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No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)

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Charlie Lloyd

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MessageSujet: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Lun 4 Jan - 3:27

    Cela faisait combien de temps que tout ça, les machines et la destruction, durait ? Un bon nombre d’années, surtout pour ne plus arriver à compter les jours, les mois. Chaque jours étaient dangereux, sortir était dangereux. Pourtant, les résistants continuaient à vivre comme tout bon humain l’aurait fait, c’est-à dire en se défendant. Marchant lentement mais à une allure régulière, Charlie se dirigeait vers les entrepôts, là où attendaient les armes des résistants, sales et attendant qu’on vienne s’occuper d’eux. Évidemment, l’expert en la matière, c’est Charlie. Lui qui sait tout sur les armes; leurs fonctionnement, leurs avantages, leurs défauts. Quand on a des questions, c’est à lui qu’on doit les poser. Quand on ne sait pas si un truc ou telle chose est possible avec l’arme en question, faut pas essayer par nous-mêmes. C’était, pour le beau Charlie, une journée comme les autres. Quelques équipes étaient revenus du front, il avait donc un boulot à faire, ce qui l’occuperait sans doute un moment. Quelle joie, ici c’est charmant et protégé, mais ce que ça peut être ennuyeux. Oui, Charlie commençait vraiment à s’ennuyer, c’est vrai quand la seule chose à faire c’est de bosser sur des armes beaucoup plus avancés pour les résistants ou bien nettoyer et arranger les armes. Peu importe. Charlie poussa la porte de l’entrepôt qu’il connaissait maintenant comme le fond de sa poche de jeans, puis il alluma la lumière. L’éclairage était faible mais on pouvait tout de même bien distinguer les armes qui étaient suspendus sur leurs supports respectifs. Il s’assit à une table en prenant la première arme, une mitraillette, puis il se mit à la démonter, lavant soigneusement les pièces avec son équipement spécial qu’il n’avait pas oublié en venant. Un mince sourire aux lèvres, il se mit à siffloter l’air d’une chanson qu’il avait depuis un moment dans la tête. Il était content d’occuper un peu son temps. Rapidement, il fit passer les armes dans ses mains en les remettant par la suite sur leur supports, ne prenant pas plus de deux minutes pour chaque armes. Faut dire qu’avoir été dans l’armée aidait le spécialiste, il était à la fois minutieux et rapide. Démonter les armes, il s’y connaissait. Rendu à une vingtaine d’armes, il se mit alors à penser à Abigail. Cette femme avec qui il flirtait depuis longtemps, il ne l’avait pas revu depuis un moment, déjà. Elle arrivait à le faire sourire et oublier tout ce qui se passait en dehors et même en dedans de la base. Terminant son travail, il arrangea et mit tout les armes avec leur cran de sureté, une question de sécurité. Il se mit alors à regarder les munitions pour les armes et se mit à compter tout ce qui restait sur un calepin destiné à compter un peu. Bon, Charlie n’ayant pas beaucoup de scolarité, il avait un peu de difficulté à compter mentalement. On pouvait le voir se servir de ses mains pour compter. Peu importe, il fit l’inventaire de toutes les munitions et il soupira. Une heure et demie, c’était ce qu’il lui avait fallu pour tout faire. C’était presque un record personnel. Un sourire aux lèvres, il s’assit au coin d’une table en sortant ses croquis d’armes qu’il essayait de créer pour les résistants. Il allait être tranquille pour un moment alors il voulait en profiter un peu.

    Seulement, il risquait de ne pas être seul pour longtemps. Il fit une moue lorsqu’il entendit les pas résonner dans les couloirs menant aux entrepôts. Il espérait que ce n’était pas Meredith, il n’avait pas vraiment l’envie de lui parler. Ce qu’il désirait, c’était être seul. Mais lorsque la porte de l’entrepôt d’armes grinça, Charlie fut déçu que cette personne ne soit pas allé dans un autre salle. L’espace d’un instant, il quitta ses croquis et leva les yeux. Son regard croisa celui d’une femme, un regard qu’il connaissait si bien. Sa moue se changea très rapidement en un sourire en coin amusé.

    « Tiens, salut, Aby. Qu’est-ce qui t’emmènes ici?».

