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Défoulement! [William]

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Olcàn MacBranain
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MessageSujet: Défoulement! [William]   Mer 24 Mar - 22:16

:arrrow:

Voilà bien une bonne demi-heure déjà que l'irlandais se déchainait sur cette pauvre balle en cuire, à croire qu'elle lui avait fait quelque chose pour mériter ses foudres ainsi. Ce n'était pas tant elle qui l'avait mit dans cet état de nerf, mais tout ce qu'il avait vécu depuis quelques jours. Fao' avait joué aux cons pour pas changer, mais cette fois-ci, ça avait vraiment mal tourné et voilà qu'il était couché dans un lit, coma... sans que l'on sache s'il se réveillerait un jour et s'il aurait encore droit à toutes ses capacités. De quoi mettre à cran Olcàn, qui vu son caractère, gérerait très mal la perte définitive de son ami.

De plus, il s’en voulait de ce qui était arrivé. S’il avait réussi à l’empêcher de tenter de sauver cette gamine qui de toutes les façons était perdue, peut-être que la suite ne se serait pas passée ainsi. Ces saloperies de machine ne faisaient pas dans la finesse et la dentelle, son spoter en avait prit plein dans la tête. Et l’ancien SAS le savait, c’était grâce à sa rapidité d’action que MacBrath était encore en vie… l’adrénaline permettait parfois de faire des miracles. Il n’arrivait toujours pas à se rappeler comment il avait réussi à revenir à la base, avec son pote à moitié mort sur les épaules.

Et pour en rajouter une bonne couche, le moral n'était pas au beau fixe dans son couple, ce qui ne lui permettait pas de gérer au mieux toute cette affaire. A croire que tout devait lui tomber dessus au même moment. Constamment sur les nerfs, il était comme une bombe qui ne demandait qu’a exploser à la moindre étincelle.

Alors il avait profité, à la fin de son quart, d'aller frapper dans une balle. Plutôt que d'aller dormir. Ce n'était pas son genre d'oublier ainsi et il préférait se passer les nerfs sur un objet inanimé, plutôt que de finir par cogner sur un gars qui dirait un seul mot de travers. Déjà ça serait pas cool de faire sauter les dents du pauvre mec en question, mais en plus, ça lui vaudrait assurément un blâme et une remontrance du chef, ce qui ne l'intéressait pas outre mesure. Quand c'était avec son frère d'arme, il s'en moquait, quand on avait passé dans le bureau de Leicester, on avait tout vécu, mais à deux c'était quand même plus drôle que de se prendre une morale de 30 minutes, tout seul.

Une raquette un peu amochée dans la main, il frappait sans discontinue dans la balle, qui allait rebondir contre le mur, avant de revenir sur le joueur. Il n'était pas dans la salle d'entraînement en elle même, mais dans un de ses appendices, plus petit, qui permettait à ranger un peu de matériel, il avait tout viré pour profiter pleinement de l'espace et s'improviser un squash contre lui-même.

Après des années passées chez les British, il avait apprit à aimer certains de leur sport nationaux et même si le rugby remportait la palme, il trouvait que le squash était aussi tout à fait plaisant. Ca le ramenait toujours un temps soit peu à son meilleur pote, puisqu'ils en faisaient ensemble, mais ça lui permettait surtout de se vider la tête. La seule chose qui importait pour le moment, était de taper cette balle, qu'elle frappe le mur et de la taper à nouveau, essayant de faire une suite d'enchaînements plus ou moins long. Se dépensant sans compter, d'ailleurs, son t-shirt commençait déjà à montrer les marques de sueur, autant dire qu'il ne se faisait pas de cadeau.

Seul le bruit de son jeu résonnait dans l'espace et ça le calmait. Sa respiration était saccadée, mais qu'importe, il s'arrêterait quand ses jambes ne supporterait plus la course et ça pourrait durer encore un moment. Le mieux serait d'avoir un adversaire, ça permettrait de rendre le jeu plus intéressant. Des bruits de pas, pas loin, tiens donc, est-ce que son vœu viendrait-il de s'exaucer? Il ne s’arrêta pas pour autant, le bruit attirait la personne dans la pièce, si elle était un temps soit peu curieuse, bien entendu.
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William Queen

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MessageSujet: Re: Défoulement! [William]   Jeu 25 Mar - 21:40

    Tic. Tac. Tic. Tac.

