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Plus dure est la chute [MEREDITH]

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Mer 27 Jan - 0:43

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Voilà quelques temps qu'Isaac ne comptait plus les jours qu'il avait passé au sein de cette base. Peu à peu, il se sentait de plus en plus intégrer. Il se faisait à cette nouvelle vie, à ce nouvel environnement. Certes, ce n'était rien de facile, mais avec son caractère optimiste et sociable, il réussissait à se faire des connaissances, des amis, qui l'aidaient dans ce sens. Il commençait à connaître un certains nombres de personnes au sein même de la résistance. Ses contacts grandissaient toujours un peu plus.

De plus, ils n'avaient pas réellement eu le temps de voir les heures s'écoulées depuis quelques semaines, entre les cargo vultures qui avaient semés un certains chaos, l'arrivée des nomades qui n'avait aidée en rien les nerfs des habitants de Niagara Falls, les tensions au sein même de la base, le conseil qui pétait un câble... rien de très réjouissant, que des problèmes bien éprouvant pour les nerfs de tout à chacun. Heureusement qu'ils voyaient enfin la lueur au bout du tunnel. Ce n'était peut-être pas encore à nouveau le grand amour entre hommes de bonnes volontés, mais au moins, on évitait le temps où l'on voulait tirer sur les autres parce que les idées défendues n'étaient pas les mêmes. Un moment qui permettait donc de souffler, on appréciait encore plus la paix après avoir vécu des situations pareilles. Comme si les machines n'étaient pas un problème suffisant pour que l'homme trouve encore le moyen de se tirer dans les pattes.

Zylstra ne le comprendrait définitivement jamais. Mais là n'était pas sa réflexion. Non, il pensait plutôt à Meredith, alors que ses pas le menait gentiment vers la sortie. Leur relation n'avait pas évoluée d'un iota. Ils en étaient toujours au même point. Confidents et amis, la scène du baiser avait été reléguée aux oubliettes, jamais ils n'en avaient reparlé, pour le peu de fois où ils s'étaient vus. C'était peut-être mieux ainsi, ne plus y penser, mais le marin ne pouvait s'empêcher de le faire. Cette foutue culpabilité qui le bouffait de l'intérieur, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il avait mal agi, qu'il aurait mieux fait de se jeter en bas du balcon plutôt que de... il secoua légèrement la tête, ce n'était franchement pas le moment de ressasser encore une fois cette histoire.

Il mettait plutôt en action la parole qu'ils s'étaient faits tous les deux. Que s'il sortait, il irait la chercher, pour lui faire prendre l'air. Elle en aurait bien besoin pour une fois, elle, plus que tous les autres, devait être épuisée par les différentes crises qu'ils venaient de traverser. C'était bien beau d'être le capitaine du bateau, mais même le patron avait besoin de prendre des pauses parfois. De penser un peu à lui et c'est exactement ce qu'allait faire le hollandais, le lui rappeler.

Frappant trois coups secs à la porte, alors qu'il s'était arrêté devant le bureau de Mayer, il posa la main sur la poignée et ouvrit donc la dite porte, sans même attendre le "entrez" d'usage. Certes, ce n'était pas des plus polis, mais qu'importe, il fallait parfois prendre des initiatives, sans attendre l'avis des autres. Sa tête passa alors le cadre et un petit sourire aux lèvres, il prit la parole sans attendre.


- Je ne vous dérange pas j'espère. Coup d'oeil à l'intérieur du bureau pour voir que ce n'était pas le cas, le reste du corps suivit le mouvement, pour qu'il se retrouve debout devant elle, toujours tout sourire. Je passais devant votre porte et vu que je m'en vais m'aérer l'esprit, je me disais que vous en auriez aussi besoin. Ils n'arriveraient donc jamais à passer au "tu"? Je comprendrais parfaitement le refus, même si... lâcha-t-il avec un ton des plus taquins. Il n'avait pas terminé sa phrase, mais c'était totalement voulu, ils se comprenaient, elle saurait donc parfaitement ce que devrait être la fin de sa phrase. Je pense que cela vous ferai le plus grand bien, à force de rester enfermée dans ce bureau, vous allez oublier la chaleur que procure le soleil. Surtout qu'il fait un temps magnifique dehors! Un temps à ne PAS rester enfermer sous terre.

Petit plaidoyer qui ne valait pas grand chose, mis à part peut-être motiver son interlocutrice à le suivre à l'extérieur, même pour cinq minutes, c'était toujours cela de prit et... il fallait bien avouer que comme toujours il aimait sa compagnie et serait on ne peut plus heureux de pouvoir passer un peu de temps à ses côtés.

On pouvait voir, en tous les cas, que lui était prêt à mettre le nez dehors, vu le temps, il était en chemise, manche retroussée, keffieh toujours autour du cou, pantalon et botte, prêt à partir à l’aventure !

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Meredith Mayer
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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Sam 30 Jan - 14:35

Enfermée dans son bureau depuis une bonne heure, Meredith s'occupait aussi bien l'esprit que les mains : réfléchissant d'un côté à la situation actuelle tandis qu'elle farfouillait dans ses papiers et rangeait le fatras qui s'était accumulé là ces dernières semaines. La base avait été une cocotte-minute dont la soupape était en train de lâcher et elle n'avait pas vraiment eu le temps ou l'envie de s'atteler à la paperasse. Elle avait eu bien trop à gérer et elle ne comptait plus les réunions au sommet organisés en catastrophe avec les membres du Conseil ou même les débats improvisés dans les couloirs ; sans parler des plaidoyers et protestations qui lui parvenaient n'importe quand et qu'elle avait dû gérer de manière à ce que cela n'empire pas de manière incontrôlée. L'arrivée des Nomades et les remarques de leurs leaders n'avaient été que le déclencheur de ces protestations. Certains n'attendaient qu'une bonne excuse pour faire la liste de leurs doléances et contestations. Meredith ne leur en tenait pas vraiment rigueur et avait été touché que d'autres personnes prennent sa défense avec véhémence. Néanmoins, elle avait bien cru ne jamais survivre à cette période. Quelques accidents l'avaient vraiment inquiété. Bien heureusement, les mesures prises par le Conseil pour calmer les choses semblaient avoir été bien prises et jouaient apparemment leur rôle.