    Peu importe ce qu’elle faisait là, Charlie était ravi de voir la jeune femme. Cela faisait un bon moment que leur histoire durait, un peu de flirt à vrai dire, sans rien d’officiel. Comment pouvait-il y avoir quelque chose d’officiel entre elle et lui s’il y avait toujours Leandro entre eux ? Bon, il ne devait pas penser à lui sinon il allait trop ouvrir sa grande gueule et il n’avait pas envie qu’Abigail s’en aille, cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu à la base. Fallait pas gâcher sa chance, ni la gaspiller, plutôt en profiter le plus. Lâchant son crayon, il s’assit plus confortablement dans sa chaise de bois, chose pas très facile vu qu’elle était dure, puis il croisa ses bras sur son torse. L’observant discrètement de la tête au pieds, il finit par lui demander:

    « Je te manquais, donc tu est revenue?».
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Abigail Rivers

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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Mar 5 Jan - 3:38

*Merde!*

Abigail regardait son fusil à pompe avec désolation. Le mécanisme bloqué, la jeune femme ne pouvait plus s’en servir et Leilah refuserait que la résistante se batte qu’à coups de poings, même si cela était son domaine de prédilection.

La blonde était sortie avec l’arme et un autre Tigre afin de perfectionner sa précision de tir. Son camarade lui enseignait comment viser avec toute la patience du monde, un peu intimidé par cette femme qui parvenait à broyer des os humains à main nue.

Lorsqu’elle voulut tirer, un étrange déclic retentit à l’intérieur du fusil, rien de très rassurant. Son camarade suggéra à Abigail de se rendre à l’entrepôt afin que quelqu’un le vérifie.


«Mais t’es complètement malade?! C'est Charlie qui y est aujourd’hui, je ne sortirai jamais de cet endroit, il va encore essayer de me séduire!!!»

L’autre Tigre pouffa de rire. La base en entier était au courant des tentatives de séduction du mécanicien et des nombreuses disputes chevaleresques entre Charlie et Leandro afin de gagner le cœur de cette princesse cyborg qu’était Abigail. Princesse était un grand mot, la principale intéressée se voyait comme un mutant destructeur, comme une combattante assoiffée de vengeance, mais il en était autrement pour les deux hommes. Ils se disputaient un cœur qui les fuyaient. Les situations de conflits, très peu pour l’américaine.

Pourtant, tout avait débuté naïvement. Charlie et elle flirtaient gentiment, il était son genre de gars; débrouillard, rebelle, drôle, mignon. Il avait tout pour plaire. Mais Leandro fit son apparition. Plus jeune, plus près de la génération d’Abi, mignon, intelligent, fier et gentleman, il avait chamboulé le cœur d’Abi qui se retrouvait prisonnière d’un triangle amoureux. Décontenancée, elle se replia rapidement, se réfugiant dans l’entraînement intensif avec les Tigres, se liant d’amitié avec ses compagnons qui s’amusaient bien de la situation.


«Bon d’accord, j’y vais. De toutes façons, il faudra bien que je lui amène cette arme un jour ou l’autre, autant que ça tout de suite.»

Son camarade lui serra l’épaule avec compassion, se retenant cependant de rire. Abigail lui décocha un regard furieux avant de rentrer dans la base à toute vitesse.

*Si je m’ébouriffais un peu, peut-être que Charlie me trouverait moins attirante…*

La demoiselle noua ses cheveux avec négligence, puis jeta un coup d’œil à ses vêtements. Ils étaient sales et fripés par la dure journée d’entraînement. Un peu de graisse de l’arme se retrouvait sur sa joue. Si elle voulait avoir l’air négligée, elle n’aurait pu faire mieux. Satisfaite, Abigail poussa la porte de l’entrepôt en prenant une grande inspiration.

Le sourire de Charlie ne lui disait rien qui vaille. Abi eut la soudaine envie de partir en courant. Les histoires d’amour ça n’avait jamais vraiment été son truc… À part une fois… Mais cela faisait si longtemps…

Prenant son courage à deux mains, elle avança jusqu’à la table.


«Salut Charlie.»

Charlie lui demandait s’il lui avait manqué. Abi leva les yeux au ciel. Évidemment, elle ne pouvait éviter ça. Il ne pouvait s’empêcher de flirter. Abigail se sentait mal à l’aise, mais se ressaisit. La jeune femme déposa nonchalamment le fusil à pompes sur la table.