    Qu’est ce que le temps passait lentement… Enfin au moins Will ne risquait pas d’être en retard quelque part, personne ne l’attendait. Ce qui lui laissait touuuut le temps qu’il souhaitait à diverses occupations. Malheureusement pour lui, son champ d’action ayant été vaguement limité ses dernières années, le jeune homme n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait faire durant ses heures de temps libre. Hormis errer, donner un coup de main sur son passage, rêvasser, fainéanter, dormir, attendre, William n’avait pas vraiment d’ « occupations ».
    Son activité favorite était d’explorer la base, il faut dire que c’était passionnant : « Tiens la salle de contrôle ! » ; « Oh mais serait-ce un placard à balais que je vois là ? » ; « Et là, ne serait ce pas, par le plus grand des hasards l’infirmerie dans laquelle j’ai passé un peu plus de deux semaines ?? Non vraiment je ne savais pas du tout qu’elle se trouvait ici. ». Vous l’aurez compris, le temps libre de William était très bien utilisé et à des fins UTILES en plus de ça.

    Le plus grand ennemi de Will étant donc le temps, il décida de le tuer. Métaphoriquement parlant j’entends. A force de balades dans l’espace de la base, n’ayant pas encore osé s’aventurer dehors, le jeune homme reprit le chemin de la salle d’entrainement. Encore. C’était la quatrième fois cette semaine. Il fit un détour par les cuisines, y prit une pomme verte (oui le détail sans importance) avant de se remettre en route, réfléchissant aux possibilités qui s’offraient à lui désormais. Depuis son arrivée à la base, il avait appris que les enfants ne combattaient pas, qu’ils étaient protégés et…c’est tout.
    En vérité, il avait rencontré si peu de personne qu’il savait à peine le nécessaire pour survivre ici, mais on finirait bien par lui expliquer il n’en doutait pas. Pas de raison de s’inquiéter, du moins pour l’instant.

    William était de fort méchante humeur ce jour là, il avait ressassé des idées noires durant une bonne partie de la nuit et un rien suffirait à achever le peu de sociabilité qui lui restait. Aussi évita-t-il au maximum les lieux où se concentrait la populace, ce ne fut pas difficile. Arrivé à la salle d’entrainement il entendit des bruits pour le moins étranges (et totalement inhabituel pour lui), quelqu’un tapant dans une balle, ou quelque chose s’en approchant, avec une … un bidule.
    Cette personne y mettait beaucoup d’énergie d’après ce qu’il pouvait entendre. Etait-ce une bonne idée de le déranger ? Will ne voulait pas se prendre la balle en pleine tête, encore moins une raquette. Il hésita, fit quelque pas en direction de la salle, fit marche arrière, repartit… et cette fois ce fut la bonne, il entra prudemment dans la salle, toute mauvaise humeur envolée. Après tout, ce n’était pas ses petites pensées pessimistes qui allaient avoir raison de lui.

    Il reconnu tout de suite l’homme qui jouait, Olcàn MacBranain. Un homme impressionnant et qui, visiblement, n’était pas d’excellente humeur mais Will l’aimait bien. Il pesa l’espace d’une seconde le pour et le contre avant d’oser parler.


    « Tu détestes les balles en cuir ou juste celle-ci? »

    Loin d'être agressif, le ton du jeune homme était innocent, bien que connoté par une pointe de malice.

    « Non parce qu'on pourrait se poser la question. »

    D'ordinaire William vouvoyait ses ainés mais avec Olcàn, il voulait un mal fou. Allez savoir pourquoi. Ca devait être physionomique.
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Olcàn MacBranain
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MessageSujet: Re: Défoulement! [William]   Dim 11 Avr - 20:19