Ses cheveux relevés en un chignon négligé, Meredith s’agitait dans son bureau à la lumière blafarde du néon qui avait été précairement installé sur un mur. Ses lèvres étaient serrées en une moue pensive tandis qu’elle réfléchissait à ce qu’elle devrait faire pour rétablir un climat de confiance au sein de la base. Une discussion avec les Nomades s'imposait mais elle craignait que s'imposer n'aggravent les tensions. Ne serait-il pas mieux que cela vienne des Kendrick ? Mais n'étaient-ils pas justement trop butés pour prendre cette initiative ? Certains réclamaient leur départ pur et simple mais Meredith se refusait à prendre quelque mesure que ce soit pour les forcer à partir. Ce n'était pas ce qui permettrait de régler tous ces conflits, bien au contraire. Et on lui avait reporté que l'un d'entre eux était blessé, il aurait peu de chance de survivre sur les routes. Elle ne se le pardonnerait jamais.

Quelques coups à sa porte la firent sortir de ses pensées et elle se retourna, un mot sur les lèvres, au moment même où la porte s'ouvrit. Elle fut à peine surprise d'apercevoir la tête d'Isaac par l'interstice, rares étaient ceux qui se seraient permis d'entrer sans attendre son autorisation (et ce sans être pourtant hostile). Elle lui adressa un sourire accueillant, son apparition éloignant ses soucis de son esprit pour au moins quelques instants. Elle secoua la tête lorsqu'il lui demanda s'il la dérangeait et lui fit signe d'entrer, ce dont il n'avait pas besoin pour s'exécuter. Lorsqu'il lui expliqua ce qui amenait sa venue, le sourire de Meredith s'agrandit. L'idée de se promener à l'air libre, et avec Isaac en plus, était extrêmement tentante. Et, bien évidemment, il était hors de question qu'elle dise non à un ami, n'est-ce pas ?

« Si vous présentez les choses ainsi... » répondit-elle, les yeux pétillants d'amusement et d'enthousiasme.

Ayant prévu de faire le tour du périmètre avec Carson, elle s'était chaussée de bonnes chaussures de randonnée (retrouvées au fin fond de l'entrepôt) et de vêtements confortables. Elle n'avait pas mis le nez dehors depuis quelques jours et n'avaient donc pas idée de la météo dehors, mais la description qu'en faisait Isaac était plus que tentante. La veste qu'elle gardait constamment dans la fraîcheur de la base lui serait peut être même de trop... Perspective beaucoup trop sympathique pour ne pas la saisir. Elle déposa ses lunettes de lecture sur sa table et suivit donc Isaac en dehors de son bureau sans hésitation.

« Comment allez-vous ? Avec toute cette agitation, nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour se voir... bien que cet état de fait soit surtout de ma faute... »

Elle salua les personnes qu'ils croisaient d'un sourire (pas toujours retourné) alors qu'ils remontaient à la surface par les étroits couloirs et échelles. Lorsqu'ils aperçurent la lumière du soleil par quelques fenêtres, elle se rendit compte combien cela lui avait manqué et fut impatiente de pouvoir se promener le long de la rivière pour en apprécier le bruit, la vue, et la fraîcheur.

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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Jeu 4 Fév - 11:36

Meredith n'avait pas l'air de lui en vouloir d'être entré sans attendre la permission d'usage. Mais il avait estimé être en droit de le faire, aller savoir pourquoi. Le lien qui les liait sûrement. De toute façon, le petit sourire qu'elle lui fit à sa vue, lui confirma qu'il avait bien fait de vouloir provoquer un peu les choses. Debout dans la pièce, il observa rapidement le bureau de la dame, en remarquant, bien entendu, le nombre de paperasse qui s'y trouvait. La leader avait décidément hérité d'une tonne de boulot en plus avec ces histoires, il fit une légère moue.

- Vous n'auriez pas besoin d'un assistant par hasard? Je pourrais vous aider, avec tout ça. Tout en montrant d'un geste vague la table qui servait de bureau à Mayer. Bon certes, il était un marin, pas un rat d'intérieur, encore moins un assistant, mais il s'occupait lui aussi parfois, des papiers à la maison. Ce n'était pas toujours sa femme qui devait le faire, surtout quand il était à terre, il s'en occupait. Ce n'était pas bien compliqué. Bon bien sûr, il pouvait comprendre qu'elle lui dise non, après tout, sans être le petit dernier arrivé dans la base, il n'était peut-être pas assez connu pour se permettre un tel travail, mais ça valait toujours la peine de demander, n'est-ce pas? En plus, le but était de rendre la vie plus agréable à son amie, voilà tout.

La proposition de sortir semblait la ravir, parfait, il avait donc touché juste. Et l'observant alors qu'elle se levait, il se rendit compte qu'elle était déjà prête pour sortir. Un sourcil s'haussa légèrement, tiens donc, la petite marche était donc de toute façon prévue, mais avec qui? Là était toute la question.


- Je vois que l'idée vous avez déjà traversée l'esprit! Lâcha-t-il avec un humour certain, sourire aux lèvres. Alors qu'ils sortaient tout deux de la pièce, puisqu'elle avait accepté sans problème. Un humain ne pouvait, de toute façon, pas rester indéfiniment loin du soleil, et il savait que cela faisait un moment qu'elle n'avait pas mis le nez dehors.

Côte à côte, ils remontèrent vers l'une des sorties de la base, une chose que Zylstra avait bien rapidement apprise, après tout, puisqu'il aimait être à l'extérieur, il fallait connaître les chemins qui y menait et ils étaient en train de suivre l'un de ceux-ci. L'homme ne put s'empêcher de remarquer le peu de retour qu'avait la patronne face à un certains nombres de résistants, ce qui assombrit pour quelques instants le hollandais. C'était toujours plus facile de critiquer les autres et de les accuser de ne rien faire, que de se mouiller à son tour pour tenter de faire avancer les choses. Cette crise qu'avait passée la base en était un bel exemple, et il avait trouvé que la femme à ses côtés avait su gérer la situation d'une main de maître, malgré tout ce qui avait pu être dit sur elle.