«Non. C’est ce tas de ferraille qui n’en fait qu’à sa tête. Je crois que le mécanisme est bloqué. Mallory ne me laissera jamais combattre sans une arme…»

La belle blonde ne put s’empêcher de se sentir mal. Elle voulait faire comme si elle était détachée, mais la situation la rendait mal à l’aise. Après tout, elle n’avait pas flirter avec lui que pour passer le temps… Elle n’était pas comme Nadia Springs, cette blondinette écervelée qui passait le temps en séduisant tous les mâles de la base. Non, Abigail était vraiment sous le charme de Charlie…. Mais il y avait Leandro maintenant…

La jeune femme secoua la tête. Non mais qu’est-ce qui lui prenait de faire tant de sensiblerie pour ces deux gorilles?!
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Mar 5 Jan - 4:15

    Peu importe la situation ou la manière dont Abigail était habillée, Charlie la trouverait toujours aussi séduisante que la première fois qu’il l’avait rencontré. La plus belle de la base, c’était-il dit lorsque son regard s’était posé sur elle. Qu’elle soit cyborg ou pas, elle était tout de même jolie, qu’elle ait de la graisse plein le visage n’y changerait rien. Voilà pourquoi il sourit lorsqu’elle poussa les portes, un fusils à pompe à la main. Elle avait l’air d’avoir passé une dure journée de travail. C’est pas grave, Charlie, c’est comme ça qu’il les aimes. Quoi de plus attirant qu’une femme débrouillarde et indépendante qui n’as pas peur de se salir un peu les mains? Elle s’avança alors jusqu’à la table et il finit par refermer son cartable, là où étaient dessinés les croquis de l’arme qu’il était censé faire. Lorsqu’elle lui répondit que non, elle n’était pas là parce qu’il lui manquait mais simplement parce que ce tas de ferraille n’en faisait qu’à sa tête. Elle croyait que le mécanisme était bloqué et Mallory ne la laisserait jamais combattre sans une arme. Et, pourtant, c’était sa spécialité. Après avoir haussé un sourcil, il ne répondit pas et prit l’arme.

    « Tu as raison, il est bloqué mais c’est étonnant comment il est... Enfin, peu importe, je t’arrange ça. ».

    Il se leva et alla ressortir son équipement pour les armes. Et elle osait traiter un fusil à pompes de tas de ferraille! Pourtant, c’étaient de bons fusils, même si ils n’étaient pas aussi efficaces que les mitraillettes, pour tirer de loin. Sortant ses outils, il se mit à démonter l’arme avec une rapidité incroyable. Faut croire qu’il s’est beaucoup pratiqué pour en arriver là. Son sourire disparut rapidement alors qu’il se concentrait dans son art. Si c’était bloqué, c’était par l’intérieur, non par l’extérieur. Il mit un moment à trouver ce qui clochait et il finit par nettoyer et graisser le tout, ainsi il pouvait prendre son temps et parler un peu à Abigail. Elle semblait vouloir le fuir, depuis un petit moment. C’était surement à cause des disputes entre lui et Leandro pour conquérir le coeur de la belle. Encore une fois, les deux hommes s’étaient disputés et, si Meredith Mayer, la Maire de la base, n’aurait pas intervenu, ça aurait très certainement venu aux poings. Que voulez-vous ? Charlie est incapable de sentir cet homme, trop jeune, trop.. Trop! Bon, il y avait tout de même plusieurs années de différence entre elle et Charlie, Leandro ayant un moins gros écart, mais ce n’était pas une raison pour qu’il vienne flirter avec Abigail alors qu’il savait que Charlie avait des vues sur elle. Quel ingrat. Son regard se posa sur elle un instant et il soupira.

    « J’ai comme la mauvaise impression que tu me fuit, dernièrement, c’est pas vrai ?».

    Oui, Charlie en avait un peu marre qu’elle ne soit pas là, après tout, c’était lui qui voulait passer plus de temps avec elle. Ce n’était pas un gorille pour autant, il avait des sentiments et il éprouvait bien de l’attirance envers Abigail, il aimerait aller plus loin avec elle. Mais il y a tout de même Leandro, le gros problème entre elle et lui. Est-ce qu’un jour tout cela finirait par arrêter, que l’italien arrive à s’éprendre d’une autre femme qu’elle et qu’ils puissent enfin flirter un peu, seuls à seuls ? Avec un chiffon, Charlie se mit à nettoyer l’intérieur du fusil avec sa précaution et minutie habituelle, tout en jetant des coups d’oeils furtifs à la belle jeune femme de temps à autres.
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Ven 15 Jan - 19:58

Abigail croisa les bras sous sa poitrine, soufflant sur une mèche qui obstruait sa vision afin de la renvoyer sur sa tête. Elle attendait avec une certaine impatience due à son malaise que Charlie trouve le problème, qu’elle puisse déguerpir au plus vite. Pourtant, la résistante ne pouvait s’empêcher d’admirer Charlie à l’œuvre, en train d’examiner son arme méticuleusement.