Bien que prit dans son jeu, l'Irlandais était aux aguets, puisqu'il avait entendu que quelqu'un était arrivé dans la salle d'entraînement, il attendait le moment ou l'intrus viendrait le déranger, ou en tous les cas, le voir jouer quelques secondes, pour voir qui partageait la pièce avec lui. C'était dans la nature humaine de se diriger vers ses semblables. Et tant qu'on finissait par le laisser tranquille, il ne voyait pas d'inconvénient à avoir du public quelques instants. Pourtant, la voix qui s'éleva dans la pièce, le fit s'arrêter et se retourner bien rapidement vers son propriétaire, un sourire amusé en coin se fit bien rapidement sur ses lèvres. Il l'avait reconnu avant même de le voir, William Queen, un p'tit jeune qu'ils avaient secourus alors que celui-ci était totalement perdu à quelques kilomètres de la base. Depuis, ils avaient comme liés un certain lien tous les deux, pis fallait bien l'avouer qu'il l'appréciait ce môme. Eveillé et plutôt intelligent, c'était toujours un plaisir que de passer un moment en sa compagnie.

- Mais qui voilà, Willy, mon pote! S'approchant du jeune et lui ébouriffant les cheveux sans même lui demander son avis. Geste d'affection qu'il avait toujours eu avec lui. Même si ça ne pouvait pas plaire au gamin. Je ne la déteste pas, ça serait presque une marque d'affection ce que je fais. Comment ça il se foutait de sa tronche? A peine voyons! C'était juste que rien que de se retrouver en sa compagnie, son humeur devenait meilleure, plus agréable. Il n'avait aucun grief avec Will', et donc, il n'avait aucun besoin de lui faire subir ses colères.

- Qu'est-ce qui t'amène dans le coin? Tu t'ennuies ferme par hasard?

Une chose assez courante chez les ados de la base. Ils ne pouvaient pas faire grand chose en-dehors de la base et c'était quand même assez rare qu'on ait besoin d'eux pour des tâches moins barbantes que la vaisselle ou la transmission des messages. Après tout, on voulait les préserver encore un peu, avant qu'ils ne commencent réellement à se mettre aussi en danger. Puisqu'une grande partie souhaitait entrer dans les forces armées. S'il était si bien au courant, c'était bien parce que pour qui voulait rejoindre l'un des groupes, il se devait de passer d'abord par les Green Bear et donc, Olcàn, comme pas mal d'autres, avaient le loisir d'assister à l'éducation des jeunes recrues, en y participant aussi d'ailleurs. Ce qui lui rappelait souvent les quelques années passées en compagnie de Caleb, il lui en avait fait voir de toutes les couleurs ce gamin, mais bon, c'était presque de bonne guerre entre eux. L'ancien SAS n'ayant jamais été réellement tendre avec lui.

Mais c'était ainsi que lui-même avait été entraîné et ça avait porté ses fruits. Certes, il en avait bavé, mais au moins, maintenant, il était capable d'agir dans presque n'importe quelle situation. Le terrain avait fignolé ses reflexes et le reste. Il estimait donc que l'expérience acquise ainsi était la meilleure et que s'il voulait que ses jeunes recrues survivent dans le milieu hostile dans lequel ils vivaient chaque jour, il fallait les entraîner à la dure.

Ce n'était pas encore le cas du jeune Queen, mais ça viendrait sûrement, s'il souhaitait intégrer l'une des forces armées de Niagara Fall's. Et il était bien évident que MacBranain serait ravi de le prendre sou son aile. En fait, il avait déjà un peu commencé et c'est du tac-o-tac qu'il lui lança avec enthousiasme:

- Tu connais le squash? S'essuyant d'un revers du bras le visage, avant de lui mettant une raquette dans la main, sans même attendre, au final une réponse. Tu verras, ça va te faire du bien de te dépenser un peu. Un vrai paternel. L'objectif est simple, prendre le point à l'autre. Tout en sachant que la balle ne peut rebondir qu'une seule fois sur le sol et doit obligatoirement toucher le mur qui est en face de nous. Elle peut toucher sans problème ceux qui sont de côtés. Sans pour autant passé au-dessus des lignes que j'ai dessinée à l'arrache sur les murs. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, n'est-ce pas? Tout sourire. Si je sers et que je gagne, je marque le point. Par contre, si tu sers et que je gagne, je prends le service sans marquer et ainsi de suite. Le premier à 9 remporte le set. Prêt?