D'ailleurs, son interlocutrice accapara son attention, ce qui le fit revenir à des sentiments plus calme et amical. Un petit sourire en coin, il l'observait tout en marchant.


- Je n'ai pas à me plaindre, mais c'est plutôt à vous qu'il faudrait poser la question, après tout, vous venez de passer des moments difficiles et je m'en veux de n'avoir pas pu vous soutenir plus que j'aurais du. Il marqua un petit temps. Ne vous en faites pas, je comprends parfaitement que vous aviez autre chose à faire que de me voir. Vous savez où sont vos priorités et c'est ça l'important, tant que je ne suis pas totalement largué aux oubliettes, je peux vivre avec.

Réaliste, Isaac savait que ce n'était pas une partie de plaisir de commander une base pareille, il pouvait déjà se targuer des petits moments qu'il pouvait passer en sa compagnie, alors autant ne pas se plaindre quand ils étaient ensemble, juste profiter!
La sortie! Enfin! Les Green Bears à l'entrée les laissèrent passer, un peu inquiet de voir que Meredith accompagnait le marin, mais laissèrent faire, ils étaient toujours plus sur le qui vive quand c'était la boss en personne qui sortait, ce que l'homme pouvait parfaitement comprendre, il était heureux de voir que malgré tout, certains faisaient encore parfaitement leur boulot. Les militaires, peut-être plus que les autres, ou en tous les cas, ceux qui avaient à charge la surveillance de la base, semblait vouer une loyauté sans faille à l'ancienne sénatrice. Ce qui était une bonne chose, excellente même.

Quand à lui, il commençait à les connaître gentiment, les ours avaient l'habitude de le voir sortir, il était plus souvent dehors que dedans, fallait bien l'avouer, mais c'était plus fort que lui. Lors de leurs quelques jours sur terre, sans presque aucun moyen de voir le Ciel, il avait manqué de devenir fou, alors il profitait. A en abuser, mais qu'importe.

Levant la tête, il prit une grande inspiration, profitant de l'air ambiant, des odeurs différentes de celles des sous-sols, plus pur, avec cette pointe d'eau, la rivière n'était pas loin, il donna son bras à Meredith.


- Voyez, je ne vous ai pas menti. Toujours sur un ton totalement amusé. Il voulait lui faire oublier ses problèmes pour quelques minutes. Combien de temps nous donnez-vous aujourd'hui? Parce qu'il savait bien qu'encore une fois, ça ne pourrait jamais être des heures, ce qui était bien triste d'ailleurs. Je connais un endroit sympathique, pas très loin, un petit coin de paradis.

Oui, Zylstra avait bien travaillé, il avait déjà repérer un certains nombres d'endroits qui étaient calmes, à l’abri des regards, de tous les regards. De quoi avoir quelques moments de paix complète.

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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Mar 16 Fév - 23:50

Meredith cacha un éclat de rire derrière une main à la proposition d'Isaac de devenir son assistant. Elle était touchée par l'offre, mais bizarrement elle avait du mal à se l'imaginer enfouie sous la montagne de paperasses dont il hériterait. Aussi amusante soit cette image mentale, elle s'en voudrait de torturer cet homme d'extérieur... et se sentirait de toute manière obligée de repasser après son travail (pas qu'elle doute de la qualité de son travail mais il n'avait pas non plus l'expérience et l'attention du détail de Meredith), se connaissant. Elle était déterminée à tout gérer et tout savoir sur cette base. Cela lui serait peut-être fatal vue la surcharge de travail que cela entrainait mais elle n'était pas du style à refiler le travail à autrui : cela lui avait valu quelques mauvais tours lors de son passé de femme politique, depuis on ne l'y avait pas repris.

« Je ne sais pourquoi, j'ai du mal à vous imaginer faire du travail de secrétariat Isaac. » lança-t-elle avec un sourire malicieux et complice. « Non, je suis sûre que vos talents seraient bien plus utiles ailleurs... dans des endroits plus aérés ! Je ne soumettrais cette torture qu'à mon pire ennemi... et à moi-même, par conscience professionnelle. » ajouta-t-elle avec dérision.

Sortant dans le couloir, elle referma simplement la porte derrière elle. Peu de salles avaient une serrure dans la base, par manque de moyen tout autant que par sécurité (des lieux verrouillés en cas d'évacuation urgente pouvaient avoir de graves conséquences). La confiance et la loyauté étant les seuls armes qui évitaient des affaires de vol ou d'intrusion. Quelques cas apparaissaient de temps à autres et étaient gérés par un passage direct devant le Conseil, mais bien heureusement ces évènements étaient rares. Meredith n'avait donc - à tort ou à raison - aucune crainte de laisser ses affaires sans protection. La vieille femme que certains disaient séniles aimait avoir confiance en ses compatriotes résistants.

« Oui, Matthew avait proposé de me tirer de mes papiers pour un rapport plus "vivant" ! » approuva-t-elle après un regard distrait sur ses chaussures de marche. Elles étaient un peu trop grandes maintenant qu'elle y réfléchissait, mais bon, ce n'était pas l'époque pour chipoter. « Quelque soit la personne qui me proposerait de voir le soleil, je crois que je n'aurais pu dire non. » A part une machine bien entendu, mais le jour n'était pas venu où elle les qualifierait de "personne".