«Il est comment?! Qu’est-ce qu’il a?….» Demanda-t-elle avec un peu de frustration. Elle détestait quand les gens en terminaient pas leur phrase.

Sans même s’en rendre compte, elle avait fait un pas en avant, entrant dans le faisceau lumineux de la lampe qui éclairait la table. Pendant ce temps, Charlie démontait l,arme en un temps record. Au moins, ce ne serait pas trop long. L’arme serait de nouveau en bon état en deux temps, trois mouvements et Abi pourrait prendre la fuite sans demander son reste. La blondinette pianotait nerveusement sur son bras alors que Charlie nettoyait le fusil à pompe.

Ce qui effrayait le plus Abigail dans le fait d’être seule avec Charlie, c’était le risque de voir Leandro surgir à tout instant. C’était à tous les coups dans ce genre de moment que l’un ou l’autre des deux samouraïs venaient se chercher des poux, oubliant du même coup Abigail qui les regardait la bouche grande ouverte, les larmes aux yeux… Abi jeta un regard inquiet vers la porte, se rassurant en voyant la porte close.


«Hein?... Quoi?»

La jeune femme n’avait pas porté attention à la question de Charlie et, lorsqu’il la lui répéta, elle se mit à balbutier, les joues en feu, l’œil fuyant. Elle se tordait les mains et cherchait à se justifier, mentionnant l’intensité des entraînements des Red Tigers, sa difficulté à viser… Puis poussa un grand soupir. Elle n’arrivait pas à lui mentir.

«Je n’en peux plus de vous voir me disputer Leandro et toi… Je ne suis pas un prix à gagner… Je ne suis qu’une résistante. Un cyborg. Pas une Cendrillon et encore moins la belle aux bois dormants.»

La jeune femme, à la simple pensée des orageuses rencontres entre les deux hommes, frissonna. Ils finissaient toujours par en venir aux poings, les autres résistants devant les séparer de peur de les voir s’entretuer. Et tout cela était de ça faute. Pendant un instant, elle songea à retourner voir les Tigres, à se réfugier dans les bras des ses camarades, se faisant consoler par Mei Lin et Duncan ou Ana-Maria. C’était toutes les fois le même scénario et elle n’en pouvait plus.

«Je n’ai plus la force de vous regarder vous disputer un cœur que vous êtes tous deux en train de perdre…»

La belle baissa la tête, sachant que cette phrase déclencherait probablement un torrent de paroles qu’elle ne supporterait que difficilement. Elle n’en pouvait plus des «je t’aime» et des promesses de beaux futurs à deux, que ce soit venant de Charlie ou de Leandro.
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Sam 16 Jan - 6:26

    Lorsque Charlie était concentré, c’était surement le seul moment où on pouvait vraiment le voir en paix avec lui-même. Là ou quand il dort, c’est un peu pareil. N’étant pas vraiment idiot, Lloyd allongeait le temps pour pouvoir passer un moment plus long avec elle. Ils se voyaient de plus en plus rarement et il savait exactement pourquoi. Et à cause de qui. Nettoyant l’arme, Abigail finit par se frustrer et lui demanda comment était l’arme et ce qu’il avait. Tout simple, ce blocage. Il y avait simplement un mécanisme bloqué par une petite roche ou bien c’était l’accumulation de poudres qui engendrait plusieurs autres problèmes avec l’arme. Elle avait de la chance qu’il ne lui ait pas explosé en pleine figure, ça aurait été un peu douloureux et elle aurait très certainement perdu une dent - ou plusieurs.

    - Il n’a pas été nettoyé depuis un moment, un petit cailloux a dut s’incruster dedans ou bien, j’sais pas moi, il a eut trop de poussière. Mais bon, avec un fusil à pompes, faut faire attention. J’ai jamais vraiment eut de problèmes avec eux lorsqu’ils sont nettoyés mais là, c’est franchement dégoutant.