Comment ça, il lui mettait la pression? A peine voyons! C'était juste pour le réveiller un peu! Et encore une fois, sans attendre, il avait déjà tapé dans la balle qui allait s’écraser dans le mur et revenait bien vite vers le jeune homme. On allait voir s’il avait un tant soit peu de réflexe de survie.
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MessageSujet: Re: Défoulement! [William]   Jeu 22 Avr - 20:35

[HJ: Je suis vraiment désolé pour le retard, j'avais une grosse panne Gêné]

    Olcàn lui ébouriffa les cheveux, comme à son habitude. Est-ce que Will aimait ça ? C’est une bonne question. La seule chose qu’il pouvait dire c’est qu’Olcàn avait avec lui une attitude qu’il ne connaissait pas. Comment la qualifier ? Affective oui, sans doute, mais après…
    Willy eut une moue boudeuse et tenta de se recoiffer, tant bien que mal, tenant sa pomme d’une main. C’était plus une question d’orgueil qu’une question de coiffure en vérité, le jeune homme ne s’était même pas coiffé ce matin, alors…


    « Une marque d’affection ? Tu serais sadique ? »

    Le jeune homme arqua un sourcil d’un air amusé. Bien sur Olcàn se fichait de lui, alors pourquoi ne pas entrer dans son jeu ? C’était plutôt drôle. Et puis il avait du mal à imaginer Olcàn en sadique, cette vision lui était particulièrement drôle, d’autant qu’il était sans doute, avec Duncan, celui qui était le plus sympa avec Will depuis son arrivée. Mais il est vrai qu’il ne faut pas se fier aux apparences, peut-être l’irlandais était-il un sadique tout au fond de lui-même.
    Et Olcàn de lui demander ce qu’il faisait par ici, et s’il s’ennuyait.


    « Mince ! Ca se voit tant que ça ? »

    Ou alors était-ce si prévisible ? Will aurait bien le temps de se poser la question plus tard, quand il serait à nouveau seul et sans occupation. Ca arriverait bien assez vite.

    Will se demanda ce qui avait mis Olcàn de si mauvaise humeur. Oh bien sur, avec lui l’Irlandais était très sympathique et avait l’air d’excellente humeur mais le jeune homme avait entendu les coups de raquette violents avant même de voir Olcàn, hors, même de la part de quelqu’un de très énergique, ces coups étaient trop brusques pour venir d’une personne dont le moral était au beau fixe. Willy pouvait-il lui poser la question ou risquait-il d’enfoncer le couteau dans la plaie en en parlant ?
    Beaucoup de choses se produisaient dans cette base, des gens revenaient blessés ou ne revenaient pas du tout.
    Avant que le jeune homme n’ait pu se décider Olcàn lui fourra une raquette dans la main (la main libre, l’autre tenant la pomme qu’il n’avait toujours pas entamée).
    Le squash ? Quésaco ? Il n’eut même pas besoin de lui poser la question, l’homme lui expliqua ce qu’il en était. Bon ça n’avait pas l’air trop compliqué mais il n’avait plus joué à un jeu de raquette depuis ses sept ans. Il ne voulait pas décevoir Olcàn qui jouait bizarrement le rôle de mentor.
    Will avait la mauvaise habitude se perdre dans ses pensées et ce fut le bruit de la balle rebondissant contre le mur qui le réveilla. La balle fonçait vers lui. Il avait une pomme et une raquette, que faire ? Lancer la pomme ou taper avec la raquette ? Raquette, pomme, raquette, pomme.
    Choix cornélien.

    Il frappa dans la balle avec la raquette au dernier moment la renvoyant (la balle, pas la raquette) contre le mur. Ouf, il avait fait le bon choix.
    Il adopta un ton railleur :


    « C’est pas comme ça que t’arriveras à me tuer.»

    Il lança un regard amusé à l’Irlandais avant de repenser aux causes de sa mauvaise humeur, le dévisageant sans le savoir. Il prit son courage à deux mains.

    « Quelque chose ne va pas ? »

    Ce n'était peut-être pas la chose à faire. Olcàn était quand même armé d'une raquette, qui sait ce qui pouvait arriver. Mais tant pis, Will aidait des gens qu'il ne connaissait même pas, il pouvait bien essayer de soulager un ami pour une fois.
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