Meredith effectua presque machinalement le chemin vers l'air pur, ses jambes avaient enregistrées par cœur la disposition des lieux depuis belle lurette et l'appel de l'air frais et d'un espace ouvert jusqu'à l'horizon lointain leur donnaient des ailes. Son esprit était donc tout dédié à sa discussion avec Isaac et au reste des personnes qu'il croisait. Mais l'habitude la blindait contre les esprits les plus butés et hostiles, elle ne prêtait donc attention qu'à ceux qui l'appréciaient et à qui elle prêtait quelques mots de temps à autres à propos d'une actualité quelconque (l'enfant de l'une, le membre cassé de l'autre...). Elle se retourna néanmoins vers Isaac lorsqu'il parla et répondit :

« Ma carrière en politique a au moins eu l'intérêt de me préparer à ce genre de polémiques et de revers de popularité. Aussi pénible que cela soit toujours, un peu d'expérience aide grandement à gérer la situation... et ses propres sentiments. Mais c'est le souvenir et la présence dans cette base de personnes comme vous, qui me sont chères, qui me permet de garder le cap. Vous faites beaucoup, rien qu'en étant qui vous êtes Isaac, et j'aurais beaucoup de mal à vous "larguer aux oubliettes". »

Elle lui offrit un sourire franc et éblouissant d'amitié sincère. Elle appréciait tant le caractère complaisant de son ami, qui la comprenait et ne faisait pas de chichis d'un rien. Un peu de simplicité faisait un bien fou parfois. Tout comme cette promenade, que même le Green Bear le plus tenace n'aurait pu lui retirer. Elle offrit aux sentinelles un salut franc, et leur demanda de signaler à leur leader, Matthew Carson, qu'elle serait de retour dans une heure ou une heure et demi au plus tard pour leur rencontre. Un adolescent partit aussitôt en flèche relayer le message et Meredith eut un sourire amusé devant tant d'empressement. Probablement un nouveau membre du groupe, désireux de bien faire.

Libérée de toute inquiétude, les mains dans les poches, Meredith sortit donc à l'air libre. Le ciel bleu était le plus beau des spectacles en cet instant. Elle imita Isaac, tout son corps se régalant de cette bouffée d'air pur. Elle se sentait déjà plus détendue hors des sous-sols. Elle accepta d'ailleurs le bras qui lui était tendu avec un petit rire joyeux. « Je vous suivrais jusqu'en Enfer Monsieur, tant que l'enfer n'est pas un sous-sol et qu'aucune machine ne s'y cache ! » répliqua-t-elle avec entrain, se laissant conduire avec curiosité vers ce "petit coin de paradis". Ils quittèrent rapidement les ruines de la ville, se rapprochant de la rivière et de lieux moins mis à mal par les folies de l'Homme et des Machines. « La mer vous manque-t-elle ? » demanda Meredith sur un coup de tête, le regard perdu sur l'horizon.

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Sam 6 Mar - 22:29

Et bien, Meredith commençait à bien le connaître, puisqu'elle pensait qu'il ne serait assurément pas fait pour devenir un bon assistant, enfoui sous des montagnes de paperasse. Elle n'avait pas tord d'ailleurs, mais comme il l'avait pensé au moment de sa proposition, c'était simplement pour l'aider un peu. Il savait faire des concessions, parfois. Un fin sourire était posé sur ses lèvres pourtant, ravi de la faire rire déjà et amusé de sa réponse ensuite.

- Je n'irais pas vous contredire, Madame. Et si vous me trouver un boulot utile à l'extérieur, il est évident que je ne le refuserais pas.

Pourtant, il ne voyait pas vraiment ce qu'il aurait pu faire dehors qui pouvait aider les résistants, puisque tout se passait en général à l'intérieur de la base et qu'il se voyait mal entrer dans l'un des trois groupes militaire que contenait cette résistance. Sans être un objecteur de conscience, il n'aimait pas réellement les armes et tant qu'il pouvait s'en tenir loin, il préférait. Enfin, pour l'instant, de toutes les façons, il aidait à droite et à gauche, dès qu'on avait besoin de bras, on pouvait être sur de trouver en Isaac, une bonne âme prête à mettre la main à la pâte, ce qui était déjà d'une bonne aide. Même si le marin voulait faire un peu plus. L'inactivité finissait pas le rendre aussi dingue, que de rester enfermé dans des sous-sols trop longtemps.

- Vous me semblez très forte en matière de torture infligée à soi-même. Sur un ton léger, toujours le petit sourire accroché aux lèvres.

C'était donc le chef des Green Bears qui avait donc glissé cette idée de sortie dans l'esprit de son amie. Parfait, il avait donc fait le plus gros du travail. Quoi que... Zylstra ne pouvait pas réellement se plaindre de ne pas réussir à faire sortir Mayer de ses dossiers. En général, à chaque fois qu'il venait la voir pour bouger un peu, elle acceptait sans autre. Mais si on lui mâchait un peu le travail à ce niveau, il n'en serait pas vexé. Un petit haussement de sourcil accompagna quand même les paroles de son interlocutrice.


- MMmmm... je vois que j'ai bien fait d'avoir eu cette idée en premier! Jamais je ne me serais pardonné de vous voir dehors avec un autre! Toujours sur le ton de l'humour, ce n'était pas le moment de faire revenir quelques souvenirs spéciaux à leurs esprits. Pourtant, c'était tout à fait vrai, il n'aurait pas apprécié de voir passer l'occasion d'être un moment avec elle, au grand air, lui passer sous le nez!

- Il est vrai qu'être dans la politique peu aider à ce genre de crise. Son frère était pareil à ce niveau. Un sourire sincère se fit voir sur son visage aux paroles de la dame, paroles qui le touchèrent réellement. Il en aurait presque rougit pour le coup, mais rien ne se fit voir sur son visage, mis à part le fait qu'il était quelque peu touché par un aveu pareil. Vous me voyez ravi de l'apprendre. Avec un léger signe de la tête, pour la remercier.

Dehors, enfin dehors. Qu'est-ce qu'il pouvait apprécier ce genre de moment, être enterré 20/24h sous terre, permettait d'apprécier encore plus les minutes que l'on passait dehors. C'était on ne peut plus vrai avec Zylstra. Ils marchaient donc d'un pas tranquille appréciant les minutes qui s'écoulaient lentement. Le marin fût presque surpris des paroles de la chef de la base.


- Je ne vous en demande pas tant madame. Avec un léger rire, bien que ce genre de chose pouvait avoir un double sens, que notre hollandais n'était pas sur de devoir trouver pour le coup. Et puis l'Enfers est en sous-sol. Lâcha-t-il toujours amusé par la situation. C'est bien pour cela que je vous parle de... Paradis.