    Oui, comme si un arme était un petit bébé qu’il fallait toujours soigner et nettoyer. Bon, c’était aussi une simple question de sécurité. Abigail ne voulait pas se faire défigurer, Charlie pouvait bien parier là-dessus. Nettoyant les plus grosses parties de l’armes avant les plus petites, il se mit à parler à la belle jeune femme. Elle semblait légèrement distraite. Il dut répéter deux fois sa question avant qu’elle ne pique un fard magistral, ne voulant peut-être pas aborder le sujet. Elle détournait l’oeil alors que lui la regardait sans expression. Elle avait beau essayer de dire n’importe quoi que la vérité, Charlie savait très bien démasquer quelqun qui mentait. Encore plus elle, quoi. Elle échappa un soupir et finit par avouer qu’elle en avait marre de se faire disputer par lui et Leandro, qu’elle n’était pas un prix à gagner. C’était vrai, mais que voulez vous que Charlie fasse ? Il veut Abigail pour lui seul, pas question de se la partager avec un Italiano. Elle lui dit alors qu’elle n’était qu’une résistante, une cyborg. Loin d’être Cendrillon ou la Belle au bois Dormant. Affirmatif, mais Charlie n’a jamais été doué en amour, ni même en flirt. Là, pour tout vous avouer, Abigail lui avait cloué le bec et il ne savait pas quoi répondre. Pas des salades, il n’était pas vraiment un mec qui parle pour rien dire. Pas comme Leandro. C’est étonnant à quel point on peut être jaloux et possessif. Après un petit moment de silence, elle finit par continuer en disant qu’elle n’avait plus la force de les voir se disputer un coeur qu’ils étaient en train de perdre. Il déglutit douloureusement. Il ferma les yeux quelques instant et soupira lui aussi. Leandro avait beaucoup plus de chances que lui de gagner son coeur. Si jeune, si intelligent si... Si, si, si... Et lui, qu’est-ce qu’il devait avoir l’air, maintenant ? D’un vieux crouton moisi. C’est tout. C’est vrai, quoi, il approche dangereusement de la quarantaine. Si seulement il avait été plus jeune...

    - Tu n’est pas la seule, Abi. Je..., commenca-t-il. On étais si bien, avant. Quand Il n’était pas là, je veux dire. J’ai simplement l’impression de plus avoir de chances. C’est vrai, regarde-moi. Leandro est jeune, il est Italien et ne lâchera jamais prise.

    Il serra les mâchoires, visiblement fâché. Ce qu’il pouvait vraiment détester Leandro à un point fou, personne ne le savait. L’amour, c’est la chose la plus difficile au monde. Il laissa l’arme sur sa table de travail et s’essuya les mains avec un bout de tissus. Il n’avait plus envie de jouer. Non, même si se disputer pour un coeur n’était rien d’un jeu. Il se leva doucement et s’approcha d’elle, proche. Très proche. Il souffla doucement à son oreille, de sa voie grave mais douce:

    - Est-ce qu’en arrêtant de me battre pour toi, j’aurai des chances ?
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Lun 25 Jan - 0:59

«Alors tu dis que c’est de ma faute, c’est ça?!» Lança Abigail avec une pointe de colère dans la voix.

En fait, la combattante savait que s’était entièrement sa faute. Elle ne venait plus faire entretenir son arme à l’entrepôt, ne voulant plus croiser Charlie ou, en tous cas, le moins souvent possible. L’arme avait donc de plus grande chance de se retrouver en piteux état. Mais Abi ne voulait pas se laisser faire des reproches par le mécanicien sans se défendre. C’était son petit côté orgueilleux.

Abigail sentait son corps se raidir. Elle ne se sentait pas bien dans cet endroit, seule avec Charlie. Elle n’aimait pas le fait qu’on puisse les surprendre, qu’on se remette à jaser. Elle ne voulait pas que Leandro vienne à entendre qu’elle avait passé du temps seule avec Charlie, car il allait lui reprocher, situation identique dans le sens contraire évidemment. Charlie lui aurait assurément fait la gueule pour quelques minutes passées seule avec l’Italien. Et la jeune femme supportait mal les situations conflictuelles. De plus, faire un choix à ce stade n’était pas du tout éclairé. Ils se battait comme deux lions enragés pour une lionne qui en avait marre de ces idioties et qui ne cherchait aucun compagnon en bot de ligne. Alors comment choisir en étant certaine de ne pas se tromper. Non, c’était impossible de faire cela…


Charlie semblait lui aussi fâché, ou déçu, elle ne le savait pas trop. Il lui parla de chances, de Leandro… Ce qui fit reculer Abi avec méfiance.

