était mignon avec ses yeux clairs et son sourire parfait!


«Alors pour le moment, ma position est injuste comparée à la tienne. Alors je veux que tu retires autant de morceaux de tissus que moi. Cela fait, tu devras me réchauffer avec le plus de tendresse possible.»

Bah quoi, on pouvait être romantique même en ces temps de guerre. Ça ramenait un peu de douceur dans ce monde de brute! Puis elle pigea une carte pour le gage suivant. Carreau.
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