Bon ça faisait un peu de bien de se détendre ainsi, de quoi oublier ses problèmes, mais durant la marche, voilà qu'un sujet peut-être un peu plus difficile tombait sur la table. Il fit une légère moue en y pensant.

- Terriblement...

Un coup de feu le tira de ses pensées qui commençaient à s'assombrir quelque peu. Fronçant les sourcils, instinctivement il se tourna du côté du bruit. Pourquoi il sentait que ça n'annonçait rien de bon ça? Ce n’était pas le moment de se retrouver face à des machines.

- Mieux vaut rentrer.

Ce n'était pas rassurant, et en général, dans ce genre de cas, le mieux valait au plus vitre, trouver une planque, où ils risquaient d'être dans de beaux draps, ce qu'Isaac ne se pardonnerait pas. Il ne voulait pas mettre Meredith dans les ennuis. D'autres coups de feu retentirent, proche, même trop proche d'eux. Il fallait filer, en vitesse. Mais à vouloir agir trop précipitamment, c'est là qu'on fait des erreurs et à prendre un chemin qu'ils ne connaissaient pas, les ennuis arrivèrent à eux.

Sol humide, quelque peu boueux, glissant, dangereux, de quoi se foutre par terre en un rien de temps. Surtout si l'on posait le pied au mauvais endroit, ce qui ne manqua pas d'arriver et avant même de pouvoir faire quoi que ce soit, nos deux amis se retrouvaient au fond d'un trou, sans avoir comprit ce qui leur arrivait.

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Dernière édition par Isaac Zylstra le Ven 19 Mar - 20:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Jeu 18 Mar - 13:49

« Je suis sûre que nous pourrions vous trouver quelque chose... Un technicien a eu l'idée de mettre en place un émetteur radio afin de faire passer des messages aux autres bases de la résistance. Nous devons encore en parler au sein du Conseil vus les risques que cela entraine, mais je suis sûr qu'il serait ravi d'avoir un peu d'aide si cela venait à se mettre en place. » remarqua-t-elle distraitement en regardant où elle mettait les pieds. Même avec ses bonnes chaussures de marche elle se méfiait d'une mauvaise foulure. Elle avait bien trop à faire pour rester coincée à cause d'une stupide entorse. Elle releva les yeux lorsqu'Isaac mentionna sa "torture", et un sourire amusé étira ses lèvres. « A chacun sa pénitence. »

Ils continuèrent leur marche paisible, leurs bavardages les portant en avant sans que la responsable de la base ne voit le temps passer. Meredith avait rarement le temps de s'ennuyer et de compter les secondes, mais au moins, en présence d'Isaac, elle avait une bonne raison pour cela : elle tuait le temps en bonne compagnie. Et ce sans véritables arrières pensées. Elle décocha un coup de coude léger à son ami lorsqu'il avoua qu'il n'aurait pas aimé la voir dehors avec un autre, un sourire amusé aux lèvres et un regard malicieux en coin. Elle n'avait pas oublié leur baiser sur les falaises, mais elle était bien résolue à laisser leurs relations se dérouler sans prise de tête. Elle avait passé l'âge des dilemmes romantiques. Profiter au jour le jour de ce qui lui était donné était déjà bien assez.

Elle rit lorsqu'il la contredit sur l'idée de le suivre en Enfer. Et elle hocha la tête, bon public : « Très bien, va pour le Paradis alors ! » Il était certain que cela paraissait plus attirant. Elle le suivit donc d'un pas léger. Son esprit volatile avait laissé fuser une question, qu'elle regretta rapidement devant le ton plus sombre et la moue d'Isaac. Mauvaise idée, mauvaise fille, ce n'était pas très malin de lui rappeler ce qu'il avait perdu alors qu'ils avaient jusque là une humeur resplendissante. Elle voulut s'excuser d'avoir ramené ce sujet douloureux à l'esprit de son ami et cherchait rapidement une idée pour changer de sujet vers quelque chose de plus joyeux.

Mais un coup de feu la fit sursauter et gagna tout de suite leur attention, interrompant toute tentative de Meredith et tout mauvais souvenir chez Isaac. Instinctivement, la quarantenaire referma sa prise sur le bras d'Isaac (que ce soit pour être rassurée ou pour rassurer, elle n'aurait su le dire) et, tout comme lui, se tourna dans la direction du bruit. Cela avait semblé beaucoup trop proche, et Meredith ne se souvenait pas que les leaders l'aient prévenu d'une quelconque sortie en ville de leurs équipes. Cela laissait les Nomades... et les autres. Dans tous les cas, elle ne se sentait pas rassurée et sa tranquillité et son plaisir d'être en extérieur disparurent comme eau au soleil.

« En effet. » murmura-t-elle, approbatrice, lorsqu'Isaac remarqua qu'il valait mieux rentrer. Ni l'un ni l'autre n'étaient intrépides, ils n'étaient pas armés, pas entrainés... Il valait mieux prévenir les Green Bears, qu'ils viennent vérifier ce qu'il en était. Machinalement, Meredith tira son talkie walkie de l'accroche à sa ceinture. Carson lui en voudrait à mort de ne pas le prévenir sur le champ. Elle sursauta à nouveau lorsque d'autres coups de feu retentirent, et elle eut alors le réflexe de baisser la tête et de se mettre à courir avec Isaac.

Mais ils étaient sur les rives de la Niagara Falls, dans un endroit encaissé, où le fleuve avait tendance à déborder en cas de crue. La terre était donc molle et boueuse en ce printemps. Qui de eux deux trébucha en premier, Meredith ne saurait le dire tant les évènements s'enchaînèrent rapidement. Une sensation de chute, d'être tiré vers le bas par le corps massif d'Isaac, le talkie-walkie lui glissa des doigts, et l'instant d'après, le contact avec le sol, douloureux. L'air fut expulsé de ses poumons, et un voile noir passa devant ses yeux, le choc l'ayant rudement secoué et lui faisant perdre tous ses repères. Elle avait bien conscience de la présence d'Isaac auprès d'elle. Elle n'était pas seule. Ils étaient même plutôt bien emmêlés, l'un des bras de son ami en dessous d'elle, ses jambes par dessus les siennes... Il avait un peu amorti sa chute, bien qu'elle se soit cognée la tête à la paroi.