«Tu me parles de chances comme si gagner mon cœur était un jeu d’adresse à la foire du coin. Il n’y a pas d’astuces et encore moins de chances… Ça ne fonctionne pas comme ça, Charlie.»

Charlie s’était rapproché et Abi se sentait de plus en plus mal.

«Oui on était bien, mais pas comme toi tu le penses. On flirtait, sans plus. Leandro est arrivé et a voulu jouer lui aussi… Et là vous êtes devenus fous tous les deux.»

Charlie se pencha et lui souffla quelques mots à l’oreille. Abi se troubla un peu, visiblement inconfortable dans cette situation dangereuse pour les émotions qui se jetaient dans sa gorge, prêts à exploser à tous moments.

«Tu dis n’importe quoi, Charlie. Dès que tu vois Leandro tu vois rouge. Tu serais incapable de te retenir et de toute façon ça ne changerait rien parce que…»

Abigail allait dire: «Parce que je ne sais plus où j’en suis.», mais se sentait comme une actrice d’un mauvais soap américain. Même si c’était comme cela qu’elle se sentait, elle retint sa langue et en profita pour s’éloigner de lui, marchant vers la table où reposer son fusil à pompe qu’elle toucha du bout des doigts, le métal froid la ramenant durement à la réalité, à cette situation qui lui donnait envie de hurler de rage.

«Parce que je n’ai aucune envie de vous accorder davantage de chances…Si ça continue, je vais partir avec les nomades, ça réduira mes maux de tête.» Déclara-t-elle amèrement.
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Lun 25 Jan - 2:25

    Oui, c’était bel et bien la faute à Abigail si le fusil à pompes n’était pas bien nettoyé, c’était parce qu’elle ne voulait pas le croiser. Ou, du moins, le faire le moins de temps possible. Il aurait aimé que Leandro n’apparaisse jamais dans tout ça. Il aurait au moins eut une chance mais elle le ramena à la réalité en disant qu’il parlait de chance comme on gagnait un jeu à la foire du coin en étant habile. Elle lui dit durement qu’il n’y avait pas d’astuces et encore moins de chances, que ça ne fonctionnait pas ainsi. Il aurait dut s’en douter, qu’elle lui sortirait un truc pareil. Franchement, il aurait tout simplement pu tout arrêter, lui dire ce qui n’allait pas avec son arme et la laisser repartir. Mais, non, fallait toujours qu’ils en arrivent à se disputer pour des causes qui, déjà, étaient perdues d’avances. Elle lui dit qu’avant, ils étaient bien mais ils flirtaient simplement, sans plus et Leandro est arrivé et il a voulu jouer le jeu lui aussi. Et c’était là qu’ils étaient devenus fous tout le deux. Se faire traiter de fou par la femme qu’on désire, ça donne un méchant coup à l’égo, encore plus à l’orgueil. Son expression devint un peu plus renfermée, froide. Oui, maintenant, il était vraiment fâché contre elle mais, que pouvait-il y changer ? Rien, il avait simplement l’impression de se faire sermonner parce qu’il la veut. Et elle ne veut pas. Elle continua en lui disant qu’il disait n’importe quoi, qu’il serait incapable de se contrôler en présence de Leandro parce que chaque fois que l’Italien était là, il voyait rouge. Elle n’avait pas tout faux là-dessus mais bon, ce n’était pas avec le sourire qu’il accueillait ses paroles. Ne finissant pas sa phrase, elle en profita pour s’éloigner de lui et aller caresser son fusil à pompes. Elle continua en disant qu’elle n’avait aucunes envies de leur donner d’avantages de chances, que si ça continuait, elle allait finir par aller rejoindre les nomades, vu que ça lui éviterait des maux de têtes. Il baissa la tête et s’éloigna un peu d’elle, pour aller s’assoir dans sa chaise.

    Lloyd ne voulait pas la mettre dehors mais il en avait franchement marre de devoir toujours s’expliquer avec elle. Décroisant ses bras de sa poitrine, il prit rapidement l’arme à pompes et se remit à faire ses modifications incomplètes en silence, incapable de pouvoir parler ou même trouver un argument valable pour nier ses paroles. Mais, bon, Charlie détestait se faire dire ses quatre vérités en faces, donc il était normal d’être de mauvaise humeur et à court d’arguments. Il se fichait royalement que le silence qui régnait l’embête, c’était plutôt son but. La faire regretter au moins ses paroles ou au moins que ça la fasse réfléchir un peu. Finissant son travail, il l’observa d’un regard froid.