Et dans tout cela, la seule chose qu'elle trouva à dire fut ce qui lui paraissait le plus important : « J'ai perdu le talkie. » marmonna-t-elle dans un murmure à peine audible. La vision lui revint rapidement, et elle leva les yeux vers le ciel, dégagé. Le silence était revenu, pour l'instant, et Meredith espéra que cela durerait longtemps. Elle tourna ensuite la tête - ce qui provoqua des douleurs lancinantes, comme si elle avait une migraine horrible - vers Isaac, cherchant son visage. « Ca va ? » demanda-t-elle d'une voix rauque.

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Isaac Zylstra
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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Sam 20 Mar - 11:59

Emetteur radio, radio pirate, un peu d'aide. Tiens, voilà des mots qui lui convenaient parfaitement. Elle n'avait pas tord, il serait ravi d'aider à mettre en place une chose pareille. C'était loin d'être une mauvaise idée. La radio permettrait aux résistants des différentes bases d'avoir une sorte de contact, de pouvoir avoir droit aux différentes nouvelles et qui sait... un peu de musique réchauffait toujours un peu les cœurs. Il était donc on ne peut plus partant, si cette idée voyait le jour. Car il comprenait parfaitement le problème des ondes radio... avec un ennemi comme Skynet, il était évident qu'il serait bien compliqué de les lui cacher. Mais ce programme n'était pas infaillible non plus, il y aurait bien un moyen de le contourner!

- Je signe où? Lâcha le marin avec humour, gardant pourtant un air presque sérieux, montrant que ça l'intéressait réellement.

Quand notre homme se prit le coup de coude, il lâcha un petit "aieuh" enfantin, comme un pauvre martyr que l'on venait de battre, se frottant le bras frappé. Autant exagérer un peu la situation, il était bien loin d'être une petite nature, mais qu'importe. Ils s'étaient compris en quelques mots pour le coup et un sourire complice avait barré son visage. Ce baiser n'était donc pas un si mauvais souvenir que cela pour son amie, ce qui ne le ferait pourtant pas remettre le sujet sur le tapis.

Mais toutes ces belles considérations se virent bien vite oubliée, rarement il avait vécu une sensation de chute pareille, peut-être la fois où il s'était fait éjecté du mât alors que le bateau s'était fait prendre par un grain, mais le contact avec l'eau lui avait semblé moins dur que celui du sol dur sur lequel ils s'écrasèrent. Son dos ne fût pas la seule chose qui morfla comme rarement, car dans la chute, étant celui qui sembla partir en premier, il entraîna Meredith avec lui et amortit son arrivée de son corps.

Autant dire qu'Isaac avait plus que la respiration coupée. Une sensation des plus désagréable, que d'essayer de reprendre son souffle sans pouvoir y arriver, dans un réflexe de survie, même en sentant une partie du corps de la femme sur lui, il roula sur le côté, pour essayer de permettre à ses poumons de se gonfler à nouveau d'air et c'est dans une inspiration de désespérer qu'il retrouva son oxygène. Ca lui brûlait carrément les poumons, mais au moins, il respirait.

Tentant de reprendre un rythme normal, il secoua quelque peu la tête pour se remettre les idées en place, le traumatisme de la chute et le choc de l'atterrissage était encore bien, la montée d'adrénaline qui en avait découlée lui permettait de rester éveillé, malgré la douleur, car à chaque mouvement de son torse, il sentait que quelque chose ne tournait pas rond... une côte cassé? C'était sûrement le minimum. Il ouvrit alors les yeux en entendant la voix de Mayer, ce qui était bon signe mine de rien, pour la voir allongée à côté de lui, sa main se trouvait encore sous la tête de la femme, il croisa bien rapidement son regard. Un sourire quelque peu grimaçant se fit sur ses lèvres, pour la rassurer un minimum.


- J'ai l'impression d'avoir été shooté par un bus, mais je suis vivant, c'est le principal. Et vous? Vous arrivez encore à bouger ?

C'était peut-être encore tôt pour réellement sentir les endroits blessés, tout ce qu'il fallait espérer c'était bien qu'ils n'aient rien de grave. Il avait aussi entendu l'histoire du talkie, ce qui n'était franchement pas une bonne nouvelle, car même s'ils le retrouvaient au fond de ce trou, pas dit que la machine soit encore en état de fonctionner.

Zylstra leva quelques instants la tête pour regarder les mètres qu'ils avaient faits, sentant alors la tête lui tourner quelque peu.


- Belle chute... fit-il ironiquement, mais ils pouvaient remercier leurs anges gardiens d'être encore en vie.

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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Dim 28 Mar - 19:13

Ce trou était assez sombre, mais le soleil brillait assez puissamment pour offrir une luminosité suffisante aux yeux fatigués de Meredith. Elle ausculta du regard son ami, cherchant une blessure visible, une plaie ouverte, tout détail potentiellement mortel qui pourrait leur mettre un peu plus la pression et la faire paniquer elle. Tandis que la peur coulait dans ses veines à l'idée qu'il ait pu arriver quelque chose à ce cher Isaac, elle réalisa combien elle s'était attachée à lui et aurait bien du mal à se remettre de sa perte. Depuis qu'il était arrivé à la base, ne serait-ce que le croiser rendait ses journées plus agréables, et sa présence et leurs conversations la détendaient vraiment. Retourner au quotidien morne qui avait précédé sa venue serait un véritable crève-coeur, d'autant plus en sachant ce qu'elle y avait perdu.

Heureusement aucune vision morbide ne vint la paniquer, et elle calma lentement sa respiration en réalisant qu'Isaac était entier. Ça ne signifiait pas forcément qu'il se portait comme un charme (l'inverse aurait été étonnant), comme il le lui prouva lors de sa réponse, mais ça laissait assez de sang-froid à Meredith pour réagir si besoin est. Isaac réussit même à lui tirer un léger sourire devant l'expression choisie. S'il était capable de plaisanter c'était aussi bon signe ! Rassérénée, elle hocha donc doucement la tête - tout mouvement brusque était douloureux - et répondit d'une voix basse (autant par fatigue que pour ne pas attirer l'attention d'un éventuel ennemi) :

« Oui. Je sens tous mes membres... je les sens un peu trop d'ailleurs. » Elle grimaça à cette réalisation. Si jamais ils réussissaient à rentrer à la base, elle aurait des ecchymoses et courbatures énormes pendant des jours, elle le sentait. Carson n'aurait plus qu'à lui faire son rapport à l'infirmerie ! « Et j'ai un foutu mal de crâne... en espérant avoir évité la commotion cérébrale... » marmonna-t-elle. Dans tous les cas, si elle racontait cela aux médecins elle serait bonne pour rester en observation un moment. Ils étaient très prudents avec les chocs crâniens. « Je vais essayer de bouger... pour vous libérer. »

Elle ne s'était pas étalée de tout son poids sur lui, certes, mais cela ne devait vraiment pas être confortable. Doucement, en prenant appui sur les rochers les plus stables qu'elle pu trouver autour d'elle, et en ne forçant pas sur ses membres fatigués, elle bascula légèrement sur le côté et replia ses jambes en position foetale, les dégageant ainsi de celles d'Isaac. Lentement, elle força pour se soulever. Elle s'arrêta un instant lorsque sa vision se troubla, attendant que cela passe, avant de continuer. Elle put alors prendre appui sur la paroi, et accola son dos à celle-ci, laissant sa tête douloureuse se reposer contre le minerai froid. Elle s'agita pour trouver une position plus ou moins confortable.

Redressée, elle observa les parois qui les entouraient. Pentues et apparemment effritées, Meredith avait de sérieux doutes sur leur capacité à sortir d'ici sans aide. Déjà qu'en tant normal elle n'était pas douée pour l'escalade et les acrobaties, avec une pseudo-commotion elle risquait une chute remarquable. Et Isaac... Isaac n'avait pas l'air en forme. Elle tendit une main et effleura du bout des doigts son front, sur lequel perlait quelques gouttes de sueur. « Oui... une belle chute. Une belle montée aussi... »

Elle leva les yeux et tendit l'oreille. « L'avantage, c'est que je n'entends plus de coups de feu... Espérons que qui que ce fut ils ont passé leur chemin... et que les membres de la base vont nous trouver... Lorsque l'horaire que je leur ai donné sera passé, ils réaliseront que quelque chose ne va pas... » expliqua-t-elle pour reste un brin enthousiaste malgré tout.

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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Sam 17 Avr - 23:09

Bon, pour l'instant, on pouvait dire qu'il y avait eu plus de peur que de mal. Mais c'était sans avoir réellement contrôler que toute la machine était opérationnelle. Enfin, Isaac se disait que s'ils arrivaient à avoir une conversation à peu près normal, à bouger sans presque de difficulté, c'est qu'ils ne s'en étaient pas trop mal tiré. Ils avaient eu de la chance de toutes les façons, il y aurait pu avoir beaucoup plus de dégâts que cela. Il fût d'ailleurs totalement attentif à la réponse de la dame, apprenant ainsi que ce n'était pas la joie, mais que ça aurait pu être pire. Pourtant, quand elle parla de son mal de crâne, une moue s'afficha sur son visage, lui aussi sentait que la tête avait prit un choc, mais ça ne semblait pas aussi douloureux que Meredith. Elle parla de commotion cérébrale, il avait pensé à la même chose et il espérait bien que ce ne soit pas le cas! Mais si ça l'avait été... elle ne serait peut-être pas aussi "alerte" qu'elle l'était à l'instant... ça pouvait peut-être venir à retardement. N'étant pas médecin, il n'était pas sûr de réussir à repérer les symptômes d'un truc pareil. Ce qui n'était assurément pas pour le rassurer.

- Alors nous sommes deux à l'espérer.

Le marin s'empêcha pourtant de penser au pire, ce n'était pas le moment de se laisser envahir par les pensées d'un scénario catastrophe. Il fallait garder son sang froid pour la suite des événements, car ils n'étaient assurément pas sortis des ennuis. Ce n'était de toutes les façons pas dans son caractère de se laisser sombrer aussi rapidement, pour l'instant, la leader était en vie et sans être parfaitement portante, ça avait l'air "d'aller". Voilà sur quoi il fallait se concentrer pour l'instant. Elle se proposa alors de se dégager, pour lui laisser un peu de place, il manqua de faire la remarque que dans une autre situation, ça ne l'aurait assurément pas dérangé, de l'avoir sur lui, comme ça. Mais... ce n'était peut-être pas l'endroit pour se permettre ce genre de sous-entendu, peu galant, fallait bien l'avouer. Quoique... ça pouvait toujours permettre de détendre un peu l'atmosphère, non?

Le hollandais se contenta d'hocher doucement de la tête et de la laisser se déplacer, posant simplement une main dans son dos pour la soutenir un peu, pendant qu'elle tentait de se mettre debout, avec une certaine difficulté, impossible de cacher cela aux yeux de l'homme. Elle réussit tant bien que mal et Isaac se redressa alors à son tour, pour se retrouver assis sur le sol, il souffla un instant, grimaçant tout en se posant une main sur les côtes, avant de lever les yeux entendant la voix de Mayer revenir à son oreille. Il observa quelques instants les parois qui les entouraient... de quoi faire de la grimpe acrobatique. Serait-ce plus difficile que de monter à un mât recouvert de savon noir? Possible… surtout vu son état.


- Ca nous fera le sport de la journée ainsi.

Il ne pouvait pourtant pas s'empêcher d'être quelque peu ironique quand même. Se passant une main dans les cheveux, il les posa ensuite à plat sur le sol, avant de se pousser lentement, pour s'obliger à se mettre lui aussi, debout. Redressement ô combien difficile, mais il ne fût pas fâcher d'être à nouveau debout. Il sentait que pour sa respiration, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

Petit hochement de la tête pour acquiescer aux dires de Meredith, elle n'avait pas tord. Les recherches commenceraient bien vite quand les Green Bears se rendraient compte qu'elle n'était pas rentrée, alors que l'heure de la promenade était terminée depuis 2 minutes. Quoique... avec un peu de chance, ils étaient déjà à leur recherche.