    - Laisses faire, j’ai compris. Tu peux te barrer, maintenant, je sais que t’en meures d’envies.

    Il faillit laisser quelques mots sortir de sa bouche mais s’en retint de justesse. Jamais il n’avait été aussi en colère contre elle, depuis qu’ils se connaissaient. Visiblement, elle savait comment remettre les idées des hommes en places. Il songeait un peu à laisser tomber tout ça et l’oublier pour de bon, ça ne causerait plus de conflits entre elle et lui, et par ailleurs avec certaines autres personnes de la base.

    - De toute manière, même si Leandro n’avait rien après toi, c’est lui tout court que je déteste.
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MessageSujet: Re: No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)   Dim 31 Jan - 19:55

Bien qu’Abigail se sentait à bout de nerfs et qu’elle mourrait d’envie de frapper Charlie en pleine poire, la jeune femme s’imposa un visage de marbre et un air complètement neutre. Elle en avait assez de tout ça. De toutes ces colères dont elle était la cause. Aussi préférait-elle montrer que cela ne l’atteignait pas, un peu comme lorsque l’on ignore le comportement inapproprié d’un enfant, en espérant qu’il cesse. Car ces hommes qui voulaient son cœur agissait ainsi par pure haine, mais aussi pour lui montrer qui l’aimait davantage. Et Abi ne souhaitait pas qu’on se batte comme ça pour elle. Cette lutte interminable devait cesser, mais comment? Les deux combattants ne voulait rien entendre aux demandes de trêve de la jeune femme, c’était comme parler à un sourd.

Un autre coup d’œil vers la porte. Abigail avait l’impression d’entendre des pas, mais ce n’était que le fruit de son imagination. Était-ce comme cela que l’on se sentait lorsque l’on était un fugitif? Car c’était comme cela que la Red Tiger se sentait. Elle voulait prendre la fuite, se cacher dans une grotte, introuvable pour quiconque.

Charlie semblait furieux. C’était normal, après tout, la jeune femme venait de lui cracher toute la vérité au visage. Elle était excédée et lui dans une colère tout à fait compréhensible. Mais Abi n’en avait rien à faire de ce qu’il ressentait envers elle en ce moment-là. Même que c’était tant mieux s’il était en colère contre elle; peut-être la bouderait-il quelques jours, lui laissant un peu de répit. Charlie avait repris son boulot, arrachant à Abigail un soupir de soulagement presque inaudible. Puis, soudainement, Charlie prit la parole brisant le silence qui les enveloppait tous les deux. Abigail écarquilla les yeux, plus surprise qu’en colère. Et ben! Il la chassait. La blonde ignorait si elle devait fêter ce moment historique ou se sentir un peu triste.


«Je ne pars pas d’ici sans mon arme.» Dit-elle simplement en tendant la main.

La jeune femme attendait patiemment, la main tendue vers son arme. Charlie reprit la parole, mais cette fois, la belle ne put que se mettre en colère. Il fallait toujours en revenir à l’autre. Ce n’était jamais de leur faute, toujours celle du rivale. Comme s’ils n’avaient pas de défaut et que tout le blâme devait se porter à l’autre. Rien ne la mettait plus en colère que ce genre de phrases que Charlie et Leandro ne cessaient d’utiliser.

Les yeux d’Abigail lançait des éclairs malgré son visage de marbre. Que voulait-il qu’elle fasse, qu’elle se mette à pleurer sur le sort du pauvre Leandro qui se faisait persécuter sans pouvoir se défendre?! Qu’elle lui dise qu’il ne valait pas son rival italien?! La belle jeune femme prit une grande respiration pour se calmer et plongea son regard déçu dans celui de Charlie pour lui dire avec la sagesse de ceux qui ont trop vu d’horreur:


«Garde ta haine pour les bonnes occasions, Charlie. Il y a des combats plus importants que celui pour le cœur d’une femme en ce moment.»

La belle fit une pause.

«Maintenant, si tu as finis de blâmer les absents, j’aimerais avoir mon arme s’il te plaît.»
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No, I can't smile without you. (Pv Abigail Rivers)

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