- Vu les coups de feu, peut-être qu'ils sont déjà sur le chemin. Si nous les avons entendus, j'imagine que nous ne sommes pas les seuls. Marquant un petit temps, se passant une main sur la nuque, lentement, ne faisant aucun mouvement brusque, vu que déjà chaque mouvement pouvait être une torture. Enfin, je l'espère. Lui faisant un petit sourire, car oui, c'était une possibilité. Le souci serait encore qu’ils arrivent à les retrouver, après tout. Les militaires avaient pu les voir prendre une direction, mais ce n’était pas pour autant, qu’ils surveillaient leur balade de A à Z…

Zylstra se rapprocha alors de son amie d'un pas lent. Son regard tomba sur un morceau du talkie, détruit. Une aubaine. Il cacha un soupire et reporta toute son attention sur son interlocutrice, gardant un sourire un peu rassurant.


- Permettez que je contrôle que tout aille bien chez vous. Là où vous n'avez pas vraiment la possibilité de voir par vous-même?

Oui, il ne pouvait s'empêcher d'être légèrement inquiet et voulait simplement s'assurer que rien de grave ne lui était arrivé. Un sale coup à l'arrière du crâne serait vraiment la dernière chose dont ils avaient besoin maintenant.

Ses mains s'étaient déjà rapprochées du visage de la femme, car il faudrait aussi contrôler sous le cuir chevelu, juste pour s'assurer qu'aucun coup n’avait endommagé gravement le crâne. Puisqu'elle disait avoir un sérieux mal de tête, il était en droit de vouloir faire une petite vérification.


- Asseyez-vous... vous serez peut-être mieux, non?

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MessageSujet: Re: Plus dure est la chute [MEREDITH]   Mar 4 Mai - 15:47

Meredith gardait appui contre la paroi et avait posé les mains sur ses hanches pour assurer son équilibre. Elle regretta d'avoir levé les yeux lorsque des éclairs de douleurs passèrent devant ses yeux, tandis que son cerveau semblait décidé à sortir de sa boîte crânienne. Respirant à fond, elle ne rouvrit les yeux qu'en entendant du bruit à ses côtés. Elle observa Isaac se relever avec inquiétude. Elle lui aurait bien offert une main secourable, mais dans son état, elle aurait pu craindre de l'handicaper en s'effondrant sur lui plus qu'autre chose. Non, l'ancien marin semblait s'en sortir un peu mieux qu'elle, probablement peut être un peu plus habitué à devoir surmonter quelque douleur physique ou empêchement corporel... Meredith, elle, était une femme de réflexion, pas d'action, et depuis des dizaines d'années qu'elle n'avait plus le temps ou l'occasion de prendre des vacances à la montagne pour s'entretenir, elle se faisait l'impression d'être décrépie. Son état n'arrangeait pas cette impression.

« Oui vous avez raison... En conséquence, le plus sage serait probablement d'attendre et de tendre l'oreille... je ne pense pas être capable de beaucoup plus d'ailleurs. » avoua-t-elle avec une moue désappointée.

Elle se retourna vers Isaac et fut surprise de le voir s'avancer vers lui. Il était bien courageux pour faire quelques pas, elle n'oserait pas : manque de confiance en ses jambes. Ce n'était pourtant pas elles qui avaient été touchées, mais elle se sentait vraiment faiblarde après ce choc. Lorsqu'il lui expliqua ce qu'il voulait faire, elle se retint de hausser les épaules. « Oooh, je ne pense pas que ce soit la peine : je sens déjà la bosse se former, et mes cheveux sont englués dans ce qui doit être un peu de sang, je me suis probablement coupée à une pierre un peu pointue. Mais je n'ai pas d'autres douleurs prononcées, heureusement. Non, ce qu'il me faudrait c'est... de l'aspirine... tout un tube d'aspirine, et trois nuits de sommeil complètes d'affilée. » répondit-elle avec une pointe d'humour, tenant à relativiser l'importance de sa blessure.

Elle vit ses mains se rapprocher de son visage et se sentit un peu mal à l'aise. Depuis leur "baiser", elle se méfiait de tout contact trop personnel. Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas, mais... Cette situation était déjà trop complexe et prise de tête, nul besoin d'en rajouter. D'autant plus que ses mains... elle ne saurait dire à quelle distance ils se trouvaient, et elles devenaient étrangement floues et obscurcies. « Je crois que vous avez raison... S'asseoir... semble être une bonne idée ! » reconnut-elle en reconnaissant les signes qui lui annonçaient qu'elle allait bientôt tomber dans les pommes dans le cas contraire. C'était pas vraiment le moment de faire une autre chute et de se blesser à nouveau.

Elle s'appuya donc contre la paroi pour se laisser glisser jusqu'au sol, acceptant l'aide que lui offrit automatiquement Isaac. Recherchant une position qui soit relativement confortable, elle appuya ses bras sur ses genoux et ferma les yeux. La fatigue semblait s'accumuler et une certaine somnolence s'emparait d'elle. « Dormir... semble... très prometteur... » marmonna-t-elle distraitement.

Elle eut conscience qu'Isaac s'installait auprès d'elle et lui adressait quelques mots. Elle y répondit, par automatisme, mais, à moitié endormie, sa mémoire n'enregistra pas ces moments. Les minutes s'écoulèrent avec Meredith dans cet état, somnolant à moitié, acquiesçant distraitement aux paroles d'Isaac... Et les minutes s'étaient ajoutées pour former des heures quand elle fut finalement sortie de son état par des bruits plus intenses que les murmures de son ami. Elle releva la tête, aussitôt agressée par la douleur, et réalisa qu'elle l'avait déposé sur l'épaule d'Isaac. Mais elle n'eut pas vraiment le temps d'en rougir, les bruits se faisant plus proches, confirmant qu'ils n'étaient pas le fruit d'un rêve mais bien la réalité.

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